Rsonances, mensuel de l'Ecole valaisanne, novembre 1992

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Chômage et emploi des jeunes

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CARRON & EBEN ER MARTIGNY Rue e la Poste 7 eA-12tt Martigny 1 l . 026/22 72 02 Fax 026/22 94 32 INSTRUMENTS DE MUSIQUE INFORMATIQUE ' NOVEM Btiment Tivoli Rue de Loche ~ I~--t--j~+-t-+ 1950 Sion Tl. (027) 224075 C E QUI FAIT BOUGER LES JEUNES Passionnants, ces jeux d'adresse! Un enseignement qui tient compte du besoin naturel de mouvement est tout aussi passionnant. Vos lves aiment y participer. Et votre mobilier scolaire? Zesar a dvelopp une chaise scolaire, qui correspond aux formes d'enseignement modernes: Le sige Dynasit avec son mcanisme de bascule brevet accompagne le dos de vos lves tout au long de l'coute attentive, du travail et de la dtente. Quelle que soit leur position, vos lves ont une station assise correcte sur le plan ergonomique. Et il ne tient plus qu' votre enseignement pour les faire bien se tenir! DES CHAISES ET DES TABLES QUI VIVENT. ZESAR SA, Meubles pour l'enseignement, rue Gurnigel 38, 2501 Bienne, Tl~ne 032 25 25 94, Fax 032 25 41 73 .4Jk?i#&ttlSA 1920 MARTIGNY Grand-Verger 12 Tl. (026) 22 21 58 Fax (026) 2201 88 Le grossiste spcialis en matriel scolaire FOURNITURES POUR BUREAUX ET COLES LIBRAIRIE SCOLAIRE - ARTICLES ACM / .BRICOLAGE s o M M A l R E CE MOIS-CI EDITORIAL - 2-Contre le chmage: nouvelles stratgies, Jacques Darbellay ............................................ 2 DOSSIER - 4-Grer le flau ou le combattre?, Corinne Germanier et Jacques Darbellay 4 Comment relever le dfi?, M, Marco Dini .................................................... 8 Modle d'aide la rintgration professionnelle, Maurice Dirren ....................................... .... .. ... 11 Formations et emplois des universitaires valaisans, Gilbert FOill'nier ....................... ....................... 14 ECHOS - 20 -Rencontre avec Alexis Giroud entre chiens et loups ... , Marie-Claude Dubosson ........... .. ................... 20 Animation ACM: Corinne Germanier ............. .... .................. ..... 22 Pas de problmes, interview de Pierre-Marie Gabioud, Corinne Germanier ...... .. ................................ 23 RSONANCES. NOVEMBRE 1992 T INFORMATIONS OFFICIELLES - 25 -Action de Nol 1992 de l'Ecole valaisanne en faveur de jeunes en Roumanie, Comit d'organisation .... .............................. . 25 Directives concernant le traitement des remplaants, DIP ..................................................................... 26 Directives concernant les mdiateurs scolaires, DIP ....................................... ..... ....... .. ................ 27 Cours romands 1993, Service de l'enseignement primaire .... ....... 29 L'ducation l'environnement, Bernard Bornet ........ ....... ....... ................... .... .. 31 Quoi de neuf l'IRDP?, IRDP .......................... ...... ................. .................. 32 Suisse-Europe: informations bibliographiques, Stphane Dayer ............................................... 33 Concours de mathmatique, Yvan Michlig ............... .......... .. ....... .................. 26 La Suisse et l'Europe: programme des animations, BD Siet're ...... ........ ........................................... 36 Gymnastique chinoise II, AVMEP ................ ....................... ....................... 36 INFORMATIONS GENERALES - 37 -L'conomie valaisanne dans l'Europe de demain, Dpartement de l'conomie publique ....... 37 Un patrimoine d'intrt national, Jacques Darbellay .. .... .. ............... ................... 38 Prt du matriel multimdia de panorama, Hem'i Mtrailler .............................................. 39 De quels droits disposent les enfants en Suisse, UNICEF ...................... ....... ........... .................... .40 L'Europe et la Suisse travers le dessin de presse, Andr Dubois ..................................... , ............. 41 Les secrets du chur, Bernard Oberholzer .... ........ ...... ...... .............. .42 Cours de formation chorale 1992-1993, AVCC ............................................... ... .... ........... .42 Cours de direction chorale AVCC ..................... ........ ..... ..... ............. , .. ... .... ... .42 Pour la nature, il est moins cinq quelle heure as-tu? WWF ................................... ........................ ....... .43 L'lectricit l'cole, Office d'lectricit de la Suisse romande 43 Forum Ecole pour un seul monde, OSAR ...................................................... .. .......... 44 Concours de textes, Institut Notre-Dame de Lourdes ...... .......... .44 Tournoi de basketball, AVMEP ..................... ....................................... .45 Apprentissage des langues trangres dans le primaire et le secondaire, Centre suisse de coordination pOill' la recherche en ducation ................. .46 Documentation-Valais Edition 1993, Bibliothque cantonale ................................ .47 Toute la famille en souffre, ISPA ............ ...................................................... .47 De David Picasso, Fondation de l'Hermitage ............................ .48 Sion: agenda culturel Muses cantonaux ............... .......................... .48 D l T o R l A L PAR JACQUES DARBELLAY Contre le chmage: nouvelles stratgies Nos socits hyper-organises et gadgtises sont malades. Le chmage en est un des symptmes. A dfaut de connatre la nature du mal, on l'a trop longtemps soign avec des compresses. Les remdes vraiment efficaces restent in-venter. Le virus ignore les barrires doua-nires; il semble pro-gresser par contagion, d'un lieu un autre, mais il est imprvisible dans son cheminement et la soudainet de ses attaques. Ces derniers mois, il frappe fort en Suisse romande, Valais y compris, jusqu' la Raspille. On a cru, durant un an et demi, passer le cap en faisant le gros dos et en recourant au baume institutionnel: l'assu-rance-chmage. Mais on ne peut plus se contenter de palliatifs. Les caisses se vident, les statistiques cr-vent tous les plafonds et aucune amlioration ne s'annonce l'horizon 1993. Les conomistes hsitent encore sur le diagnostic: rcession svre ou crise gnralise? En revanche ils insinuent de plus en plus frquemment que les causes de ce dsordre ne seraient plus conjoncturelles comme on voulait le croire, mais bien structurelles. Ce changement de vocabulaire exige la mise en place de nou-velles stratgies. En effet, tant qu'on avait affaire un problme conjoncturel, la cra-tion d'emplois et un redmarrage de l'co-nomie pouvaient am-liorer la situation. Pour intervenir au niveau des structures, il s'agit d'analyser rigoureusement l'tat de notre conomie, ses faiblesses, ses incoh-rences et d'y remdier. Travail de longue haleine qui exige une prise de conscience collective, une volont de changement dans les diffrents secteurs d'activit et avant tout dans nos mentalits. Ce dossier fait le point de la situation en Valais et prsente le concept dfini par le Conseil d'Etat pour un programme d'aide en faveur des ch meurs. Il publie les donnes statistiques fin septembre 1992 (voir p. 4, Grer le flau ou le combattre? par la rdaction de Rsonances). Puis il RSONANCES NOVEMBRE 1992 invite chacun rflchir sur les questions fondamen-tales et expose la philosophie d'une dmarche concer-te sur le plan cantonal. (voir p. 8, l'interview de M. Marco Dini: Comment relever le dfi?) Il dcrit ensuite l'action suscite par l'Etat, avec la participation financire du fonds de l'assurance-ch-mage, pour favoriser la rintgration professionnelle des chmeurs (voir p. 11, le projet mis au point par M. Maurice Dirren). Dans ces diffrents chapitres, une place importante est consacre aux jeunes, leur formation, leur choix professionnel et aux perspectives d'emploi qui s'offrent eux. Le dernier volet s'intitule: Forma tions et emplois des universitaires valaisans, par M. Gilbert Fournier. Il aborde d'intressantes ques-tions telles que: Les universitaires et la cration d'entreprises en Valais ou L'exode des cel' veaux ... (voir p. 14). Il est vident que la lutte contre les causes et les effets du chmage devient un vaste projet prioritaire pour notre canton. Parvenir rquilibrer l'offre et la RSONANCES . NOVEMBRE 1992 J demande d'emploi suppose une connaissance appro-fondie de notre situation, une large information et une bonne volont tous les niveaux. On ne peut plus se dire: Je ne suis pas touch, cela ne me concerne pas. Trop de cloisons et de barrires isolent les chmeurs en les marginalisant; elles se dressent comme des obstacles la communication, la