Scolariser les enfants présentant des troubles envahissants du ...

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Ressources d'accompagnement ducatifScolariser les enfants prsentant des troubles envahissants du dveloppement (TED) et des troubles du spectre autistiqueCes documents peuvent tre utiliss et modifis librement dans le cadre des activits d'enseignement scolaire, hors exploitation commerciale.Toute reproduction totale ou partielle dautres fins est soumise une autorisation pralable du Directeur gnral de lenseignement scolaire.La violation de ces dispositions est passible des sanctions dictes larticle L.335-2 du Code la proprit intellectuelle.Aot 2012 MEN/DGESCO http://eduscol.education.fr/Personnalisation des parcoursduSCOLMinistre de lducation nationale (DGESCO) Aot 2012 Scolariser les enfants prsentant des troubles envahissants du dveloppement (TED) et des troubles du spectre autistique http://eduscol.education.fr/ Sommaire Sommaire ................................................................................................................................................ 1 Cadre gnral de la scolarisation des lves handicaps ...................................................................... 2 1. La rglementation en matire de scolarisation .......................................................................... 2 2. Le livret personnel de comptences pour les lves en situation de handicap......................... 2 3. Les amnagements dexamens ................................................................................................. 3 Les acteurs de la mise en uvre de la scolarisation .............................................................................. 3 1. Les parents................................................................................................................................. 3 2. Lenseignant rfrent pour la scolarisation des lves handicaps........................................... 3 3. Le mdecin de lducation nationale .......................................................................................... 3 4. Linfirmire scolaire..................................................................................................................... 4 5. Les personnels chargs de laide humaine................................................................................ 4 Des parcours de formation personnaliss............................................................................................... 5 1. Le projet personnalis de scolarisation (PPS) ........................................................................... 5 2. Les partenaires extrieurs.......................................................................................................... 6 3. Les Services dducation et de Soins Spcialiss Domicile (SESSAD)................................ 6 4. tablissements mdico-sociaux ou sanitaires............................................................................ 6 Troubles envahissants et troubles du spectre autistique ........................................................................ 6 1. Dfinition..................................................................................................................................... 6 2. Les amnagements pdagogiques ............................................................................................ 7 Les valuations ................................................................................................................................ 7 La mise en uvre ............................................................................................................................ 7 Prsentation du syndrome dAsperger .................................................................................................. 12 Les mthodes ducatives et comportementales................................................................................... 13 Les mthodes relevant dune approche globale................................................................................ 13 1. La mthode TEACCH .......................................................................................................... 13 2. LABA ................................................................................................................................... 15 Adaptation aux contextes scolaires................................................................................................ 16 Les mthodes centres sur le langage et la communication............................................................. 17 3. PECS.................................................................................................................................... 17 Adaptation aux contextes scolaires................................................................................................ 18 4. Makaton................................................................................................................................ 18 Ressources............................................................................................................................................ 19 Glossaire................................................................................................................................................ 21 Ministre de lducation nationale (DGESCO) Page 2 sur 21 Scolariser les enfants prsentant des troubles envahissants du dveloppement (TED) et des troubles du spectre autistique http://eduscol.education.fr/ Cadre gnral de la scolarisation des lves handicaps La scolarisation est un droit pour tous, inscrit pour ce qui concerne les lves handicaps dans la loi 2005-102 du 11 fvrier 2005 pour lgalit des droits et des chances, la participation et la citoyennet des personnes handicapes. Ltablissement de rfrence est celui o est scolaris chaque lve du secteur de recrutement, sauf dans le cas o une notification dorientation dans un dispositif spcifique a t mise par la commission des droits et de lautonomie des personnes handicapes (CDAPH). 1. La rglementation en matire de scolarisation La scolarisation des lves handicaps constitue une priorit nationale. Dans ce domaine, des progrs considrables ont t accomplis depuis plusieurs annes et notamment depuis la publication et la mise en uvre des textes dapplication de la loi du 11 fvrier 2005. En raffirmant le droit la scolarisation de tous les enfants et adolescents handicaps et en introduisant la notion de parcours de formation , cette loi a profondment modifi lesprit, les procdures et la dfinition des rles de chacun. Elle renforce les actions en faveur de la scolarisation des lves handicaps. Elle affirme le droit pour chacun une scolarisation en milieu ordinaire au plus prs de son domicile et un parcours scolaire continu et adapt. Les notions daccessibilit et de compensation sont les deux piliers de la loi. Chaque cole, chaque collge ou lyce a ainsi vocation accueillir, sans discrimination, les lves handicaps (art. L. 351-1 du code de lducation). Afin que lui soit assur un parcours de formation adapt, chaque enfant, adolescent ou adulte handicap a droit une valuation de ses comptences et de ses besoins par l'quipe pluridisciplinaire de la maison dpartementale des personnes handicapes (MDPH). En fonction des rsultats de cette valuation, il est propos chacun un parcours de formation qui fait l'objet d'un projet personnalis de scolarisation (PPS). Pour le cas o une famille naurait pas saisi la MDPH dans un dlai de quatre mois aprs envoi de lavis de lquipe ducative, informant que la situation de llve devrait faire lobjet dune valuation de lquipe pluridisciplinaire, le directeur acadmique des services de lducation nationale (DASEN) en informe la MDPH, en application de larticle 5 du dcret 2005-1752 du 30/12/2005. 2. Le livret personnel de comptences pour les lves en situation de handicap Les objectifs dapprentissage reposent, pour tous les lves, sur les programmes scolaires en vigueur et sur le "socle commun de connaissances et de comptences". Dans ce cadre, le livret personnel de comptences (LPC) a une double fonction : outil institutionnel attestant la matrise des sept comptences du socle commun, il est aussi un outil pdagogique au service du suivi personnalis des lves. La personnalisation des parcours des lves en situation de handicap devra prendre appui sur cet outil de suivi et daide la validation des paliers du socle commun. Les connaissances et comptences des paliers 1 et 2 non valides l'issue de l'cole primaire sont nouveau travailles et values au collge. De mme, si ncessaire, le LPC continue tre rempli et les comptences valides par les quipes enseignantes en lyce, ou au sein dune unit denseignement, en section d'initiation et de premire formation professionnelle (SIPFPRO), ou par les formateurs en centre de formation d'apprentis. Le LPC inclut galement les attestations et certifications dlivres au cours de la scolarit obligatoire : lattestation de premire ducation la route dans les coles maternelles et lmentaires (APER), le brevet informatique et internet cole et Collge (B2i), les attestations de scurit routire premier et second niveaux (ASSR), le certificat Prvention et secours civiques de niveau 1 (PSC1). Un bilan personnalis est propos aux lves bnficiant dun amnagement de scolarit dans le cadre dun PPS et ne matrisant pas le palier 2 du socle commun la fin de la scolarit. Ce bilan pourra donner lieu la dlivrance dune attestation de comptences (Dcret n2005-1013 du 24.08.2005). Elle sera prise en compte dans l'obtention du certificat de formation gnrale (CFG) qui garantit lacquisition des comptences du palier 2 du socle commun de connaissances et de comptences. Ce certificat de formation gnrale constitue la premire tape pour lobtention ultrieure dun certificat daptitude professionnelle (CAP). http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000456016&dateTexte=&categorieLien=idhttp://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000456016&dateTexte=&categorieLien=idhttp://eduscol.education.fr/cid47660/scolarite-et-handicap.htmlhttp://eduscol.education.fr/cid47660/scolarite-et-handicap.htmlhttp://www.social-sante.gouv.fr/espaces,770/handicap,775/dossiers,806/les-maisons-departementales-des,1087/l-organisation-des-mdph,7546.htmlhttp://www.education.gouv.fr/cid2770/le-socle-commun-de-connaissances-et-de-competences.html/http://www.education.gouv.fr/cid2770/le-socle-commun-de-connaissances-et-de-competences.html/http://www.education.gouv.fr/bo/2005/31/MENE0501630D.htmhttp://www.education.gouv.fr/bo/2005/31/MENE0501630D.htmhttp://www.education.gouv.fr/cid52842/mene1019034c.htmlMinistre de lducation nationale (DGESCO) Page 3 sur 21 Scolariser les enfants prsentant des troubles envahissants du dveloppement (TED) et des troubles du spectre autistique http://eduscol.education.fr/ 3. Les amnagements dexamens Pour garantir l'galit des chances entre les candidats aux examens ou concours, des amnagements aux conditions de passation des preuves orales, crites, pratiques ou de contrle continu sont prvus, si la situation de llve handicap le justifie (art. L.112-4 du code de lducation). Ceux-ci concernent tous les examens et concours organiss par le ministre de lducation nationale et le ministre de lEnseignement suprieur ou par des tablissements ou services dpendant de ces ministres. Ils peuvent sappliquer toutes les formes dpreuves de ces examens, quel que soit le mode dvaluation (notamment : preuves ponctuelles, partiels, contrle continu, contrle en cours de formation, entretien) et quelles que soient les modalits dacquisition du diplme (y compris par validation des acquis de lexprience). Il faut pour cela se procurer et renseigner un formulaire de demande d'amnagement, ds le dbut de l'anne scolaire o llve passera son examen ou concours. Un mdecin, dsign par la CDAPH, rend ensuite un avis dans lequel il peut proposer des amnagements en fonction des besoins : augmentation du temps des preuves, utilisation d'un matriel spcialis, mise en place d'un secrtariat, conservation des notes, etc. L'administration qui organise l'examen ou le concours dcide des amnagements accords, partir des propositions du mdecin, et les met en place dans la mesure des possibilits offertes par la rglementation. Pour les lves handicaps, il est primordial que soient anticips les demandes damnagement dexamen en lien avec le projet dorientation professionnelle, afin de rechercher les meilleures solutions et dviter ainsi des situations de rupture. Les acteurs de la mise en uvre de la scolarisation 1. Les parents Llaboration et la mise en uvre de projets pdagogiques efficaces et signifiants pour les lves handicaps doivent sappuyer sur la collaboration des parents, qui connaissent le trouble de leur enfant et ont sans doute dj mis en place des moyens pour laider grer ses difficults. Associer les parents, premiers ducateurs de lenfant, au processus de planification du projet sert non seulement favoriser la russite scolaire de llve, mais aussi crer un climat de confiance, propice aux apprentissages. La relation parents-cole repose sur la comprhension mutuelle du point de vue et de la ralit de chacun. Il est donc important que les parents aient une bonne comprhension du projet scolaire qui est propos leur enfant, et de la faon dont chaque classe doit rpondre aux besoins de tous les lves. 2. Lenseignant rfrent pour la scolarisation des lves handicaps Lenseignant rfrent a pour mission dassurer la mise en uvre du PPS. Il veille la cohrence des actions et leur continuit. Son rle est particulirement important lors des changements de lieu ou de mode de scolarisation, afin dviter les ruptures dans les prises en charge ou les adaptations pdagogiques. Il est comptent pour les lves handicaps du premier et du second degr, y compris les lves de lenseignement suprieur scolariss en lyce (Brevet de Technicien Suprieur, Classe Prparatoire aux Grandes Ecoles)... 3. Le mdecin de lducation nationale Le mdecin, en sa qualit de rfrent en matire de sant, a un rle spcifique de conseiller technique en prvention individuelle et collective auprs des inspecteurs de l'ducation nationale, des directeurs d'cole, des chefs d'tablissement et de la communaut ducative de son secteur d'intervention, des jeunes scolariss et de leurs parents. Ses missions rpondent aux objectifs essentiels de la sant en milieu scolaire en particulier : favoriser avec les autres personnels les apprentissages et la russite scolaire ; porter une attention particulire aux lves en difficult ; favoriser linclusion scolaire des jeunes handicaps et des jeunes atteints de maladies chroniques. http://eduscol.education.fr/pid24305-cid52443/candidats-handicapes-tous-examens.htmlhttp://eduscol.education.fr/pid24305-cid52443/candidats-handicapes-tous-examens.htmlhttp://eduscol.education.fr/pid23238-cid47718/le-champ-d-application-du-ccf.htmlhttp://eduscol.education.fr/pid23238-cid47718/le-champ-d-application-du-ccf.htmlhttp://www.education.gouv.fr/bo/2006/32/MENE0601976A.htmhttp://www.education.gouv.fr/bo/2001/special1/default.htmMinistre de lducation nationale (DGESCO) Page 4 sur 21 Scolariser les enfants prsentant des troubles envahissants du dveloppement (TED) et des troubles du spectre autistique http://eduscol.education.fr/ Pour mener bien ces missions, diffrents modes dintervention sont sa disposition : Il a accs au carnet de sant personnel de l'enfant et la fiche de liaison institue par l'arrt interministriel du 18 aot 1997 transmise par les services de la protection maternelle et infantile (PMI), ce qui lui permet de prendre connaissance du diagnostic port par le mdecin traitant ou le mdecin de la PMI. En cas de pathologie, il peut ainsi dterminer les consquences sur la scolarit de l'lve et les amnagements qu'il convient d'apporter. II suit le jeune tout au long de sa scolarit et favorise son adaptation lcole. Il collabore dans son secteur d'activit avec les divers partenaires institutionnels, les relais et les rseaux environnementaux. Il assure le diagnostic des troubles prsents par les lves qui lui sont signals par les infirmiers(re)s ou tout membre de l'quipe ducative et oriente vers le mdecin traitant ou les services de soins de proximit. Il en assure le suivi. Il est le spcialiste du bilan spcifique permettant de poser le diagnostic mdical devant les difficults dapprentissage scolaire, de prescrire les aides adquates et den assurer le suivi.. 4. Linfirmire scolaire La mission des infirmiers (re)s de l'ducation nationale s'inscrit dans la politique gnrale de l'ducation nationale pour promouvoir la russite des lves et des tudiants ; elle concourt cet objectif par la promotion de la sant des jeunes et participe plus largement la politique du pays en matire de prvention et d'ducation la sant. Ces missions rpondent aux objectifs essentiels de la sant l'cole, en particulier : favoriser les apprentissages, le projet personnel et la russite scolaire de l'lve, et veiller son bien-tre et son panouissement ; aider l'lve construire son projet personnel et professionnel en collaboration avec les enseignants, les conseillers principaux d'ducation, les conseillers d'orientation psychologues, les assistant(e)s de service social et les mdecins, chacun dans son champ de comptence ; porter une attention particulire aux lves en difficult ; favoriser linclusion scolaire des jeunes handicaps et des jeunes atteints de maladies chroniques. 5. Les personnels chargs de laide humaine La scolarisation nest pas lie lattribution par la CDAPH dune aide humaine, ni laffectation par le ministre de lducation nationale dun personnel charg de cette aide. Le temps de scolarisation de llve nest pas corrl au temps daccompagnement. En consquence, sauf accord de la famille ou dcision du directeur acadmique des services de lducation nationale (DASEN) aprs consultation du mdecin de lducation nationale, on ne saurait refuser la scolarisation dun lve ce motif ni demander la famille de garder llve au domicile en cas dabsence de la personne charge de laide. Il convient donc danticiper cette situation et de prvoir une organisation adapte qui permette llve handicap de tirer le meilleur parti de sa scolarit. Laide humaine peut tre mutualise ou individuelle et se dcline selon les trois grands domaines dactivits de llve que sont les actes de la vie quotidienne, les activits dapprentissage et les activits de la vie sociale et relationnelle. La personne charge de laide humaine participe la mise en uvre du PPS de llve. Dans ce cadre, elle peut tre amene assister certaines runions, notamment aux quipes de suivi de la scolarisation. http://www.education.gouv.fr/bo/2001/special1/default.htmhttp://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000026221102&dateTexte=&categorieLien=idMinistre de lducation nationale (DGESCO) Page 5 sur 21 Scolariser les enfants prsentant des troubles envahissants du dveloppement (TED) et des troubles du spectre autistique http://eduscol.education.fr/ Des parcours de formation personnaliss La majorit des enfants handicaps peut suivre un parcours de scolarisation avec des adaptations plus ou moins importantes. Les lves peuvent tre scolariss soit en milieu ordinaire (classes ordinaires ou classes spcialises), soit en unit denseignement dun tablissement mdico-social. Pour certains jeunes, le parcours scolaire peut se drouler de la maternelle au lyce, parfois jusqu luniversit. Lorsquune scolarisation temps plein nest pas possible dans une cole ou un tablissement scolaire, llve handicap peut tre amen frquenter, temps plein ou temps partag un tablissement mdico-social, qui permettra de rpondre ses besoins spcifiques. 