solidarit. Par notre dossier, nous souhaitons contribuer briser ce ghetto, en invitant chacun sortir de son gocen-trisme frileux pour voir ce qui arrive son voisin et s'intresser lui. Un chmeur isol sombre, un chmeur paul revit. Jacques Darbellay Ont collabor ce dossier MM. Marco Dini, Maurice Dirren, Gilbert Fournier et Bruno Thurre. La rdaction les remercie vivement de leur disponibilit. Un merci galement M. Marcel Cotting, chef du Service de l'emploi de Neuchtel. Sa documentation nous a permis de mieux saisir la situation particulire du Valais. Grer le flau ou le combattre? Depuis bientt deux ans, nous assistons en Suisse la monte du chmage dans des proportions qui se font de mois en mois plus inquitantes. Le nombre de chmeurs jusqu' la fin 1990 oscillait entre 10 000 et 20 000. Au 31 dcembre 1990, les statistiques annonaient 25 141 chmeurs. Douze mois plus tard ce nombre passait 58 580 pour dpasser fin septembre dernier le cap des 100 000, avec une augmentation de 7230 chmeurs d'aot septembre 1992. Cette explosion en un mois est due en partie l'arrive sur le march du travail des jeunes qui vien-nent de terminer une formation. Dans ces conditions, les prvisions qui annon-cent 130 000 sans emploi cet hiver paraissent vraisemblables et risquent mme d'tre encore optimistes. On a cru au dbut qu'il s'agissait d'un problme essentiellement li des ph-nomnes conjoncturels. Des tudes plus pousses rvlent des causes structu-relles face auxquelles il ne suffit pas d'attendre un retournement de la situa-tion la faveur de la reprise cono-mique. Le Valais, surtout le Bas-Valais, enre-gistre des taux de chmage suprieurs la moyenne suisse. Plus de 5000 ch-meurs chez nous, au moment o para-tront ces lignes! On ne peut pas se contenter d'un constat afflig et grer le flau avec les moyens ordinaires en attendant des jours meilleurs. 5000 ch-meurs cela reprsente entre 8 et 10 mil-lions d'indemnits mensuelles pour le seul canton du Valais. Pour la Suisse entire, le montant mensuel des alloca-tions dpasse 300 millions. A ce tarif, la ncessit de renflouer les caisses de l'assurance chmage devient urgente. Mais c'est l un autre dbat. Ce qui nous intresse ici ce sont les moyens mettre en uvre pour enrayer le mal. En effet les pouvoirs publics, commen-cer par la Confdration, recommandent la mise en place de stratgies destines aider les demandeurs d'emploi se rinsrer dans le circuit conomique. Une nouvelle loi fdrale sur le service de l'emploi et la location des services, LSE est entre en vigueur le 1er juillet 1991. Elle invite les cantons prendre toutes dispositions utiles dans le cadre lgal pour lutter contre le chmage. Sei-ze cantons ont dj adopt des mesures d'aide la rinsertion des chmeurs. Le Valais s'est engag son tour dans cette dmarche urgente. Il l'a fait sur la base d'un message du Conseil d'Etat au Grand Conseil, relatif un dcret adop-t dans le courant du premier semestre 1992. Les mesures qu'il prvoit sont entres en vigueur le leT novembre der-nier. Ce sont les tenants et les aboutissants de ce projet, sur lequel on fonde de grands espoirs, qui forment une partie importante de ce dossier. SITUATION SUR LE MARCH DU TRAVAIL EN VALAIS 5000 4500 4000 3500 3000 2500 2000 1500 1000 EVOLUTION DU NOMBRE DES CHOMEURS 500~~~~~~~~I!~~'!~~II!1I!II~ Jan. Fv. Mars Avr. Mal Jul. Juil. AoQ! Sep. Oct. Nov. Dc. RSONANCES - NOVEMBRE 1992 Comparaisons rgionales de tous les chmeurs fin septembre 1992 DISTRICT CHMEURS COMPLETS TAUX DE CHMAGE Hommes Femmes Total GOMS 5 10 15 BRIG 76 81' 157 VISP 70 61 131 RARON 24 20 44 LEUK 41 38 79 HAUT-VALAIS 216 210 426 1,5% SIERRE 454 390 844 SION 445 418 863 HERENS 75 56 131 CONTHEY ' 212 179 391 CENTRE 1186 1043 2229 5,7% MARTIGNY 428 311 739 ENTREMONT 94 73 167 ST-MAURICE 116 73 189 MONTHEY 455 355 810 BAS-VALAIS 1093 812 1905 6,2% TOTAL 2495 2065 4560 4,6% Situation au 30 septembre 1992 Nbre total en % SUISSES 2965 65 % TRANGERS 1574 35 % tablis et annuels 1476 33 % saisonniers 28 1% demandeurs d'asile 70 1% TOTAL 4539 100% RSONANCES - NOVEMBRE 1992 Chmew's complets septembre 1992 par groupe de profession Hommes Femmes Ag1'iculture!Sylviculture 35 45 Industries 110 79 MtaliurgiesIMcanique 460 30 Btiment 506 11 Ingnieurs et techniciens 53 5 Dessinateurs/Prof. tech. 186 56 Chauffeurs de poids lourds et autres chauffeurs 224 12 Personnel de bureau 169 515 Personnel de vente 152 308 HtelierielRestauration 156 409 Personnel de maison 26 135 Soins mdicaux 16 88 Coiffeurs 4 33 Professions scientifiques 14 20 Professions artistiques 22 15 Enseignants 73 83 Autres prof.! Magasiniers 172 30 Main d'uvre sans prof. dtermine 117 191 Total 2495 2065 Total 80 189 490 517 58 242 236 684 460 565 161 104 37 34 37 156 202 308 4560 Chmeurs selon la dure de recherche d'emploi dans le canton du Valais Aot 1992 jusqu ' 5 m ols 398 j usq u ' 4 m ols 4/1 jusqu ' 9 moi s 805 plus d 'I an 232 j usq u ' 1 mols 632 jusqu' 2 mol s 425 CHMEURS SORTANT D'UNE COLE Situation au 30 septembre 1992 Total rparties comme suit: coles de commerce publiques et prives - maturit - cole normale: instituteurs primaires et enfantines coles sociales, d'infirmires - coles de photographie, graphisme, Beaux-arts tudes universitaires, ESCEA, suprieures - hautes tudes commerciales, ESCEA - licence en droit - licence en lettres, autres - cole technique suprieure, EPFL - divers Total CHMEURS EN FIN D'APPRENTISSAGE Situation au 30 septembre 1992 rparties comme suit: - Horticulture -paysagiste - Mtallurgie -mcanique * dont 12 mcaniciens auto, moto et rparateurs * dont 10 carrossiers-tliers - Btiment - Dessinateurs 1 prof. techniques Personnel de bureau - Personnel de vente - Imprimerie - Soins mdicaux - Coiffeurs - Divers 141 personnes 63 4 16 9 8 8 4 9 9 11 343 personnes 7 27 23 23 153 42 6 15 17 8 Deux facteurs aggravants: la jeunesse et le manque de qualification Le chmage des jeunes s'accentue de mois en mois, touchant une proportion leve de personnes de 20 40 ans. La part des trangers constitue un premier facteur explicatif. On trouve galement parmi les chmeurs un certains nombre de travailleurs ayant frquemment chang d'emploi. A l'inverse, les licenciements de collabo-rateurs de longue date sont plus rares. Ils ont leur crdit leur fidlit l'entreprise et leur identification cette dernire, ce qui ressort d'ailleurs de la statistique par ge des chmeurs. On relve peu de personnes au chmage disposant d'une qualification profession-nelle mais n'ayant pu satisfaire aux exi-gences croissantes lies leur poste de travail. Le cas de personnes non quali-fies, dans les professions les plus diverses, prouvant de la peine trou-ver un emploi de manuvre, est par contre plus frquent. On cherche en effet souvent engager ou continuer d'employer du personnel tranger pour ces tches, la plupart du temps saison-nires. Il convient donc de se proccuper parti-culirement du placement des jeunes dont l'intgration professionnelle est rendue difficile par le manque d'exp-rience pratique. En priode de rcession leur nombre augmente, l'conomie pri-ve n'tant plus en mesure de leur pro-curer du travail. (extrait du Message du Conseil d'Etat) Mesures dj en voie d'application Dans un premier temps, les services concerns se sont employs rendre plus efficace le dispositif dj en place dans les communes: - par des sances d'information pour les responsables des offices com-munaux du travail; par le l'accordement des grandes communes au systme lectro-nique d'information sur le place-RSONANCES - NOVEMBRE 1992 ment et les statistiques du march du travail (PLASTA). Sion et Sierre sont dj raccordes; - par la rduction du contrle obli-gatoire des chmeurs une fois pal' semaine jusqu'en dcembre 1992, pour permettre aux communes de s'occuper de manire efficace des demandeurs d'emploi. Mesures d'aide en faveur des chmeurs Simultanment les chefs de services et les directeurs d'offices sous la prsidence de M. Deferr, chef du Dpartement de l'conomie publique, ont tudi un projet d'aide la rintgration professionnelle qui rponde au mieux la situation valaisanne tout en tenant compte des cinq axes ci-aprs, dfinis pal' le message du Conseil d'Etat: l Les chmeurs doivent tre aids afin qu'ils puissent exposer leurs problmes et reprendre nou-veau confiance. 2. La recherche d'un emploi doit tre facilite pal' un service de l'emploi plus efficace. 3. Uaptitude au placement des ch-meurs doit tre amliore pal' la reconversion et les perfectionne-ments (cours'). (voir aussi Mod-le d'aide la rintgration pro-fessionnelle, p. 11). 