1. Le projet personnalis de scolarisation (PPS) Le parcours scolaire de chaque lve handicap fait lobjet dun projet personnalis de scolarisation (PPS). labor par lquipe pluridisciplinaire de la maison dpartementale des personnes handicapes (MDPH) partir des besoins identifis, il vise organiser la scolarit de llve qui en bnficie (article L112-2 du code de lducation). Il prcise les actions pdagogiques, psychologiques, ducatives, sociales, mdicales et paramdicales en y associant les professionnels du secteur mdico-social et ceux de lducation, en lien troit avec llve et sa famille. Il sagit de privilgier, chaque fois que possible, la scolarisation en milieu ordinaire la plus proche du domicile du jeune. Le PPS dfinit les modalits de droulement de la scolarit en prcisant : la qualit et la nature des accompagnements ncessaires, notamment thrapeutiques ou rducatifs ; les activits de la personne charge de laide humaine, sil y a une dcision en ce sens ; lutilisation dun matriel pdagogique adapt, sil y a une dcision en ce sens ; les amnagements pdagogiques. Le contenu du PPS est volutif par nature, il est rgulirement rajust. Il constitue un carnet de route pour lensemble des acteurs, contribue la scolarisation de llve et son accompagnement et permet dassurer la cohrence et la continuit du parcours scolaire. Il faut cependant rappeler quil na aucune lgitimit pour afficher une dcision de dispense denseignement dune ou plusieurs matires. Une quipe de suivi de la scolarisation (ESS) facilite la mise en uvre du PPS et assure, pour chaque lve handicap, un suivi attentif et rgulier. C'est l'enseignant rfrent, interlocuteur privilgi des parties prenantes du projet, qui veille la continuit et la cohrence de la mise en uvre du PPS. Le document de mise en uvre du PPS est un outil rdig par lquipe pdagogique et soumis lE.S.S. Il oprationnalise le projet personnalis de scolarisation, qui simpose tous. Il vise expliciter prcisment et de manire partage entre les diffrents acteurs de la scolarisation de llve les objectifs et les modalits de la scolarisation, pour une anne scolaire. Ce document doit tre utilis quel que soit le mode de scolarisation de llve. En cas de scolarisation partage entre diffrents lieux scolaires (par exemple IME et cole lmentaire, IME et ULIS ), cest lquipe pdagogique qui scolarise llve sur le temps le plus important qui sera amene rdiger le document de mise en uvre du PPS. http://www.education.gouv.fr/cid24428/mene0903289a.htmlhttp://www.education.gouv.fr/bo/2006/32/MENE0602187C.htmhttp://www.education.gouv.fr/bo/2006/32/MENE0602187C.htmMinistre de lducation nationale (DGESCO) Page 6 sur 21 Scolariser les enfants prsentant des troubles envahissants du dveloppement (TED) et des troubles du spectre autistique http://eduscol.education.fr/ 2. Les partenaires extrieurs Llve en situation de handicap relve ou bnficie souvent de prises en charge qui peuvent avoir lieu dans les locaux scolaires ou lextrieur. En effet, selon la nature et la svrit du trouble, un accompagnement global et pluridisciplinaire est ncessaire et peut associer interventions ducatives coordonnes, orthophonie, soutien psychologique, psychomotricit, orthoptie Ces suivis peuvent tre effectus par un praticien libral ou en CAMSP, CMP, CMPP, rseaux ou centres spcialiss. Sur notification de la MDPH, les lves peuvent bnficier dun accompagnement par un tablissement ou service mdico-social. Il est trs important que lensemble des aides qui lui sont apportes soient coordonnes et que le travail de chaque intervenant sinscrive dans un projet densemble incluant la famille. Llve doit se sentir au centre dun rseau de professionnels qui changent rgulirement et coordonnent leurs efforts. Lenseignant doit apprendre travailler avec ces diffrents professionnels (mdecin et infirmire de lducation nationale, professionnels libraux ou exerants en centre de soins) et intgrer son travail dans le projet densemble dfini en quipe. Lchange avec les professionnels spcialiss lui assurera une meilleure connaissance de llve, de ses difficults, mais galement de ses comptences, acquises ou en voie dacquisition. 3. Les Services dducation et de Soins Spcialiss Domicile (SESSAD) Les SESSAD sont, dans le secteur mdico-social, la structure d'aide privilgie qui soutient l'inclusion scolaire. Ils interviennent dans le cadre du PPS auprs denfants et adolescents handicaps scolariss en milieu ordinaire ou dans un dispositif dinclusion collective (CLIS, ULIS). Les accompagnements peuvent aussi se drouler au sein de leurs locaux ou lextrieur. Ils ont pour missions dapporter, en lien avec la famille et les partenaires concerns, un soutien et un accompagnement personnalis la scolarisation et lacquisition de lautonomie des jeunes handicaps. 4. tablissements mdico-sociaux ou sanitaires Chaque fois que la situation de l'enfant ou de l'adolescent le ncessite, en concertation avec la famille et aprs valuation de lquipe pluridisciplinaire de la MDPH, l'orientation vers un tablissement mdico-social peut tre dcide par la CDAPH. Dans certains cas, la possibilit dun accompagnement par un tablissement de sant peut tre propose. Les modalits de scolarisation adaptes sont alors mises en uvre. Ainsi, le parcours de formation d'un jeune handicap au sein de ces tablissements peut se drouler temps plein ou temps partiel. Ces modalits s'inscrivent dans le cadre du projet personnalis de scolarisation (PPS). Troubles envahissants et troubles du spectre autistique 1. Dfinition Les troubles envahissants du dveloppement et les troubles du spectre de lautisme recouvrent un ensemble de syndromes regroups dans la classification internationale des maladies (CIM 10) sous le terme de troubles envahissants du dveloppement (TED). Ces syndromes sont varis, dans les manifestations cliniques (nature, frquence et intensit), les troubles associs, lge du dbut des troubles spcifiques ou leur volution. Ils se caractrisent nanmoins tous par : une atteinte qualitative importante et prcoce du dveloppement des interactions sociales et de la communication, la prsence de comportements rptitifs et dintentionnalits restreintes, un traitement slectif et squentiel des informations et des affrences sensorielles, que lindividu coordonne parfois avec difficult. Cliniquement, la triade autistique caractrise les troubles envahissants du dveloppement : Un dficit des interactions sociales, de la communication et des particularits des intrts et des activits qui entravent le dveloppement de lenfant et engendrent, sa vie durant, des handicaps svres et lourds de consquences pour lui-mme et la vie familiale. http://www.ac-versailles.fr/public/jcms/p1_11170/parcours-de-formation-des-eleves-handicapeshttp://media.education.gouv.fr/file/ASH/57/5/guide_eleves_autistes_130575.pdfMinistre de lducation nationale (DGESCO) Page 7 sur 21 Scolariser les enfants prsentant des troubles envahissants du dveloppement (TED) et des troubles du spectre autistique http://eduscol.education.fr/ Lhtrognit du dveloppement est caractristique chez les lves avec TED et est lorigine dune dyssynchronie des champs cognitifs, instrumentaux et de la communication. Lautisme est diffrent de la dficience mentale. Cependant, il peut y avoir un retard mental associ. Sa prvalence varie selon le type de TED. Daprs ltat des connaissances sur lautisme publi par la Haute Autorit de Sant, une ducation prcoce et trs structure amliore les acquisitions de lenfant autiste et contribue son autonomie. Cependant, le trs large spectre des troubles et des handicaps quils engendrent ne permet pas dtablir une rgle ducative unique pour tous. Ces travaux ont confirm, pour les lves qui peuvent en bnficier, tout lintrt dune scolarisation ds lcole maternelle qui offre, dans bien des cas, lenfant prsentant un syndrome autistique ou des troubles envahissants du dveloppement, des chances de dveloppement langagier et socital optimal. 