4. La rinsertion professionnelle, en particulier des chmeurs dont le placement est difficile, doit tre facilite pal' une alloca-tion d'initiation2 au travail ou un programme d'occupation3 5. Enfin, les chmeurs gs ou invalides qui ont puis leur droit aux indemnits4 de l'assu-rance-chmage obligatoire, doi-vent bnficier d'une aide limi-te dans le temps. Notes explicatives 1 Les cours (axe 3). Les frais relatifs l'organi-sation de cours de reconversion et de perfection-nement professionnels sont rembourss par la caisse de chmage: colage, matriel, dplace-ment, hbergement. RSONANCES - NOVEMBRE 1992 2Les allocations d'initiation au travail: (axe 4). Elles sont prvues par la loi sur l'assurance-chmage (LACI) et verses l'employeur, en moyenne 40 % du salaire total de l'employ afin d'encourager l'embauche du personnel (dure de l'indemnit, 6 mois, respectivement 12 mois). 3Programme d'occupation: (axe 4). Les possi-bilits suivantes sont envisages : a) Les communes connaissant un taux de chma-ge important mettront sur pied des pro-grammes d'occupation auprs de leur service de l'dilit ou par l'intermdiaire de leurs ser-vices sociaux et administratifs. b) Les bourgeoisies pourront galement organi-ser certains programmes dans le domaine fores-tier par exemple. c) Les sections valaisannes des principales uvres d'entraide (Croix-Rouge, Caritas, Pro Senectute, oo .) seront galement sollicites pour des programmes visant certaines catgories pr-cises de personnes, en profitant des expriences ralises par d'autres sections cantonales. d) Subsidiairement les services de l'Etat prpa-reront aussi des programmes d'occupation appropris. Il s'agira surtout de l'entretien des routes, de l'Office des cours d'eau, du Service des forts et paysages, du Service de l'environne-ment, mais aussi des Archives cantonales, de l'Administration militaire, du Service de l'infor-mation et des statistiques et du Service de l'informatique. Financement: 50 % par la LACI; 25 % par le canton; 25 % par l'organisateur. 4 Chmeurs gs ou invalides en fin de droit: (axe 5). Ds le 1" novembre 1992, les ch-meurs en fin de droit gs de 55 ans au moins ou qui appartiennent certaines catgories d'assu-rs particulirement touchs (invalides) rece-vront une aide cantonale. Actuellement, 10 % des chmeurs ont plus de 50 ans. Corinne Germanier et Jacques Darbellay Comment relever le dfi? Interview de M. Marco Dini La Suisse a longtemps t pargne par le chmage qui svissait de manire endmique chez nos voisins, depuis des lustres. Quelles sont les donnes nouvelles qui font qu'en moins de deux ans nous y soyons plongs? Les causes gnrales expliquent-elles qu'un canton comme le Valais avec ses diversifications dans le domaine du march du travail soit touch au mme titre que les autres rgions romandes? Il y a l sujet refiexion si fon veut non seulement soigner les effets ngatifs du chmage mais agir aussi sur les causes et tcher de trouver la plate-forme cono-mique la plus apte assurer une stabilit dans le secteur de l'emploi. Rsonances. Monsieur Dini, votre poste de chef du Service de tindustrie, du commerce et du travail vous permet de porter un regard de synthse sur la situation actuelle en Valais, dans le domaine du march du travail. Nous souhaitons en valuer tou-te la gravit dans la perspective de l'avenir proche - disons pour 1993 - mais aussi nous aimerions connatre votre point de vue SUI' les causes de cet tat de fait. Marco Dini. Bien sr, une telle plonge dans le marasme que nous connaissons aujourd'hui, qui nous atteint de manire si soudaine, aprs dix ans de haute conjoncture et de plein emploi, nous oblige une analyse rigoureuse de l'ensemble de la question car pour ragir avec quelques chances de succs, il faut d'abord comprendre le phnomne. Mais puisque vous dsirez connatre la gravit de la situation aujourd'hui et pour l'anne qui vient, voici quelques chiffres. Au moment oje vous parle - 15 octobre - on compte 4860 chmeurs en Valais. On dpassera les 5000 lorsque ce dossier paratra dans Rso-nances, mi-novembre. Ce nombre serait beaucoup plus lev si les saisonniers (2000) et les frontaliers (1000) qui tra-vaillaient chez nous ces annes dernires n'avaient fait dfec-tion cette anne. La deuxime partie de votre question porte sur les causes d'une telle escalade du chmage chez nous. On pourrait se dire que nous sommes victimes d'un phnomne qui touche encore plus rudement nos grands voisins europens et qu'il nous atteint par ricochet. Il y a sans doute de cela, mais il importe que nous ayons le courage de voir et de dnoncer avant tout les causes imputables notre propre situation. La gravit de cette rcession a aussi pour une part importante, son origine chez nous, en Valais. Car nous souffrons d'un dsquilibre sur le march du travail, sur lequel nous atti-rons l'attention des organismes responsables de notre conomie depuis plusieurs annes. Ce dsquilibre provient de la raison suivante: -le got de nos jeunes ne correspond pas tout fait aux besoins de notre conomie. l Pour bien saisir le problme, prenons l'exemple du tourisme qui reprsente notre carte la plus sre dans le contexte euro-pen. Qui dit tourisme, dit service une clientle. Cette clientle afflue chez nous. Mais parmi notre main-d'uvre indigne, trop de gens, de jeunes surtout, ne souhaitent pas s'engager dans des activits de service. Ils recherchent des orientations qui exigent moins d'investissement humain. Disons que face au choix de devenir cuisinier, matre d'htel ou fonctionnaire, dans le secteur public ou priv, 95 fois sur 100 nos jeunes optent pour cette dernire activit, attirs par les avantages immdiats qu'elle offre. Dans ces conditions, il est difficile de former de VI'ais entrepreneurs dans le secteur du tou-risme qui reprsente pourtant un grand potentiel d'emplois pour l'avenir. R. Cet tat de fait maintes fois dplor pal' des responsables de notre conomie ne semble pas devoir voluer rapidement. Alors quelle alternative esprer ou, quelle stratgie imaginer pour offrir des dbouchs notre jeunesse? M. D. Aprs le tourisme, la deuxime stratgie est l'industria-lisation. C'est sur ce plan-l d'ailleurs que le Valais a ralis les plus grands efforts ces dernires annes pour amliorer les conditions-cadres d'une politique industrielle. RSONANCES NOVEMBRE 1992 Citons en particulier: l'Ecole d'ingniew's CIMTEC - Valais (promotion de l'in-novation et de la dif fusion de nouvelles technologies). - toute la politique mene par SODE VAL. Certes ces coles, ces organismes permettent de former un capital humain de haute qualit mais ..-=======~-on ne pourra pas, par ce biais-l crer des places de travail. Beaucoup de ces jeunes de haut niveau risquent donc de devoir chercher du travail ail-leurs. Je ne dis pas qu'il faut choisir entre l'une ou l'autre de ces deux strat-gies (tourisme et industrialisation); on doit mener les deux de front, mais la premire pourrait offrir rapidement des dbou-chs tandis que la deuxime exige beaucoup d'efforts pra-lables pour amliorer le climat industriel et permettre une implantation de places de travail. En rsum, nous dplorons un certain manque d'audace chez nos jeunesl. Or c'est le got du risque qui peut pousser quel-qu'un prendre des initiatives pour crer les petites et moyennes entreprises si importantes dans la perspective d'une stabilit de l'emploi. Les PME sont indispensables la consti-tution d'un tissu industriel capable de rsister sans trop de dommage des rcessions comme celle que nous vivons. On a dit que cette crise tait davantage structurelle qu'cono-mique. Ce dont nous venons de parler envisage en effet l'aspect structurel de notre politique conomique. C'est dans ce sens que nous devons orienter le dveloppement de notre canton. R. Aprs ce tour d'horizon qui montre SUI' quelle toile de fond s'inscrit la ralit conomique actuelle, j'aimerais connatre quelle philosophie inspire votre programme de lutte contre le chmage (ce programme est dvelopp ci-aprs, p.ll). M. D. Je pourrais vous rpondre en une phrase par une mani-re de slogan qui rsume la dmarche du Gouvernement valai-san: L'intgration passe avant la rente. Ce qui signifie qu'il est inutile de vouloir d'une manire unilatrale renforcer le dispositif pour venir en aide aux chmeurs par des indemnisa-tions toujours plus performantes, car par ce moyen on ne s'attaque pas la racine du mal. C'est comme en mdecine, le RSONANCES - NOVEMBRE 1992 remde superficiel supprime la douleur et tranquillise le patient. Ce dernier risque de s'assoupir dans une fausse scuri-t mais la maladie, anesthsie seulement, poursuit sournoise-ment son cours. Notre programme de lutte se propose de rencontrer les ch-meurs, de connatre leur situation individuelle pour les aider se rinsrer dans le circuit conomique. Je n'insiste pas puis-qu'une partie de ce dossier y est consacr (voir p. 11). R. J'ai constat, ds le dbut de notre entretien, que vous ne vous contentez pas de diriger votre service en vous assurant que tout fonctionne au mieux. On sent que vous vous impliquez fond dans la dmarche que vous entreprenez en collaboration avec le Service de la formation professionnelle, l'Orientation professionnelle, les caisses de chmage, les autorits commu-nales, les prposs l'Office communal du travail. Vous avez l'ail' inquiet la pense qu'un ou l'autre rouage du dispositif mis en place sous l'impulsion de M. Deferr, chef du Dparte-ment de l'conomie publique, puisse ne pas fonctionnel' au mieux. Pouvez-vous nous faire part de vos soucis? M. D. Toute cette action dpend de la collaboration des communes. Le succs de notre entreprise tient la qualit d'accueil et d'encadrement des chmeurs. A ce niveau, le rle du prpos l'office communal du travail est dtermi nant. Il voit chaque semaine tous les chmeurs de son secteur. Lui seul peut au dpart les motiver, les aiguiller dans la bonne direction en tenant compte du plan de rintgration mis en place (voir ci-aprs p. 11). Pour l'instant on constate qu'en dpit de quatre sances d'information diriges par M. Deferr et destines aux prsidents de communes regroupes par rgion, celles-ci ne s'engagent pas fond dans la mission qu'on leur confie, Comment les sensibiliser cette tche nouvelle si importante? Tel est mon premier souci. Mon deuxime souci c'est celui d'un service de place-ment plus efficace. Croire que depuis l'Office cantonal du travail on peut faire du placement est une illusion, Il faut connatre la personne pour pouvoir la placer, Pour tre efficace, on doit inventorier les places vacantes en collaboration avec les entreprises et avec les bureaux privs de placement, Cela doit s'envisager dans une rgion socio-conomique donne (bassin de l'emploi), Financer un poste de placeur en plus par un groupe de communes c'est beaucoup plus rationnel que de se contenter de la solution de secours qui consiste passer la caisse pour une allocation complmentaire cantonale. Si ce message pouvait passer auprs des com-munes, on viterait beaucoup de chmeurs parvenus en fin de droit de tomber l'assistance publique c'est--dire la char-ge des communes, Mon troisime souci, toujours dans la perspective que l'int-gration passe avant la rente, serait que d'ici au printemps pro-chain, les communes qui ont beaucoup de chmeurs et donc ris-quent d'avoir bientt beaucoup de chmeurs en fin de droit, mettent sur pied des programmes d'occupations adapts leurs besoins et leurs possibilits, En occupant ces chmeurs, les communes ralisent des travaux utiles pour elles, pour un cot modique (25 % seulement leur charge), les personnes engages dans cette action sont occupes d'une manire intelli-gente et, si on ne peut pas les rinsrer dans un circuit normal, elles peuvent nouveau, au bout de 6 ou 12 mois, s'inscrire au chmage, R. Par rapport aux jeunes, comment voyez-vous la situation? M. D. On rflchit en ce moment une solution qui consiste-rait aider les jeunes munis d'un CFC et qui ne trouvent pas d'emploi poursuivre leur formation, Il n'existe pas actuelle-ment d'indemnits prvues pour cela, On comptait fin sep-tembre 340 jeunes ayant termin leur formation professionnel-le, sans emploi, C'est 250 de plus qu'en juin, Cela signifie que sur les 2300 jeunes qui ont achev leur formation cet t, plus de 10 % n'ont pas trouv d'emploi, Je tiens dire que le projet actuellement en consultation appe-l maturit professionnelle reprsente une chance pour nos jeunes pal' les ouvertures qu'il leur offre, R. Monsieur Dini, au nom des lecteurs de Rsonances, je vous remercie de la peine que vous avez prise pour nous prsenter ici un tableau cohrent du grave problme abord dans ce dossier, Je vous sais gr tout particulirement de nous avoir communi-qu, au-del des informations objectives, votre point de vue per-sonnel, sans hsiter nous faire partager vos inquitudes en nous livrant le fond de votre pense, Marco Dini chef du service de l'industrie, du commerce et du travail Propos recueillis pal' Jacques Dm'bellay 1 A cette remarque de M, Dini fait cho ce constat de M. Ber-nard Ravet interrog pal' l'Illustr du 21 octobre 92, N 43, La question pose M, Ravet porte sur la relve dans le sec-teur culinaire, ", ce qui fait dfaut, aujourd'hui, c'est la motivation, Le mtier de cuisinier est sacerdotal. Les jeunes ont de la peine se dire: un mtier d'abord, les copains ensuite, Ils veulent les deux en mme temps, Avec la cuisine, a n'est pas possible" Le choix des mtiers risque de se restreindre, Les jeunes rapprendront le got de la lutte, Enfin, je l'espre", )' M, Bernard Ravet parle en connaissance de cause, Propritaire et chef de l'Ermitage Vufflens-le-Chteau, il vient d'tre dsi-gn cuisinier de l'anne, RSONANCES - NOVEMBRE 1992 Modle d'aide la rintgration professionnelle Dans le cadre du dcret urgent en faveur des personnes sans emploi, l'Office d'orientation professionnelle du Valais a mis sur pied un programme d'aide la rintgration professionnelle, Cette opration implique une troite collaboration entre le Service de l'indus-trie, du commerce et du travail et le Centre de formation professionnelle de Sion, RSONANCES - NOVEMBRE 1992 OBJECTIFS DU PROGRAMME Intgralement financ par la LACI, le programme d'aide la rint-gration professionnelle poursuit 3 buts: permettre si ncessaire des per-sonnes sans emploi de reprendre confiance et de faire l'inventaire de leurs potentialits; - les accompagner le cas chant dans la recherche d'une orientation ou d'une rorientation conforme leurs gots, aptitudes et en accord avec les possibilits de rinsertion; - apporter une aide la ralisation de leur projet si cela s'avre ncessaire, Modle d'aide la rintgration B C1 D E PERSONNEL Prposs Animateurs Cl C2: animateurs C3: organismes existants Conseillers dvolus aux CIO Organismes existants et 1 ri, - ~ 1 dvelopper Les alinas suivants dcrivent chaque phase du modle selon les lettres repaires. A, Information pralable Les prposs communaux au chmage informent les intresss de la structure mise en place. Ils prennent les inscrip-tions pour les sances d'information et de sensibilisation. L'information est galement transmise par la presse locale. B, Sances d'information et de sen-sibilisation Organises rgulirement par les ani-mateurs de rintgration dans chaque rgion ces sances durent une matine. Elles s'adressent des groupes de 10 12 personnes en qute d'emploi. L'animateur suscite un change d'exp-riences, il informe sur la structure mise en place et propose une palette de dmarches personnelles, A l'issue d'une sance, les participants peuvent s'inscrire selon leurs besoins et leurs motivations 3 types de presta-tions: Cl. Recherche d'information Dans le cas o seule une information sur les professions, recyclage, stages et ouvertures professionnelles s'impose et que l'intress est suffisamment autono-me, il est invit se rendre au CIO le plus proche ou, en l'absence d'un tel centre, auprs de l'Office d'orientation, C2, Besoins prcis: stages cow'ts Lorsqu'un approfondissement s'avre utile, des stages de courte dure sont organiss la suite d'une sance d'infor-mation et de sensibilisation (recherche d'emploi, entretien d'embauche, prci-sion des objectifs), Ces stages se rpartissent sur une cour-te priode (1, 2 ou 3 matines) en prin-cipe, C3, Stages de rintgration profes-sionnelle Ces stages, d'une dure de 50 80 heures, s'adressent des personnes qui ncessitent une aide plus importante, Ils favorisent le processus de rintgration professionnelle en se basant sur 3 axes: 1, bilan personnel: valuation des apti-tudes, des attitudes et des intrts individuels; 2. acquisition d'outils: constitution d'un dossier d'embauche, connaissances juridiques; 3, connaissance du monde du travail: information professionnelle (utilisa-tion des CIO), visite d'entreprise, stages pratiques en entreprises, Ces stages sont organiss en principe par des organismes privs: Femmes-Rencontres -Travail (FRT), Intgration Pour Tous OPT)." D, Centre d'information et d'orien-tation (CIO) Les CIO offrent aux adultes les presta-tions suivantes: - informations approfondies SUI' tous les mtiers, coles, professions et fonctions professionnelles; - recherche adapte selon un concept dvelopp l'intention des adultes (adult'info); - Information SUI' les places dispo-nibles, les places de stages, SUI' la structure professionnelle de la rgion; - informations SUI' les possibilits des autres rgions valaisannes et suisses; - information et conseils SUI' les cours suivre pour une rinsertion, Ces centres sont conus essentiellement pour des