2. Les amnagements pdagogiques Les valuations Les valuations mises en place par lenseignant constituent un outil permettant de dfinir des objectifs pdagogiques inscrits dans le PPS. Elles sont un moyen efficace de mettre en uvre des stratgies pdagogiques oprantes qui fournissent aux enseignants des repres pour comprendre les types d'erreurs commises par llve handicap afin de le soutenir dans ses progrs, daugmenter sa motivation et sa confiance en lui. Pour les lves prsentant des troubles des conduites et des comportements, les valuations peuvent prendre la forme dobservations cibles, de questionnaires ( loral, QCM, informatiss) de dicte ladulte ou toute autre forme susceptible de renseigner lenseignant sur les comptences de llve dans le cadre du socle commun de connaissances et de comptences. Il faut veiller ce que llve ait accs la comprhension des consignes et ladaptation des supports ses besoins. La mise en uvre Les enseignants se sentent souvent dmunis lorsquils doivent scolariser un lve handicap. Il ny a pas de rponse commune tous, chaque enfant est unique. Linclusion dun lve handicap dans sa classe ne signifie pas quil faille changer compltement sa faon denseigner. Cependant, cela implique des amnagements. De ce fait, cet lve peut tre peru comme ayant un statut privilgi. Les troubles inhrents aux enfants avec TED conduisent lenseignant avoir des attitudes, des stratgies pdagogiques spcifiques (diffrentes de ses pratiques habituelles). Devant cette situation, il parat souhaitable de prparer larrive de cet lve en expliquant aux lves de la classe, et avec laccord de llve concern et sa famille, quelles sont ses particularits, en insistant sur le trouble de la communication (altration de la comprhension orale et de lexpression) et sur la difficult se socialiser. Les enfants accepteront plus facilement la diffrence et un systme de tutorat pourra se mettre en place. La qualit de laccueil et de lenvironnement permettra llve avec TED de sadapter au rythme commun, dajuster au mieux ses conduites par le biais des identifications notamment. Il sagira de prsenter cette initiative comme un change, car llve avec TED dispose de comptences dont peuvent bnficier ses pairs. La prsence dun lve handicap dans la classe amnera tous les lves poser un autre regard sur la diffrence. Ils trouveront l loccasion dexercer leur esprit civique, dapprendre la solidarit, le respect de lautre. Lenseignant devra fixer un cadre de travail dans lequel llve avec TED pourra se reprer, et acqurir des habitudes. Des adaptations sont galement ncessaires tant sur le plan pdagogique que sur le plan technique. Pour scolariser un enfant handicap, lenseignant va devoir : adapter et sadapter (pratiques de classe, les situations proposes) ; diffrencier sans exclure ; valuer (rechercher les potentialits) pour ajuster ce quil va proposer llve ; appuyer sa dmarche pdagogique et didactique sur les lments de mise en uvre du projet personnalis de scolarisation (PPS), dfinis lors de lquipe de suivi de scolarisation ; savoir recueillir et prendre en compte les informations transmises par les personnes ayant une connaissance de lenfant, particulirement celles manant de la famille. http://www.banqoutils.education.gouv.fr/recherche/rechmultia.phpMinistre de lducation nationale (DGESCO) Page 8 sur 21 Scolariser les enfants prsentant des troubles envahissants du dveloppement (TED) et des troubles du spectre autistique http://eduscol.education.fr/ Voici quelques exemples dadaptations : ces outils et amnagements pdagogiques doivent tre personnaliss et correspondre aux besoins de llve, ses capacits et ses attentes. Il ne sagit pas de les appliquer dans leur totalit. Mode de fonctionnement particulier Consquences Amnagements Troubles de la relation et des interactions sociales Difficult comprendre la pense des autres Difficults dcoder les motions et expressions Difficult ajuster son contact oculaire (regard fuyant, fugace ou transperant) Difficults attribuer des tats mentaux soi-mme et aux autres : pouvoir prdire ce que lautre pense, attend, espre, va faire Difficults entrer dans des jeux avec ses pairs et comprendre les rgles de jeux Difficults comprendre et se servir des codes sociaux et conventionnels Respect des rgles acquises Pas de mensonge, ne triche pas Insuffisance faire preuve de sens critique et donc manipulable Spontanit : dis ce quil pense en toute circonstance Tendance sisoler et tre rejet par les autres Difficults entrer dans les jeux symboliques Absence de rciprocit et dajustement dans les situations sociales (manque dattention conjointe, de partage des intrts dautrui et dempathie) Incapacit respecter son tour Accompagner lors des jeux collectifs ou des supports faisant appel limaginaire (faire comme, histoires lues ou racontes, mthodes dapprentissage, jeux du chat et de la souris) Expliciter les rgles des jeux collectifs Poursuivre les accompagnements adapts sur les temps informels ou hors la classe et tre particulirement vigilant sur les rcrations (risques dinstrumentalisation, de maltraitance ou de harclement) Prsenter la situation aux autres lves, en leur expliquant que llve avec TED ne fait pas preuve dune attitude de rejet leur gard, mais quil sagit dune raction un trouble particulier Rendre les rgles de vie de la classe et de lcole, les codes sociaux (mme les plus vidents) accessibles en les explicitant de manire systmatique, verbalement, et /ou laide de supports visuels adapts au niveau de comprhension de lenfant : photos, images, pictogrammes, vidos Permettre llve dapprendre progressivement attendre son tour avec laide de ladulte, sur des temps trs courts au dbut et bien dfinis, que lon allongera de manire trs progressive Rechercher avec lenfant et ses camarades des faons dentrer en contact Lui expliquer / lui montrer quels sont les contacts physiques appropris, et comment manifester sa sympathie un adulte ou un camarade de manire adapte Nommer les motions de llve lui-mme lorsquil en exprime Donner la possibilit lenfant de sapproprier les jeux ou le matriel de manire individuelle, en dehors des temps habituels (car il a peut-tre besoin dun temps dexploration plus long) Ministre de lducation nationale (DGESCO) Page 9 sur 21 Scolariser les enfants prsentant des troubles envahissants du dveloppement (TED) et des troubles du spectre autistique http://eduscol.education.fr/ Mode de fonctionnement particulier Consquences Amnagements Troubles de la communication Absence de langage oral pour une majorit des jeunes enfants scolariss Si le langage merge, il arrive tardivement (sauf dans le cas des enfants Asperger) Il peut durablement manquer dintelligibilit (au plan phontique) Il peut tre insuffisamment spontan Il nest pas toujours utilis de faon fonctionnelle (il nest pas adress lautre) Absence ou faible utilisation dautres moyens de communication non verbale : regard, mimique, gestes, pointage Difficults souvent associes dimitation Compensation par le visuel : capacit de traitement de mmorisation visuelle, souvent suprieure la norme Incapacit durable se faire comprendre des autres et comprendre ce quon dit ou demande, ce qui peut gnrer dimportants troubles du comportement Pas ou peu dinitiative dans la communication cholalies immdiates ou diffres (usage strotyp et rptitif du langage) Nologismes (cration de mots ou dexpressions) Inversion pronominale : tu ou il la place du je Langage idiosyncrasique (usage des mots qui sont propres llve) Utiliser des images pour aider la communication Crer les conditions de pointage du doigt et accepter ce mode de communication Utiliser les aides visuelles : photos, dessins, vidos et les moyens de communication non verbaux dj en place (classeur PECS, pictogrammes), quels quen soient les supports (classeur ou tablette numrique) Aider llve accepter progressivement le contact oculaire, accepter quun enfant ne regarde pas ncessairement pour comprendre Relayer le travail ralis par les partenaires autour du dcodage et de linterprtation des expressions faciales, du langage corporel, des gestes, des inflexions de la voix https://sites.google.com/site/autiste974lenouvelecolier/ressources/le-classeur-pecshttp://www.autisme-loire.com/images/picto.pdfMinistre de lducation nationale (DGESCO) Page 10 sur 21 Scolariser les enfants prsentant des troubles envahissants du dveloppement (TED) et des troubles du spectre autistique http://eduscol.education.fr/ Mode de fonctionnement particulier Consquences Amnagements Troubles cognitifs Rigidit mentale Difficult transfrer les acquisitions dans un autre concept Difficult de conceptualisation Limitation des laborations imaginaires Difficult planifier, contrler, organiser son action et son comportement Absence ou apparition tardive des jeux de faire semblant Difficults daccs au symbolique, comprhension littrale des messages (humour, mots abstraits, double sens des mots) Intrt particulier pour les dtails Stabilit des apprentissages Capacits daller au bout dun travail fastidieux Grande prcision dans les dtails Difficult dadaptation, ne garde pas les connaissances en dehors du lieu o du contexte o elles ont t acquises Besoin dun temps de latence pour comprendre ce qui lui est demand Tendance la ritualisation Peu de prise dinitiative Hypersensibilit aux stimuli visuels et sonores donc aura des difficults de concentration Incapacit demander de laide, car il ne ralise pas quil en a besoin Difficult de comprhension de ce quon attend de lui surtout si lon utilise des sous-entendus, des expressions toutes faites, des consignes implicites Ide fixe souvent par un seul sujet. (Ex ; les dates), ce