adultes, Monthey et Martigny disposent dj de leurs propres CIO, Ceux de Sion et de Sierre sont en projet, RSONANCES . NOVEMBRE 1992 Dans l'immdiat, l'Office d'orientation professionnelle donne les informations de base pour le Valais central. E, Cow's de formation Une srie de cours sont mis sur pied par les coles professionnelles, Un large programme recouvrant tous les secteurs professionnels est propos: - cours de soudure; - cours de service pour la restauration; cours spcifiques organiss pour des mcaniciens, menuisiers, maons"" Le centre professionnel de Sion assure la mise sur pied de ces cours pour la partie romande du canton, Les autres instances publiques et prives qui dis-pensent des cours utiles sont galement recenses et leur offre propose aux RSONANCES . NOVEMBRE 1992 demandeurs d'emploi selon leurs besoins, F, La rintgration Elle demeure le but premier de tout le modle, En plus de l'amlioration de l'aptitude au placement, ces mesures aident les chmeurs structurer leur temps d'inactivit force et le mettre profit, Ce modle a dmarr en octobre 1992; plus d'une centaine de personnes ont dj profit de cette offre fin octobre, Nous remercions les lecteurs de Rsonances de faire connatre cette structw'e autow' d'eux, Maurice Dirren directeur de l'Office d'orientation professionnelle Adresses utiles: Office d'orientation scolaire et professionnelle du Valais romand Avenue de France 23 1950 Sion Tl. 027/22 36 41 CIO du Chablais valaisan Place centrale 3 1870 Monthey Tl. 025/71 61 36 CIO de la rgion martigneraine Rue de l'Htel de Ville 14 1920 Martigny Tl. 026/2122 03 Rintgration professionnelle Av, du Rothorn 13 3960 Siel'l'e Centre de formation professionnelle Avenue de France 25 1950 Sion Tl. 027/23 34 02 Formations et emplois des universitaires valaisans Le domaine universitaire valaisan est caractris par le contraste entre l'troitesse du march et le flux impression-nant des tudiants. L'migration des universitaires valaisans constitue un phnomne connu. Incapacit de l'conomie cantonale d'intgrer professionnelle-ment ses ressortissants? Volont de non-retour au pays des diplms universitaires valaisans? Et plusieurs autres interro-gations de diverses natures, maintes fois poses n'ont pas obte-nu de rponse satisfaisante. Une srie d'tudes partielles et des constats rcents permet-tent de relancer la rflexion face aux restructurations cono-miques qui s'imposent, pour tenter de crer des liens plus tnus entre la politique de formation et la restructuration de notre tissu conomique. Premire interrogation: que reprsente ou pourrait reprsenter le potentiel universitaire valaisan par rapport notre popula-tion active? Quelques donnes statistiques contenues dans cet article per-mettent de situer le cadre gnral. En voici la table des matires: 1. Etudiants valaisans dans les Hautes Ecoles suisses Etudiants valaisans dans les Hautes Ecoles suisses selon le sexe Etudiants valaisans dans les Hautes Ecoles suisses selon le groupe d'tudes 2. Les emplois universitaires en Valais: potentiel gnral Les universitaires et la cration d'entreprises en Valais L'exode des cerveaux, l'migration et le non-retour des tu-diants valaisans: une hmorragie 3. Formation et recherche en Valais: de nouveaux secteurs d'activits. 600 500 1. TUDIANTS VALAISANS DANS LES HAUTES COLES SUISSES /./ ~ E~u ./ _ . _ _ ~ .. ~ .- .... .. Ge 400 - _..-'".,... Lucerne (Lu) Ble-Ville (Bs) St-Gall (HSG) Zurich (Z) Berne (Be) Fribourg (Fr) Genve (Ge) Lausanne (Lau) Neuchtel (Ne) Ecole polytech. rd. Lausanne (EPFL) Ecole polytech. rd. Zurich (EPFZ) Les chiffres pour le semestre d'hiver 91/92 sont les suivants: 68 (Z), 326 (Be), 698 (Fr), 584 (Ge), 676 (Lau), 67 (Ne), 348 (EPFL), 249 (EPFZ). RSONANCES . NOVEMBRE 1992 TUDIANTS VALAISANS DANS LES HAUTES COLES SUISSES SELON LE SEXE 3500 3000 2500 2000 ___ ~ ___________ _____ ____ ____ . _._---- - ____ -- 1945 1500 1000 500 ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ;;; :; :2 Chiffres pour 1991/92: Total 3111 Hommes 1945 Femmes 1166 TPDIANTSVALAISANS DANS LES HAUTES ECOLES SELON LE GROUPE D'ETUDES 400 Sc: ~con.400 ::: Philo .. langue litt .. cultures -..' ''''' - - ..- ..- - - ::. ::: ,... -:::: : ~~: ;.- __ -' .-:: rtlll' 267 250 200 150 100 .. ....... - .... - - Sc:"So.t sport / / Selon les indicateurs de l'enseignement en Suisse (document indit de l'OFS/CDIP), la position des tudiants universitaires valaisans se caractrise notamment comme suit selon 4 indica-teurs: - Le taux de maturit pour les classes d'ge concernes (1990) est en Suisse de 13% 13% pour les hommes 13% pour les femmes En Valais, il se situe 14% 15% pour les hommes 13% pour les femmes. - Le taux d'entre universitaire pOUl' les classes d'ge concer-nes (1990) est en Suisse de 15% chez les hommes (env.) 10% chez les femmes. En Valais, il se situe plus de 15% chez les hommes 12% env. chez les femmes. Ces taux placent le Valais lgrement en-dessus de la moyenne suisse ce qui est le cas de tous les cantons romands (Fribourg except, pour les hommes). - Le tallX d'abandon (1991) universitaire, en Suisse, se situe entre 40 et 45% chez les hommes entre 25 et 30% chez les femmes. Pour les valaisans, il se situe entre 25 et 30% chez les hommes 35% env. chez les femmes. Le taux global d'abandon est suprieur celui du Valais dans 6 cantons (AI, OW, BS, SO, FR, GE). - Diplmes universitaires (1990) En pourcent de la population de la mme classe d'ge, les valaisannes et valaisans diplms universitaires se situent lgrement au-dessous de 8%. Dans les autres cantons romands -Fribourg except- le taux est plus lev qu'en Valais. Le taux suisse dpasse le 6%. Enregistrent un taux suprieur celui du Valais les 9 cantons suivants: UR, NW, BS, BL, GE, TI, NE, VD, JU, dont 5 non universitaires. 2. LES EMPLOIS UNIVERSlTA}RES EN VALAIS: POTENTIEL GENERAL Sur le plan cantonal, les recensements fdraux permettent de situer la part des universitaires dans l'ensemble de la popula-tion active du canton. Le recensement fdral de 1990 -pas encore disponible - don-nera sans aucun doute des renseignements pertinents sur l'volution des emplois universitaires en Valais depuis l'tablis-sement du recensement de 1980, par secteur conomique. Afin d'actualiser les donnes, quatre tudes ont t effectues par le DIP (Valais-Universits) entre 1988 et 1991 afin de son-der les prospectives sur le march de l'emploi pour les jeunes universitaires valaisans. Deux de ces tudes abordaient le march du travail de manire gnrale en analysant dans tous les domaines susceptibles d'intresser un universitaire (milieux conomiques, adminis-trations, enseignement, mdecine, architecture, gnie civiL): - O. Burgener Emplois universitaires en Valais. Bilans et perspectives. Sion, juillet 1988. DIP Gilbert Fournier. - P. Bergamin Etude sur les possibilits d'emplois et de stages dans le HautValais. Vige, 1988. DIP Kurt Grnwald. Deux autres recherches ont, quant elles, cibl leur champ d'investigation: - A. Mel'moud Emplois universitaires en Valais. Bilans et perspective dans le secteur des lettres et des sciences sociales. Sion, 1990 DIP Gilbert Fournier. Cette tude, relative au secteur des lettres et des sciences sociales, analysait, en 1990, le march de l'emploi potentiel dans les domaines professionnels suivants: administration can-tonale, coles prives, culture, presse, publicit, agences de pla-cement. Ces domaines recouvrent plus au moins le champ d'activit potentiel pour ce type de licencis; elle compltait donc les premires tudes gnrales. Des possibilits peu nombreuses existaient dans l'administra-tion et la presse tandis que les autres secteurs susmentionns n'offraient aucun dbouch notable. RSONANCES . NOVEMBRE 1992 rpt - F. Crettenand Emplois universitaires en Valais. Bilan et perspectives dans le secteur sciences conomiques et commerciales. Sion, juin 1991. DIP Gilbert Fournier. Ce rapport, ralis en 1991, se proposait de cibler la demande potentielle de travail manant de 15 secteurs de l'conomie valaisanne l'gard de jeunes licencis en sciences cono-miques. Cette enqute dmontrait qu'il existait en 1991 une demande de travail en Valais se chiffrant environ quarante emplois potentiels de 1991 1993 pour des licencis en conomie mais axe sur les secteurs suivants: grandes entreprises (plus de 200 personnes), banques, assurances, fiduciaires, enseigne-ment. Une approche systmatique de tous les secteurs fait encore dfaut. LES UNIVERSITAIRES ET LA CRATION D'ENTREPRISES EN VALAIS Par ce titre, nous entendons l'analyse des effets de retour apports par les universitaires valaisans en matire de cra-tion d'entreprises ou de bureaux sur sol valaisan. A quelles conditions les