qui peut en faire des experts dans un domaine Faire varier ds le dbut des apprentissages, les matriels, les personnes, lieux et les moments Demander la personne charge de laide humaine individuelle dexpliciter le lien entre les diffrents moments ou exercices afin de permettre le transfert des acquis Utiliser un vocabulaire concret, prcis et adquat dans les consignes Structurer lemploi du temps et les activits scolaires pour apporter llve une certaine prvisibilit et des repres temporels stables Construire pour llve des outils spcifiques destins lui permettre de grer son temps, de sy reprer, danticiper : mise en place (ds le dbut de lanne scolaire) dun emploi du temps visuel prsentant de manire chronologique lensemble des activits prvues pour la journe de classe, sous forme de photos, dimages et/ ou dcrits en fonction de lge Prparer lenfant tout changement, toute nouveaut dans lemploi du temps de la classe ou dans les activits en lui expliquant verbalement et en utilisant des supports visuels (photos, emploi du temps visuel ou crit) Amnager, si possible, lenvironnement pour rduire au maximum les distractions : viter les lumires et les couleurs trs vives, les odeurs enttantes (produits de nettoyage, de peinture, de colle, odeurs de cuisine), les bruits de grincements (portes, chaises sur le sol) Utiliser si ncessaire des montres, des pendules, un minuteur ou un timer et permettre llve de sy rfrer rgulirement Squencer les tches, les dcomposer en sous-tche (notion de chronologie, de squence) Signifier limminence de la fin dune activit Eviter limplicite Donner des outils dorganisation (check liste, fiches outils.) Donner une consigne la fois viter lhumour, le double sens Ministre de lducation nationale (DGESCO) Page 11 sur 21 Scolariser les enfants prsentant des troubles envahissants du dveloppement (TED) et des troubles du spectre autistique http://eduscol.education.fr/ Mode de fonctionnement particulier Consquences Amnagements Particularits sensorielles et motrices Hyper et hypo sensibilit des sens Trouble du contact, frquent et variable Permet de renforcer la motivation de lenfant Refus du contact (dtre touch), ou le recherche systmatiquement et parfois de faon archaque (en flairant, lchant Diminuer les affrences sonores (grande sensibilit au bruit) Penser sa place dans la classe. Donner une place attribue, y compris en maternelle Ne changer lenfant de place quen cas de besoin. Prparer le changement de place Tenir compte des informations des parents sur la sensibilit de lenfantTroubles du comportement Intrt restreint Possibilit davoir un objet ftiche particulier Proccupations particulires pour des objets (boutons, bouchons...) Possibilit de mouvements corporels strotyps au niveau des mains (flapping) ou du corps tout entier Comportement dagressions sur soi ou sur les autres (automutilation) ou de destruction matrielle Contrle et rgulation motionnelle difficiles Intensit et dure des crises plus importantes que chez les autres enfants Parasitage des apprentissages et des interactions Stigmatisation sociale tre attentif aux temps informels et aux moments de transition, tre attentif aux signes prcurseurs des crises Avoir recours la sanction est parfois invitable : alors, privilgier celle qui a du sens pour llve ( envisager avec sa famille et les partenaires ducatifs). Celle-ci ne doit pas tre diffre Chercher identifier la ou les causes possibles des troubles comportementaux afin de les limiter et de les grer au mieux (problme somatique, variabilit de lenvironnement, obtention dun objet ou dune activit, difficult ou inadaptation de la tache, vitement de la tache, recherche dattention...) Mettre en place un systme de motivation la tache (renforateurs concrets : objets manipuler, activits ; conomie de jetons ou renforateurs sociaux : tape sur l'paule, flicitations.) Permettre et grer les rituels scurisants, en lien avec les familles Ministre de lducation nationale (DGESCO) Page 12 sur 21 Scolariser les enfants prsentant des troubles envahissants du dveloppement (TED) et des troubles du spectre autistique http://eduscol.education.fr/ Prsentation du syndrome dAsperger Un certain nombre de spcialistes font aujourdhui lhypothse dun continuum effectif entre atteintes autistiques et syndrome dAsperger. Cependant, ce dernier sen diffrencie fortement par une absence, ou quasi-absence, de retard du langage et une faiblesse statistique des atteintes cognitives. La scolarisation sen trouve en gnral facilite. Forme d'autisme particulier, le syndrome d'Asperger est un handicap altrant la capacit de percevoir et de comprendre certaines conventions sociales. Les symptmes les plus importants se situent davantage dun point de vue social. On remarque chez les Asperger une difficult notable saisir le langage non verbal (haussement d'paules, sourire las, etc.) et les donnes abstraites. L'emploi d'une expression comme se tourner les pouces , par exemple, les laissera perplexes, ou sera mme compris au premier degr. Cette difficult dcoder les motions et les expressions provoque videmment des problmes de communication et suscite la moquerie chez leurs pairs. La rsistance au changement constitue un symptme classique du syndrome d'Asperger. En raison de leurs difficults interprter les signes manant de leur environnement, les personnes affectes attachent beaucoup d'importance la routine. En effet, dfaut de pouvoir prdire ce qui les attend, elles deviennent vite angoisses, et tendent alors avoir des comportements obsessionnels. Dans bien des cas, les lves atteints de ce syndrome manifestent une grande maladresse dans leurs interactions sociales. Beaucoup vitent les contacts physiques, expriment peu ce qu'ils ressentent ou le font alors de faon dmesure. Les sentiments des autres leur apparaissent encore plus abstraits et, la plupart du temps, les Asperger leur substituent mme leurs propres motions. Pour toutes ces raisons, ils sont souvent perus comme tant peu rceptifs et gocentriques. Ils apprennent beaucoup par imitation. Cette impression se voit par ailleurs renforce par un trait caractristique des Asperger : l'engouement pour un domaine trs spcifique, et leur capacit d'en parler longuement en dpit de l'ennui de leur auditoire. Ce trait frquent chez les lves Asperger peut prendre la forme d'une fixation, ou d'une obsession pour un sujet sur lequel ils acquerront une foule de connaissances. Il peut s'agir, par exemple, d'une passion pour le nom des rues, pour la biologie marine, etc. Souvent, cest par le biais de cet intrt prcis quils pourront entrer en communication avec leurs pairs. Ne comprenant pas toutes les subtilits des relations humaines, l'lve Asperger est ainsi cantonn dans un isolement dont il est le premier souffrir, et auquel se rajoutent bien souvent de douloureuses moqueries. Un avantage qualitatif dans les interactions sociales : la relation avec les pairs est caractrise par une loyaut absolue et le fait d'tre totalement digne de confiance ; capacit prendre les autres tels qu'ils sont ; ils sont de nature enthousiaste et positive, lie leur navet ; dit ce qu'il pense vraiment quel que soit le contexte social ou ses convictions personnelles ; capacit de poursuivre son ide ou sa propre perspective mme en prsence de contradictions apparentes ; recherche d'un auditoire ou d'amis capables de s'enthousiasmer pour des sujets d'intrts particuliers ; attention aux dtails, peut passer du temps discuter un sujet qui peut ne pas tre d'une importance capitale ; coute des autres sans jugement ou suppositions continuels ; vite de prfrence la conversation sans intrt, superficielle ou les remarques videntes ; une volont dtermine de recherche de la vrit ; http://www.aspergeraide.com/content/view/23/32/Ministre de lducation nationale (DGESCO) Page 13 sur 21 Scolariser les enfants prsentant des troubles envahissants du dveloppement (TED) et des troubles du spectre autistique http://eduscol.education.fr/ une conversation exempte de sens cach ou de motivations inavoues ; un vocabulaire dvelopp et un intrt pour les mots ; une mmoire exceptionnelle (notamment visuelle), qui leur permet de constituer leur banque de donnes dans laquelle ils puisent en permanence pour tenter de reproduire des situations dj vcues, et ainsi compenser en partie leur manque de comprhension de limplicite et des codes sociaux. Les mthodes ducatives et comportementales Les travaux scientifiques de la haute autorit de sant mettent en vidence des pistes dactions appropries en matire dducation. Plus tt lducation est mise en uvre, mieux elle est adapte cette population spcifique et meilleures seront les chances dune insertion sociale et professionnelle lge adulte. Sans nier les difficults quelle peut faire natre, la scolarisation contribue prparer cette insertion. Les mthodes et outils voqus ci-aprs ne sont pas exhaustifs, mais ont fait dans diffrents pays la preuve de leur utilit. Il nest pas demand lenseignant de les maitriser parfaitement pour les mettre en pratique. Il sagit plutt de comprendre comment lenfant avec TED fonctionne en dehors de lcole, en famille ou avec les professionnels de lautisme qui laccompagnent afin dadapter le cadre de travail et dvelopper de nouveaux rflexes dapprentissage. Il nest dailleurs pas exclu que lensemble de la classe puisse galement en