investissements en ressources humaines consen-tis par le canton sont-ils rentables aujourd'hui? le seront-ils demain? Pour crer ou innover, il faut avoir le got du risque, bnficier de know-how, trouver des capitaux et une main-d'uvre ad-quate, bref l'esprit d'entreprise (En guise de conclusion, les auteurs notaient que cette enqute n'avait malheureusement qu'un caractre limit, ne touchant que les anciens universitaires qui ont bnfici d'une aide de l'Etat. Des comparaisons dans le temps montrent une volution posi-tive avec l'analyse de la seconde tude datant de 1989. Quelques comparaisons peuvent tre esquisses pal' la mise en relation de ces deux analyses. A douze ans d'intervalle, on observe, qu'en 1989 71,4 % souhaitent revenir en Valais; 13,6 % sont indcis; 15 % ne souhaitent pas revenir. Ces pourcentages indiquent une volution assez nette: le 20,68 % est tomb 15 % pour ceux qui ne souhaitent pas revenir; le 62,7 % est mont 71,4 % pour ceux qui souhaitent reve-nir en Valais. Malgr les techniques de sondages, cette volution est fort significative. Parmi les raisons voques pour le non-retour, le manque de dbouchs demeure l'obstacle majeur. Il ressort du constat gnral observ auprs des tudiants du Haut-Valais que la plupart souhaitent l'entrer en Valais. Dans les arguments cits comme favorables au retour, on souligne les liens familiaux, de connaissances ou d'amis, et le contexte naturel du pays. Ces mmes constats se vrifient dans l'analyse des rponses des tudiants du Valais romand. Notons enfin que, en 1988-89, le total des tudiants valaisans s'lve 2575. Les boursiers interrogs pal' l'enqute, au nombre de 1420, reprsentent donc le 55 %, et les rpondants, soit 618 / 1420, 44 % et 618/2575 = 24 %. Au rythme de plus de 300 diplms universitaires pal' anne, que dire du retour au pays de nos universitaires? Les recensements fdraux indiquent clairement que le taux d'accroissement des universitaires actifs en Valais est trs loin de suivre celui de nos tudiants s'expatriant pour leurs tudes. L'volution, produite entre 1987 et 1991, du nombre des uni-versitaires ayant pass lew's examens finals est la suivante: Sciences humaines Sciences naturelles Mdecine Sciences techniques 1987 1991 194 49 82 36 Progression en % 279 + 43.8 % 63 + 28.6 % 67 - 18.3 % 50 + 38.9 % RSONANCES . NOVEMBRE 1992 .... Paralllement, on peut situer le l'apport entre les effectifs des tudiants et la population active du canton. Pop. active Effectifs d'tudiants En % 1980: 1985: 1991: 97540 104530 * chiffre pas encore disponible 1744 2306 3111 1.8% 2.2% 3. FORMATION ET RECHERCHE EN VAl4IS: DE NOUVEAUX SECTEURS D'ACTIVITE Depuis quelques annes, une quinzaine de centres de recherches ou instituts ont mis sur le march valaisan un cer-tain nombre d'emplois de haut niveau. C'est ainsi qu'une cinquantaine d'emplois ont t crs entre 1988 et 1992 pal' une quinzaine d'institutions, majoritairement dans des secteurs de recherche. Ce dveloppement devrait - terme - amliorer les effets de retour. La relative pauvret du canton dans les domaines de recherche et dveloppement entranant des difficults, voire des impossi-bilits de mobilit des cadres vient s'ajouter aux motifs prc-demment voqus. Pal' ailleurs, la formation continue, sur place, demeure encore peu riche. La cration de ces instituts et centres de comptences vise attirer d'autres entreprises ou bureaux d'tudes pouvant tra-vailler en synergie avec eux. Ils devraient stimuler - par l'exemple -le retour d'universitaires en Valais dsireux, non seulement de s'occuper de recherches, mais de crer des activi-ts conomiques gravitant ou non autour de ces ples. Les aspects lacunaires de l'environnement socio-culturel et technologique du canton jouent un rle non ngligeable que la politique Valais-Universits voudrait attnuer. 1 Enqute sur l'activit des bnficiaires de bourses et de prts d'honneur et leur retour en Valais:. Sion, dcembre 1989. Gilbert FOURNIER, Dominique MORAND, Kurt GRUNWALD, Dominique RUPPEN. Gilbert FOURNIER Dlgu cantonal Valais-Universits, septembre 92 4. RFRENCES - Statistique des tudiants valaisans Evolution Bilan Prospectives Priode 1981-1996 DIP D. Morand/G. Fournier 1989 RSONANCES . NOVEMBRE 1992 - Rsonances n 51 janvier 1989 DIpORDP Articles divers pp. 2341 Auteurs: M. Dirren, C.H. Amherdt, G. Fournier, O. Burgener - Etudes sur l'emploi des universitaires en Valais - - Emplois universitaires en Valais. Bilans et perspectives DIP 1988 O. Burgener, G. Fournier - - Emplois universitaires en Valais. Bilans et perspectives dans le sec teur des lettres et des sciences sociales. DIP 1990 A. Mermoud, G. Fournier - - Emplois universitaires en Valais. Bilans et perspectives dans le secteur des sciences conomiques et commerciales, DIP 1991 F. Crettenand, G. Fournier - Etude sur les possibilits d'emplois et de stages dans le HautValais. Vige, 1988. DIP. Pel' Bergamin, Kurt Grnwald - Recensement fdral de la population 1980 - OFS, Bern, Publications annuelles Statistiques des tudiants - Enqute sur l'activit des boursiers, et leur retour en Valais DIP 1989 DIP D. Morand, G. Fournier, K. Grnwald, D. Ruppen. - Die knftige Nachfrage nach Arbeitskriiften auf dem Oberwalliser Arbeitsmarkt. Vige, aot 1992. Peter Fm'ger, mandat pal' l'IWS. - Les indicateurs de l'enseignement en Suisse. CDIP/OFS. Septembre 1992. Document indit c H o s Rencontre avec Alexis Giraud entre chiens et loups ... Cinq heures du matin, Alexis Giroud prend rendez-vous avec l'criture. En prambule il se laisse capter par l'entretien et le bien-tre que lui offre chaque matin. Six heures et son bagnard flambe, la journe est dj avance ... Le temps lui appartient. La nuit pro-fonde et l'aube inavoue l'ont confir-m dans sa paternit non seule-ment strictement familiale mais encore scripturaire. Blotti dans son nid d'aigle, Alexis Giraud accouche d'une criture .. . "Allez Qu'Six dploie un ballet aux mille sens, une respiration cervicale "qui laisse exprimer l'enfant qui est en lui. Cet auteur habitu ds son plus jeu-ne ge aux calembours paternels a gard le got du jeu, de cette ritour-nelle de mots-cls ouvrant sur une multitude de facettes surprenantes parfois, souvent coquaces: "Le mari de Marie, qui on dit Aubin Est, dit-on, trs marri, lorsqu'elle lui coule un bain. Car la femme d'Aubin, qui l'on dit Marie Coule, dit-on, trs cool, un bain dit bain-marie. Je sais pas si c'est clair, prcis dans vos esprits, Car la femme d'Aubin n'est pas Claire, c'est Marie. Et si Aubin au bain joue les maris marris, C'est ben parc'que Marie l'a mis au bain-marie ... tir de Aubin et Marie Alexis Giroud aime citer Raymond Devos ,Je recherche la signification trouble des mots". POUl' l'auteur, il s'agit de comprendre derrire les mots un fait double ou triple ... En jouant avec les sens des mots cela devient trouble et "cela en est presque troublant sans tre un crit hermtique". "L o c'est fort, quand le jeu de mots n'est plus un simple jeu de mots gra-tuit, mais quand il participe la construction d'un monde imaginaire rel, d'un univers fond sur les mots". 17 heures. J'attends patiemment l'arrive d'un personnage! Qu'est-ce qui distingue un ensei-gnant d'un autre enseignant? Celui-ci tient, blotti entre ses doigts, un livre. Et le livre aperu, crit de sa main, vient juste de sortir des presses de l'imprimerie VB Sion. Il porte un titre modu-lable: "Cris et dits crits et ind-dits ou "Indits cris crits et dits" ... Peu banal et pas trs ordi-naire de rencontrer un enseignant avec son livre qui crie crit sous le bras! Pour l'atteindre, c'est simple, un coup de fil! Il Gt Roux vous ne pensez pas mais l'audace en vaut la peine puisque cet enseignant notre collgue, a crit une mine d'or cible pour les enfants, enfants - acteurs, enfants-tout public. Qu'est-ce qu'on attend pour le harceler "Trois fois trois "foi >>>> en cette approche de Nol par exemple? Aujourd'hui, rencontrer Alexis Giraud c'est prendre rendez-vous avec l'amour de la vie, des autres, du matin, du ciel gris, du jour crer; et c'est entrer en harmonie profonde d'o sourd une srnit, une paix fondamentale qui a quelque chose voir avec Dieu et avec une nergie cosmique parente Joseph Murphy. Depuis longtemps il a ouvert les frontires de sa classe ... il se situe entre deux mondes, orient jusqu'en Colombie par l'intermdiaire de l'Organisa-tion Moi pour Toit. Il rve d'un best-seller pour amliorer la qualit de vie des pauvres de l-bas ... Ici, pour le rappeler, mettez "Bas noir et carr blanc et vous le retrouverez! Marie-Claude Dubosson RSONANCES - NOVEMBRE 1992 .... Quatre personnages en qute d'auteur Rservations: Office du tourisme, Sion RSONANCES . NOVEMBRE 1992 