profiter. Lobjectif nest pas de modliser laction ducative et pdagogique. Il sagit simplement de rendre accessible la rfrence des mthodologies daccompagnement privilgiant la structuration et le reprage dans le temps et dans lespace, et apportant des solutions des obstacles dapprentissages cognitifs ou comportementaux. Selon le profil de lenfant, tel ou tel outil savre nettement plus pertinent quun autre, pourtant efficace dans des contextes diffrents ou avec tel autre usager. Les mthodes relevant dune approche globale 1. La mthode TEACCH La premire mthodologie daccompagnement spcifique a t mise au point pour des lves avec retard mental et/ou sans langage dans les annes 1960 aux tats-Unis par ric Schopler. Cette mthode TEACCH (Traitement par lducation des enfants prsentant de lautisme ou un handicap de la communication), est parfois aussi appele ducation structure . Principes Elle consiste dabord adapter lenvironnement pour tenir compte des dficits cognitifs constats. Il sagit notamment : De structurer le cadre spatial et temporel lintrieur duquel on va chercher dvelopper des comptences en mergence en organisant : lespace : Cela revient diviser la classe en espaces de travail distincts et identifiables : les aires dapprentissage individualis (o lenfant pratique les activits quil sait initier de faon autonome), et les aires dapprentissage duel (o il sexerce avec un adulte aux tches quil ne peut encore raliser seul). Des aires de transition entre ces deux types dactivits et des aires collectives pour les activits de groupe (aires de jeux, de djeuner, de goter) sont galement identifies. Cette organisation vise faciliter pour lenfant la comprhension de lenvironnement et la construction mentale de repres qui vont trs vite dpasser le domaine spatial. le temps : Des plannings sont raliss laide de supports visuels. Ces supports sont choisis en fonction des comptences didentification de chaque lve : pour lun, ce seront des photos, pour lautre, des images reprsentant les activits. Pour celui qui ne comprend ni les photos ni les images, cela peut mme tre un objet (ainsi la fourchette peut reprsenter le moment du repas). Ministre de lducation nationale (DGESCO) Page 14 sur 21 Scolariser les enfants prsentant des troubles envahissants du dveloppement (TED) et des troubles du spectre autistique http://eduscol.education.fr/ les tches : On les amnage de faon ce que lenfant repre visuellement ce que lon attend de lui. La disposition du travail de gauche droite, la mise en place de repres visuels laide de couleurs, de nombres, de mots crits indiquant le droulement des tches, et lorganisation du matriel font partie des techniques utilises. Un systme de paniers est ainsi mis en place pour diffrencier les tches, chacun comprenant lensemble du matriel ncessaire lexcution dune tche et comportant un tiquetage. Ces paniers sont prpars sur la gauche, lenfant excute la tche sur sa table au milieu, range ensuite son matriel dans le panier, et le dpose finalement sur sa droite avant de passer la tche suivante. Il sagit de diminuer la dpendance aux consignes verbales et dautomatiser les praxies complexes. Pour les enfants sans langage oral, cette faon dorganiser lenseignement savre en gnral efficace moyen terme. De se rfrer aux intrts particuliers des enfants : on essaie damliorer leurs comptences en sappuyant sur le reprage de leurs intrts et de leurs aptitudes en place ou en mergences ; Dvaluer rgulirement lvolution de leurs comptences, laide doutils standardiss et talonns en ge dveloppemental, mis au point spcialement pour eux, pour tablir un programme individuel. Adaptation aux diffrents contextes scolaires La mthode TEACCH est particulirement destine aux enfants avec retard mental ou sans langage dont le profil exige un haut niveau dadaptation de leur environnement leur mode de fonctionnement. Dans ce cas, il sagit de : fragmenter les contenus pdagogiques transmettre, de telle sorte que lon naborde quune difficult la fois ; dispenser en gnral llve des contenus ou activits qui ne sont pas totalement sa porte, compte tenu des valuations que lon a ralises. Cela ninterdirait pas de prendre quelques risques, en proposant des activits presque sa porte. supposer que les enfants avec TED prsentent bien des difficults dans ce que lon appelle les fonctions excutives , il sagit dans un second temps : dassurer la prvisibilit du cadre pdagogique. On peut cette fin : utiliser les rituels de la classe, lordre dans lequel se succdent les activits ou bien les diffrentes tapes dans la ralisation dune tche, qui sont toujours les mmes ; augmenter, autant que possible, la prvisibilit des vnements, pour diminuer lanxit de ces lves et prvenir lapparition de troubles du comportement. de prserver un coin de travail personnel pour ces lves, toujours au mme endroit, en rangeant le matriel scolaire systmatiquement la mme place ; de rendre claires, explicites et non ambigus les consignes de travail. Tous les lments de la tche raliser doivent tre le plus explicite possible. Les lves avec des troubles envahissants du dveloppement ont beaucoup de difficults induire ou infrer : tout doit donc tre prcis, y compris, par exemple, la longueur dun crit fournir. Les critres doivent tre le plus prcis possible ; dapprendre llve que lorsque lenseignant sadresse la classe, il sadresse aussi lui. On demande donc llve ct de lui de lui rappeler au besoin ce quil doit faire, dans les cas o il ne bnficie pas de laccompagnement dun adulte ; de veiller utiliser des phrases courtes et un dbit assez lent pour rpondre aux difficults de comprhension du langage complexe. On simplifie ou on dcompose systmatiquement les consignes, afin de minimiser le danger de confusions ; de questionner llve pour sassurer quil a bien compris le travail demand en utilisant des tableaux et des schmas pour accompagner le discours. On veille, dune faon plus gnrale, utiliser trs rgulirement les supports crits ; de structurer et dorganiser les tches effectuer. dfaut de paniers avec le matriel prpar lavance, on fournit llve une liste des matriels ncessaires pour http://www.autisme.qc.ca/TED/programmes-et-interventions/methodes-educatives/quest-ce-que-le-programme-teacch.htmlMinistre de lducation nationale (DGESCO) Page 15 sur 21 Scolariser les enfants prsentant des troubles envahissants du dveloppement (TED) et des troubles du spectre autistique http://eduscol.education.fr/ laccomplissement de lactivit. Avant de commencer un travail, on incite llve vrifier sil dispose bien de tout ce quil faut pour travailler : lutilisation de botes tiquetes contenant le matriel laide aller le chercher l o il faut. On noublie pas de montrer llve un exemple de travail ralis dune certaine manire, avec toutes les tapes. On prfre fragmenter, dcomposer la tche lorsquelle est longue ; de renvoyer systmatiquement des feed-back immdiats propos de la performance ralise, pour encourager, pour maintenir lintrt et la motivation. Ces recommandations pratiques peuvent grandement faciliter le travail de lenseignant avec les lves. Elles peuvent aussi bnficier dautres lves en grande difficult dapprentissage 2. LABA LABA (Applied Behavior Analysis) est drive des recherches en analyse exprimentale du comportement, notamment du Dr B.F Skinner (1938) qui a pos les principes du Conditionnement Oprant . Ils reposent sur un schma simple : en agissant sur les antcdents et les consquences produites dans lenvironnement de lindividu, lAnalyse Applique du Comportement permet une modification du comportement. Ces modifications contribuent une meilleure adaptation lenvironnement et facilitent donc lintgration sociale des enfants avec autisme. Pour cela, lAnalyse Applique du Comportement vise lapprentissage de comportements adaptatifs fonctionnels qui ne sont pas encore en place et la diminution des comportements non adapts lenvironnement. Cette approche repose sur un apprentissage intensif. Deux grands principes directeurs guident ladaptation des comportements : Le renforcement des comportements adapts Quand un comportement est suivi dune consquence agrable pour la personne qui la mis, il aura tendance se reproduire. Le renforcement implique ncessairement une augmentation de la probabilit dapparition du comportement renforc. Pour quil y ait renforcement, le renforateur doit tre distribu immdiatement aprs la rponse attendue. Le renforcement positif suppose lajout dun stimulus agrable aprs lmission dun comportement lenfant pleure, car il veut son jouet. On lui donne ce jouet. Le renforcement ngatif (qui na rien voir avec la punition) renvoie au retrait dun stimulus dsagrable aprs lmission dun comportement lenfant pleure, car il ne veut pas faire une tche. On arrte la tche. Les deux exemples prcdents illustrent le renforcement dun comportement inadapt. LABA quant elle, sattache renforcer lapprentissage de comportements socialement adapts. Le but ultime est que la tche devienne intrinsquement rcompensante (lenfant autiste aimant faire ce quil sait faire, il na plus besoin quon ajoute un renforateur pour raliser la tche). Lenseignement de nouveaux comportements Labsence de certains comportements (communication, loisirs autonomes, comprhension des indices de lenvironnement et des codes sociaux) peut induire des troubles du comportement majeurs. Lenseignement de comptences fonctionnelles est donc ce titre essentiel. Pour dterminer les objectifs de travail, une valuation des comptences est mene. Parmi les domaines de comptence permettant llaboration des programmes en ABA, on peut citer : les comptences de bases : notamment la stabilit motrice, lattention conjointe, le contact visuel, limitation sous ses diffrentes formes (avec objets, motrice globale, motrice fine, vocale, verbale) les performances visuelles : habilets en rapport avec la discrimination visuelle (appariements, tris, encastrements, puzzles) les comptences de communication impliquant : Les habilets expressives : demander, dnommer, imiter, rpondre Les habilets rceptives relatives la comprhension lexicale et syntaxique Ministre de lducation nationale (DGESCO) Page 16 sur 21 Scolariser les enfants prsentant des troubles envahissants du dveloppement (TED) et des troubles du spectre autistique http://eduscol.education.fr/ lautonomie : individuelle (se laver, manger seul, shabiller, avoir des loisirs), collective (savoir mettre la table, ranger, nettoyer les lieux), communautaire (prendre les transports publics, faire des courses) les aptitudes de socialisation : interactions sociales, ajustement aux consignes et jeux collectifs, adaptation des comportements en socit les habilets acadmiques : comptences enseignes lcole Pour lensemble des objectifs introduits, lABA cherche enseigner la russite lenfant. Pour le maintenir en russite, un des formats importants dapprentissage en ABA est lenseignement sans erreur : lenfant est immdiatement guid dans la rponse la consigne, qui est de ce fait forcment correcte. Il existe deux formats de leons en ABA Le format de leon distincte Ce format de leon implique une rponse courte et simple (ex : trier, nommer), c'est--dire un objectif unique et distinctif. Lentranement par essais distincts seffectue en 4 temps : 1. Linstruction ou Stimulus Discriminatif (Antcdent) ce stimulus est le plus souvent, mais pas ncessairement oral. Dans ce cas, la consigne doit tre simple et claire 2. Lmission de la rponse (B), le plus souvent rendue possible, au dpart de lapprentissage, par une guidance qui peut tre complte ou partielle 3. La consquence (C) ou Feed-back Lenfant est renforc proportionnellement laide apporte. Moins il est guid, plus il est renforc (renforcement diffrenci) 4. Lintervalle de temps qui prcde le prochain essai Le format de leon squentielle Ce format de leon suppose une srie dtapes dans un ordre chronologique (ex : se laver les mains, crire un mot). Ces comportements complexes doivent tre dcomposs en sous-tches (analyse de tches) qui devront tre enseignes isolment. Lensemble des enseignements peut donc impliquer diffrentes guidances ou incitations. Ces guidances facilitent lapprentissage, mais doivent tre retires le plus vite possible. Les guidances les plus courantes sont : physiques : main sur la main de lenfant gestuelles : pointage, posture corporelle ou mimique visuelles : image, photo, pictogramme, mot crit orales : mot ou phrase produits loral par modelage/imitation : modle du comportement reproduire environnementales : amnagement de lenvironnement facilitant la rponse Le principe est de nutiliser quune seule guidance la fois et de lestomper le plus rapidement possible. Adaptation aux contextes scolaires Il est nanmoins possible de sinspirer des principes dABA pour optimiser les apprentissages scolaires, notamment : lusage des renforateurs. la procdure dapprentissage de chaque tape isolment qui permet de russir lacquisition de gestes complexes. la notion de guidance : il est prioritaire de savoir ce que llve sait faire seul et ce quil doit faire avec aide. Par ailleurs, il convient de prendre conscience que nous avons tendance mettre des incitations orales superflues et nuisibles. Pour cela, il nous faut diffrencier les instructions orales des incitations orales. Lorsquun enfant est dans le couloir lheure de la Ministre de lducation nationale (DGESCO) Page 17 sur 21 Scolariser les enfants prsentant des troubles envahissants du dveloppement (TED) et des troubles du spectre autistique http://eduscol.education.fr/ sortie en rcration, le stimulus de mettre son manteau est de voir que les autres enfants shabillent pour aller en rcration. Lui dire Mets ton manteau en la circonstance est une incitation orale quil faut liminer. Par contre, si lon travaille avec lui et que nous dcidons soudainement daller jouer dehors parce quil fait beau, lui dire Mets ton manteau est une instruction orale qui na pas tre limine en cette autre circonstance. Lvaluation des antcdents et des fonctions/consquences dun comportement problmatique vitera dengager des rponses qui renforcent ces comportements. Quand un lve veut chapper une tche, le sortir de la classe ou lui demander de rparer ses dgts plutt que de finir lexercice sont des conduites qui feront accrotre loccurrence du comportement. Chercher consoler ou soccuper dun lve au moment mme o il met un comportement inadapt pour obtenir lattention, ne fera quaugmenter la probabilit dapparition du comportement. Les mthodes centres sur le langage et la communication 3. PECS Le PECS (Picture Exchange Communication System Systme de Communication par change dimages) a t labor par le Dr Bondy et Lori Frost en 1985. Cest une mthode de communication qui peut tre : alternative se substituant au langage oral lorsquil est absent ; augmentative en ce quelle permet dtendre la communication dun enfant qui parle, mais dont le langage oral nest pas assez fonctionnel, intelligible, spontan, tendu au plan lexical ou syntaxique. Le PECS permet lenfant de communiquer par lchange dimages. Cette mthode est tire de lApproche Pyramidale du Dr Bondy qui a modlis une application en ABA sous la forme dune Pyramide dont le socle repose sur : la fonctionnalit des apprentissages : tout enseignement doit se faire dans le cadre dactivits quotidiennes qui sont fonctionnelles et qui concourent lautonomie de lenfant. Cest parce que les activits ont du sens que lenfant aura envie de communiquer. On ne communique pas sur des choses qui nous ennuient. la motivation : lApproche Pyramidale insiste sur la ncessit de trouver et de hirarchiser les renforateurs. la communication, en particulier la fonction de demande et de commentaire. la mise en place de comportements alternatifs fonctionnellement quivalents : ils permettent de pallier les comportements inappropris. Le PECS consiste en 6 phases dacquisition, qui ne seront pas ncessairement atteintes dans leur totalit : 1. Apprentissage de lapproche sociale : lenfant apprend approcher un partenaire de communication pour lui donner limage de lobjet quil dsire et quil reoit en change. Il est guid par un incitateur physique prendre limage, la tendre et la lcher dans la main de son interlocuteur. Il apprend ici les rgles de la communication. 2. Apprentissage de la distance et de la persistance : lenfant apprend exercer cette comptence distance. On lui enseigne se dplacer pour aller jusqu un partenaire de communication, mais aussi pour aller chercher son classeur. On lui enseigne galement interpeller son interlocuteur qui peut tre retourn. Lenfant apprend ici dpasser les obstacles la communication. 3. Apprentissage de la discrimination : lenfant est entran faire le choix entre deux images, lune dun objet dsir, lautre dun objet non dsir. Puis quand cette tape est acquise, il fait le choix entre deux, puis entre davantage dimages dobjets dsirs qui sont finalement regroupes dans un classeur. Lenfant apprend ici identifier et slectionner le message de communication quil adresse. http://www.pecs-france.fr/approche.phphttps://sites.google.com/site/autiste974lenouvelecolier/ressources/le-classeur-pecsMinistre de lducation nationale (DGESCO) Page 18 sur 21 Scolariser les enfants prsentant des troubles envahissants du dveloppement (TED) et des troubles du spectre autistique http://eduscol.education.fr/ 4. Apprentissage de la phrase : lenfant apprend utiliser lexpression je veux quil place sur une bande phrase sur laquelle il met ensuite limage de lobjet dsir. On lui enseigne ensuite pointer les deux images je veux + lobjet dsir . On profitera de cette phase pour essayer dentraner la parole par compltude (on attend quelques secondes avant de prononcer la dernire syllabe en esprant que lenfant la prononce avant). Lenfant apprend changer ici non plus limage dun mot, mais une phrase construite. Il est encourag, mais non contraint la parole (lchange est honor mme sil ne parle pas). Lenfant apprend enrichir sa syntaxe avec des adjectifs (ex : je veux le ballon jaune ) puis avec dautres constituants (verbes, prpositions) 5. Apprentissage de la rponse Quest-ce que tu veux ? : Jusqu prsent, lenfant faisait des demandes spontanes. On lui enseigne ici faire des demandes en rponse une question. 