Alexis Giroud, l'crivain ... C'est celui qui cre des textes de chansons, des monologues humoris-tiques ou des sketches devosiens. Citons pour mmoire le fameux "Je crois encore au Pre No jou plus de huitante fois en Suisse Romande, ou le "Aux Vendarmes et aux Geleurs qui a connu pratiquement le mme succs, alors que le dernier-n "Un U dans ['Q en est pour l'heure sa trentime reprsentation. On pourra le dguster dans le courant du mois de dcembre, Martigny o plusieurs reprsentations seront donnes en faveur de l'Action "Moi pour Toit". Alexis Giroud, l'acteur ... C'est celui qui a fond le Cabaret "Bas noir et carr blanc" avec lequel il peut donner corps ses textes. Le "trio infernal" comme le titrait dernirement un de nos quoti-diens est complt par Andr Vouilloz, qui compose les musiques des chansons et Alex Solliard, redoutable comdien capable de prendre tous les accents, mme celui de Savise! Alexis Giroud, le mettew' en scne ... C'est celui qui a fond l'Atelier-Thtre dans sa valle de Bagnes et qui monte un spectacle par anne avec plus de septante enfants des classes primaires et secondaires. Il a cr l'anne passe un merveilleux spectacle inti-tul "Au Royaume de S~) dont il a sign le texte. La musique tant de Jacky Lagger. Il se lance cette anne dans une nouvelle aventure originale puisqu'il va faire revivre certaines lgendes de sa valle en mettant en scne un groupe d'ans aux cts des enfants. Alexis Giroud, la plume au service du cw ... C'est un trs beau livre intitul .Cris et dits crits et indits". Un recueil lire en famille, haute voix, avec l'accent et le sourire. Un livre qui se vend pour venir en aide aux enfants de la rue colombienne. Un livre qui s'achte chez lui ou la fin d'un de ses spectacles. Spectacle ne pas manquer! Pour ces quatre personnages, une seule adresse: 1934 Le Chble 026/36.20.49 CONCERT DE BIENFAISANCE EN FAVEUR DE CENTR'AIDE Cathdrale de Sion Jeudi 19 novembre 1992 20 h 30 Petite messe solennelle de Rossini Chur NovantiQua sous la direction de Bernara Hritier Solistes: Naoko Okada, soprano Annelise Thodoloz, mezzo soprano Christophe Einhorn, tnor Claude Darbelley, basse Piano: Isabelle Fournier Harmonium: Silvria Alter Animation ACM: CRATIONS La revue "Crations de juin, juillet, aot 1992 est consacre aux techniques d'art plastique: drawing gum, encres, monotype, craies, peintu-re, collage, dcoupage, crayons, fusains, ... et mme la cacatatouille sont richement illustres par des uvres d'enfants. "Que ce soit l'cole, que ce soit la maison, dans un centre de loisirs, de vacances, dans un atelier, l'individu doit tre en situation de recherche et non se sentir ligot, limit la simple acquisition d'un savoir-faire, sous la coupe d'une autorit quelconque. Cration N 2 "Il s'agit, au lieu de dnaturer l'expression enfantine en la corrigeant par modles orthop-diques interposs et en la soumettant aux "effets crasants de la culture, de la librer, d'en per-mettre l'intgrale manifestation B. Duborgel. Venez la consulter l'ORDP ou l'OmS de St-Maurice oms ST-MAURICE Chers enseignants, profitez des archives et des nombreux documents mis disposition par l'Oms de St-Maurice. Je vous propose particulirement "Textes et Documents pour la Classe, archivs depuis 1977. Ce sont des dossiers prpars pour la clas-se, bien illustrs et complets. L'ide TDC est un hebdomadaire dit par le Centre National de Documentation Pdagogique (CNDP) franais. Chaque semaine un sujet d'actualit ou un thme en rapport avec les sries suivantes est trait: Sciences et techniques Dcouverte du monde d'hier et d'aujourd'hui Arts et lettres Formation du citoyen Ces dossiers s'intgrent dans les programmes diffrents niveaux: lmentaire, sixime, CO ... . , ( , Une vritable encyclopdie Grce une bonne table des matires vous retrouverez rapidement le dossier que vous dsi-rez. Exemple sous "Arts et lettres plusieurs chapitres apparaissent: Ecrivains et uvres Posie pour tous Genres littraires Arts plastiques Architecture Musique Expression Divers Dcouverte du monde d'hier et d'aujourd'hui: Gographie Histoire Antiquit Moyen Age France Le monde Peuples et civilisations Formation du citoyen: Phnomnes de socit Faits conomiques et politiques Europe Loisirs Sciences et techniques: Le monde vgtal Le monde animal Technique et technologie La plante terre Sciences Mdecine, nutrition Energie Toutes les matires scolaires sont dveloppes dans ces dossiers. Pour vous motiver, voici un aperu de "Posie pour tous o une quarantaine de dossiers existent: Posie: Le temps L'amour Mots croquer Le cirque Les quatre saisons Les animaux Le voyage Le temps d'un jour Des Antilles et de la Guyane Belge de langue franaise qubcoise Chaque dossier est illustr soit par de belles photos, soit par des uvres d'art. La forme Deux parties distinctes mais complmentaires: a) Le dossier: Une quinzaine de pages abondamment illustres en couleur, sont, consacres un sujet prcis. L'quipe rdactionnelle de TDC, pour les besoins de chaque dossier, fait appel des spcialistes du sujet. Le dossier est trait dans un style clair et prcis. Les documents sont soigneusement slectionns et clairement prsents, ils vont au cur du sujet et ouvrent des pistes de travail. L'iconographie originale, constitue un compl-ment pdagogique. De plus, vous disposerez, la fin de chaque dos-sier, d'une bibliographie qui vous permet, si vous le souhaitez, d'approfondir le sujet. b) Pow'l'lve: Complment indispensable du dossier, c'est la partie rserve aux lves. Elle se prsente de diffrentes faons: Soit sous la forme d'un mini-dossier de 8 pages, illustr de photos, de croquis, de dessins explica-tifs, de textes complmentaires qui ne donnent pas seulement lire mais surtout faire. Soit sous la forme d'un grand poster original qui peut tre affich SUI' les murs de la classe, pour le plus grand plaisir des enfants et pour une appro-priation collective du savoir. Un matriel pdagogique, rdactionnel et icono-graphique complet pour prparer vos cours, mettre jour vos connaissances, apprendre et faire des exposs ... Bonne lecture Corinne Germanier RSONANCES - NOVEMBRE 1992 .... Comment s'appelle ton petit copain noir? demandait un pre son fils dans un reportage diffus rcemment la tlvision. Le mme ne voyant pas de qui il tait question, son pre insiste. Puis le:Ah, celui qui a toujours un pull bleu? Et voil. Il y a ceux qui portent un pull bleu, ceux qui aiment les maillots jaunes, verts ou rouges ou violets. On est bleu dans le spectacle. En bleu, en rire et en jaune. Denis Maillefer, metteur en scne . Pas de problmes La Commission culturelle de la socit pdagogique valai-sanne a invit en septembre dernier le thtre Claque de Lausanne prsenter sa pice Pas de Problmes qui met en scne les difficul-ts existentielles rencon-tres par les enfants mi-grants. L'action de cette pice se situe en Australie, mais l'histoire peut tre transpose dans d'autres pays et ses personnages sont universels dans leur comportement face aux difficults qui les accablent. capter l'intrt des enfants par ce thtre imaginatif et moder-ne, conu la faon d'un clip. Je suis sr que les jeunes spec-tateurs s'identifient rapide-ment Matt y, cette fillette pleine de malice et panouie qui doit brutalement quitter son milieu pour affronter un monde nouveau qu'elle juge hostile parce que diffrent. La rflexion sur le dracinement est amene avec beaucoup de finesse, de sensibilit. Un spec-tacle dont l'humour du dbut fait progressivement place L'arrive dans nos classes de nombreux lves tran-gers,due la mobilit cono-mique pose de nouveaux problmes l'intrieur de tous les pays. Le thme du dracinement et de l'intgra-Matt y, une courageuse et gaie petite paysanne, est malheu-reuse d'avoir d quitter son coin de campagne pour aller la ville. Elle se mure dans un silence farouche qui dclenche des ractions violentes de la part de son entourage. Puis elle ren-contre Binh, une petite vietnamienne frachement dbarque sur territoire australien. L'histoire de ces deux destins permet d'aborder le thme du dracinement et de l'intgration sociale et raciale. un climat grave, tendu, mais qui se termine par une note tion sociale et raciale doit intresser particuli-rement les enseignants et les parents valaisans. Une table ronde organise par la Commis-sion culturelle aprs la reprsentation du 16 septembre rassemblait une srie de per-sonnes (sociologues, philosophes, enseignants, acteurs ... ) qui ont apport des clairages diff-rents sur l'intgration des enfants migrants. Pour poursuivre le dbat, l'inspecteur P.M. Gabioud, responsable des problmes inhrents aux enfants migrants, a bien voulu rpondre quelques questions. Quels chos nous l'apportez-vous de cette