6. Apprentissage du commentaire : lenfant apprend ragir aux questions Quest ce que tu vois ? , Quest-ce que tu entends ? , Quest ce que tu sens ? . Il passe donc de la demande au commentaire. On pourra aussi lui enseigner rpondre aux questions Quest ce que tu as ? dans le but quil puisse exprimer un jour jai faim , jai soif , jai mal . Au terme de cet enseignement, lenfant est capable de faire des commentaires spontans (sans question pralable) et mme dvoquer ses ressentis. Adaptation aux contextes scolaires Le PECS doit donc tre mis en place par une personne forme. Ce nest pas le rle de lenseignant denseigner le PECS. Nanmoins, il pourra utiliser dans sa classe les outils dj usits par lenfant dans dautres contextes. Il permettra ainsi llve dutiliser son propre moyen de communication. Il facilitera la gnralisation du PECS dans sa classe sur les tapes acquises et crera des opportunits de communication. 4. Makaton Le programme Makaton a t mis au point en 1973-74 par Margaret WALKER, orthophoniste britannique, pour rpondre aux besoins d'un public d'enfants et d'adultes souffrants de troubles dapprentissage et de la communication. Le MAKATON est un Programme d'Aide la Communication et au Langage, constitu dun vocabulaire fonctionnel utilis avec la parole, les signes et/ou les pictogrammes. Les signes et les pictogrammes illustrent lensemble des concepts. Ils offrent une reprsentation visuelle du langage, qui amliore la comprhension et facilite lexpression. La diversit des concepts permet rapidement de favoriser les changes, en accdant l'ensemble des fonctions de la communication : dnommer, formuler une demande ou un refus, dcrire, exprimer un sentiment, commenter... Le MAKATON propose : un vocabulaire de base structur en 8 niveaux progressifs avec un niveau complmentaire ouvert. un vocabulaire supplmentaire rpertori par thmes permettant denrichir les 8 premiers niveaux. Le MAKATON nest pas destin spcifiquement aux personnes atteintes de troubles envahissants du dveloppement ou de troubles du spectre autistique. http://www.makaton.fr/article/quest-ce-que-le-makaton.htmlMinistre de lducation nationale (DGESCO) Page 19 sur 21 Scolariser les enfants prsentant des troubles envahissants du dveloppement (TED) et des troubles du spectre autistique http://eduscol.education.fr/ Ressources Guide pour la scolarisation des enfants et adolescents handicaps Ministre de lducation nationale, MAIF http://media.education.gouv.fr/file/60/6/20606.pdf Guide : Scolariser les lves autistes ou prsentant des troubles envahissants du dveloppement Scrn (CNDP) DGESCO http://media.education.gouv.fr/file/ASH/57/5/guide_eleves_autistes_130575.pdf Le droit lcole pour tous site EDUSCOL http://eduscol.education.fr/cid47660/scolarite-et-handicap.html Evaluation de limpact du plan autisme 2008/2010. Rapport tabli par Valrie Ltard http://www.social-sante.gouv.fr/documentation-publications,49/rapports,1975/handicap,876/le-plan-autisme,2290/evaluation-de-l-impact-du-plan,14402.html Plaquette bande dessine ralise par la FEGAPEI et le soutien de AG2R LA MONDIALE http://www.proaidautisme.org/wp-content/uploads/2012/06/052012-11006.pdf Lun de vos lves de maternelle est peut-tre autiste ? : brochure du Rectorat de Lyon http://www.ac-lyon.fr/?module=news&action=ViewDetail&newsParam%5Bcmpref%5D=401433&lang=fr Autisme, TED : Mieux me comprendre cest mieux maider : BD ralise par un SESSAD http://www.autisme42.org/autisme_files/file/pdf_BD-Sessad-Goelettes-2008.pdf Guide dintervention pdagogique : Le Syndrome dAsperger (SA) et lAutisme de Haut Niveau en milieu scolaire http://www.aspergeraide.com/images/stories/guidepedagogique09.pdf Autisme et pdagogie de lINS HEA http://autisme.inshea.fr/ Les modalits de scolarisation des enfants avec autisme http://www.isted-asso.com/ http://www.education.gouv.fr/cid207/la-scolarisation-des-eleves-handicapes.html HAS : Autisme et troubles envahissants du dveloppement (TED) : tat des connaissances http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2010-03/autisme_et_autres_ted_etat_des_connaissances_resume.pdf Association Nationale des Centres Ressources Autisme http://www.autismes.fr/ CDDP de lAube : bibliographie sur le handicap http://www.cndp.fr/crdp-reims/cddp10/ressources/mediatheque/biblios/handicap/03.htm PECS-FRANCE http://www.pecs-france.fr/ Centre ressources autisme Languedoc-Roussillon. Liste de ressources de pictogrammes. http://www.autisme-loire.com/images/picto.pdf Mon petit frre de la lune , film de Frdric Philibert http://eduscol.education.fr/pid23254-cid58564/journee-de-sensibilisation-au-handicap-du-2-decembre-ressources.html http://media.education.gouv.fr/file/60/6/20606.pdfhttp://media.education.gouv.fr/file/ASH/57/5/guide_eleves_autistes_130575.pdfhttp://eduscol.education.fr/cid47660/scolarite-et-handicap.htmlhttp://www.social-sante.gouv.fr/documentation-publications,49/rapports,1975/handicap,876/le-plan-autisme,2290/evaluation-de-l-impact-du-plan,14402.htmlhttp://www.social-sante.gouv.fr/documentation-publications,49/rapports,1975/handicap,876/le-plan-autisme,2290/evaluation-de-l-impact-du-plan,14402.htmlhttp://www.proaidautisme.org/wp-content/uploads/2012/06/052012-11006.pdfhttp://www.ac-lyon.fr/?module=news&action=ViewDetail&newsParam%5Bcmpref%5D=401433&lang=frhttp://www.ac-lyon.fr/?module=news&action=ViewDetail&newsParam%5Bcmpref%5D=401433&lang=frhttp://www.autisme42.org/autisme_files/file/pdf_BD-Sessad-Goelettes-2008.pdfhttp://www.aspergeraide.com/images/stories/guidepedagogique09.pdfhttp://autisme.inshea.fr/http://www.isted-asso.com/http://www.education.gouv.fr/cid207/la-scolarisation-des-eleves-handicapes.htmlhttp://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2010-03/autisme_et_autres_ted_etat_des_connaissances_resume.pdfhttp://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2010-03/autisme_et_autres_ted_etat_des_connaissances_resume.pdfhttp://www.autismes.fr/http://www.cndp.fr/crdp-reims/cddp10/ressources/mediatheque/biblios/handicap/03.htmhttp://www.pecs-france.fr/http://www.autisme-loire.com/images/picto.pdfhttp://eduscol.education.fr/pid23254-cid58564/journee-de-sensibilisation-au-handicap-du-2-decembre-ressources.htmlhttp://eduscol.education.fr/pid23254-cid58564/journee-de-sensibilisation-au-handicap-du-2-decembre-ressources.htmlMinistre de lducation nationale (DGESCO) Page 20 sur 21 Scolariser les enfants prsentant des troubles envahissants du dveloppement (TED) et des troubles du spectre autistique http://eduscol.education.fr/ Module de formation ralis par le bureau de la personnalisation des parcours scolaires et de la scolarisation des lves handicaps DGESCO. Ont galement particip llaboration de ce module : M.L. Calmettes : A tire d'aile / FEGAPEI F. Bouy : Directrice clinique de PECS-France V. Dennery / M. Laporte : Agir et vivre lautisme / Fondation autisme E. Wirth : Formateur E.N D. Leboiteux : Fdration gnrale des PEP A. Woimant : Autisme France M. Becquet : Association Pas Pas / ABA France V. Rivire : Universit de Lille E. Taveau /I. Litty : Asperger Aide France C. Boursier : INS HEA C. Michon : FISAF P. Jeanne : Fdration APAJH Docteur R. Bruno : CRAIF M. Guezennec : ADAPT http://www.atiredaile.org/association-a-tire-daile/historique/http://www.fegapei.fr/http://www.pecs-france.fr/http://agir-vivre-autisme.org/http://fondation-autisme.org/http://lespep.org/ewb_pages/h/home-repondre.phphttp://www.autisme-france.fr/autisme-francehttp://www.aba-france.com/http://www.aspergeraide.com/index.phphttp://www.inshea.fr/http://www.fisaf.asso.fr/http://www.apajh.org/http://www.craif.org/http://www.ladapt.net/Ministre de lducation nationale (DGESCO) Page 21 sur 21 Scolariser les enfants prsentant des troubles envahissants du dveloppement (TED) et des troubles du spectre autistique http://eduscol.education.fr/ Glossaire CAMPS = centre daction mdico-sociale prcoce CDAPH = commission des droits et de lautonomie des personnes handicapes CLIS = classe pour linclusion scolaire CMP = centre mdico- psychologique CMPP = centre mdico-psycho pdagogique ESS = quipe de suivi de la scolarisation IME = institut mdico-ducatif LPC = livret personnel de comptences MDPH = maison dpartementale des personnes handicapes PPS = projet personnalis de scolarisation SESSAD = service dducation et de soin domicile SIPFPRO = section d'initiation et de premire formation professionnelle (au sein dune unit denseignement) ULIS = unit localise pour linclusion scolaire SommaireCadre gnral de la scolarisation des lves handicaps1. La rglementation en matire de scolarisation2. Le livret personnel de comptences pour les lves en situation de handicap3. Les amnagements dexamensLes acteurs de la mise en uvre de la scolarisation1. Les parents2. Lenseignant rfrent pour la scolarisation des lves handicaps3. Le mdecin de lducation nationale4. Linfirmire scolaire5. Les personnels chargs de laide humaineDes parcours de formation personnaliss1. Le projet personnalis de scolarisation (PPS)2. Les partenaires extrieurs3. Les Services dducation et de Soins Spcialiss Domicile (SESSAD)4. tablissements mdico-sociaux ou sanitairesTroubles envahissants et troubles du spectre autistique 1. Dfinition2. Les amnagements pdagogiques Les valuationsLa mise en uvrePrsentation du syndrome dAspergerLes mthodes ducatives et comportementalesLes mthodes relevant dune approche globale1. La mthode TEACCHPrincipesAdaptation aux diffrents contextes scolaires2. LABA Le renforcement des comportements adaptsLenseignement de nouveaux comportementsIl existe deux formats de leons en ABAAdaptation aux contextes scolairesLes mthodes centres sur le langage et la communication 3. PECSAdaptation aux contextes scolaires4. MakatonRessourcesGlossaire

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