pice? Je dois avouer que j'ai t quelque peu drout par le dbut de la pice ( et c'est ma faute, car je suis venu assister au spectacle avec mon esprit analytique d'adulte alors que j'aurais d d'emble laisser s'merveiller l'enfant qui som-meille en moi). Mais assez rapidement mon scep-ticisme a fait place une motion croissante, et j'ai vu, travers les traits de cette fillette dracine, les visages de plusieurs enfants que je croise lors de mes visites. Avec une extrme sobrit des dcors et acces-soires, avec d'excellents bruitages et des jeux de scnes remarquables de dynamisme et de prci-sion, les acteurs parviennent sans conteste RSONANCES - NOVEMBRE 1992 d'optimisme: on croit que tout est fini, mais l'es-poir renat de la solidarit et de la gnrosit humaine. Quelle est la problmatique souleve par ce thtre? Parents et enseignants sont souvent dmunis face aux blocages psychologiques des enfants. Ils n'ont pas toujours la formation, le recul, les res-sources ncessaires pour dbloquer une situation difficile. Si de surcrot il s'agit d'un enfant migrant, non francophone, le problme peut atteindre une telle complexit que l'entourage se sent terriblement dmuni. y a-t-il des solutions? Personne ne dtient la formule magique que l'on pourrait appliquer chaque cas. Bien souvent, les qualits humaines du matre titulaire (patience, affection, ouverture d'esprit) permet-tent une bonne intgration sociale. Avant d'entrer dans un processus d'apprentissage, l'enfant dracin a besoin de trouver un milieu o il se sent accept et reconnu dans son identi-t. De trop grandes et trop rapides exigences souvent ne font que renforcer le blocage. Avonsnous le droit de ngliger les lves et les programmes au profit des enfants trangers qui remplissent de plus en plus nos classes? Si nos classes deviennent de moins en moins homognes (l'ont elles t ?), il est clair que l'une des raisons vient du fait que l'on y accueille un nombre relativement important d'enfants tran gers, Je n'irais pas jusqu' dclarer qu'ils rem plissent de plus en plus nos classes, Pour rpondre votre question, je dirais d'abord qu'aucun enfant ne doit tre nglig, quelles que soient sa langue, son origine, sa culture, sa condition sociale; ensuite, que le programme doit tre fait pour les lves et non les lves pour le programme, En d'autres termes, le matre, aid par ses collaborateurs que sont les matres d'appui et de soutien, doit s'efforcer d'individua liser son enseignement et d'adapter ses valua tions en fonction des enfants qui lui sont confis, Il est clair que lorsque l'effectif de la classe devient trop lourd, l'enseignant peut prouver de grandes difficults grer la classe et un phno mne de rejet peut s'ensuivre, Dans certaines localits fort pourcentage d'enfants non franco phones, il serait souhaitable que les normes de ddoublement de classes soient diffrencies, Qu'aton fait jusqu' maintenant pour la formation des enseignants face aux pro blmes des migrants? Le Dpartement a mis sur pied des cours de sen sibilisation aux langues et cultures des diff rents pays destins au personnel de soutien, Des cours proposs durant la session pdagogique de juin ont reu un accueil favorable auprs des enseignants (relation EcoleTiers Monde, activi ts interculturelles en classe",), La commission des enfants migrants intervient galement chaque anne l'cole normale, Mais il existe aussi d'heureuses initiatives pri ves que prennent certains enseignants ou cel" taines autorits scolaires locales, Je profite ici de saluer la dmarche de la commission culturelle de la SPVal: c'est une pierre de plus dans l'difi ce de la formation des enseignants qu'elle a scel le en proposant aux matres de notre canton le spectacle du thtre Claque et le dbat qui y a fait suite, A l'avenir, comment peuton amliorer l'intgration de l'enfant tranger, par quelles mesures? La Commission Romande des Moyens d'Ensei gnement (CO ROME) publiera l'anne prochaine un ouvrage intitul DIRECTIVES du 27 aot 1992 concernant l'organisation et le traitement des remplaants 1. Bases lgales 1.1 Dcret du 12 novembre 1982 concernant le traitement du personnel enseignant: articles 26 et 34, 1.2 Rglement d'application du 30 septembre 1983 du dcret du 12 novembre 1982 concernant le traitement du personnel enseignant: Art. 27 (nouvelle teneur): Remplaants -Surveillants Les remplaants et les surveillants sont pays par priode aux tarifs sui-vants: a) les remplaants remplissant les conditions requises en matire de titres et diplmes ou possdant une formation reconnue quivalente par le dpartement de 52,40 francs 76 francs; b) les autres remplaants, de 42,95 francs 62,25 francs; c) les surveillants de classes en l'absence des matres pendant les heures figurant la grille horaire: 26,25 francs, Sont considrs comme l'emplacements au sens du prsent rgle-ment et rmunrs comme tels, les priodes de l'emplacement effec-tues pour le mme matre dans le mme tablissement, pendant une dure suprieure trois jours effectifs et conscutifs d'cole. Les l'emplacements ne l'emplissant pas ces conditions sont rmun-rs au tarif horaire des surveillants prvus l'alina premier sous lettre cl. En principe, les dcharges (titulaires, activits parascolaires et culturelles, etc .. ,) accordes aux matres remplacs ne sont pas payes aux rempla-ants, Dans les cas particuliers, la demande de la direction, le Service de l'enseignement secondaire dcide si ces priodes de dcharge leur sont par-tiellement ou totalement rtribues, Les matres du cycle d'orientation engags pour un programme temps partiel mais rgulier pendant toute l'anne scolaire, sont rtribus sur la base de leur traitement pour les priodes de remplacement, Toutefois, si leur horaire rgulier d'enseignement est de douze priodes ou plus pal' semaine, ils ne reoivent aucune rmunration pour les quatre premires priodes de remplacement effectues au cours d'un trimestre, Si la dure du mme remplacement en cours d'anne scolaire est gale ou suprieure 19 semaines effectives, le remplaant reoit le traitement fix par le rglement ou le dcret, Le calcul rectificatif se fait la fin du rempla-cement, Art. 30 (nouvelle tenew'): Remplaants -Sw-veillants Les remplaants et les surveillants sont pays par priode aux tarifs sui-vants: a) les remplaants remplissant les conditions requises en matire de titres et diplmes ou possdant une formation reconnue quivalente par le dpartement, de 68,95 francs 99,95 francs; b) les autres remplaants, de 47,80 francs 69,30 francs; c) les surveillants de classes en l'absence des enseignants pendant les heures figurant la grille horaire: 26,25 francs Sont considrs comme l'emplacements au sens du prsent rgle-ment et rmunrs comme tels, les pl'iodes de l'emplacement effec-tues pour le mme matre dans le mme tablissement, pendant une dure supl'iew'e trois jours effectifs et conscutifs d'cole. Les l'emplacements ne l'emplissant pas ces conditions sont rmun-rs au tarif horaire des sw-veillants prvus l'alina premier sous lettre cl. En principe, les dcharges (titulaires, activits parascolaires et culturelles, etc.) accordes aux matres remplacs ne sont pas payes aux remplaants, Dans les cas particuliers, la demande de la direction, le Service de l'ensei-gnement secondaire dcide si ces priodes de dcharge sont partiellement ou totalement rtribues, Les enseignants des coles secondaires du deuxime degr engags temps partiel mais rgulier pendant toute l'anne scolaire, sont rtribus sur la base de leur traitement pour les priodes de remplacement. Toutefois, si leur horaire rgulier d'enseignement est de douze priodes ou plus par semaine, ils ne reoivent aucune rmunration pour les quatres premires priodes de remplacement effectues au cours d'un trimestre, Si la dure du mme remplacement en cours d'anne scolaire est gale ou suprieure 19 semaines effectives, le remplaant reoit le traitement pr-vu par le rglement ou le dcret, Le calcul rectificatif se fait la fin dU rem-placement, 1.3 Dcision du Conseil d'Etat du 25 mars 1992 2. Organisation des l'emplacements 2.1 Principe gnral a) En principe, les dcharges (titulaires, activits parascolaires et cultu-relles, etc,) accordes aux matres remplacs ne sont pas payes aux remplaants, Dans les cas particuliers, la demande de la direction, le Service de l'enseignement secondaire dcide si ces priodes de dcharge leur sont partiellement ou totalement rtribues, b) Les remplaants et les surveillants sont pays par priode, c) Les tarifs des remplaants sont fixs par les dispositions d'application du Conseil d'Etat qui tiennent compte de la formation et de l'activit antrieure du remplaant, 2.2 Remplacement jusqu' trois jow's a) Les recteurs et directeurs des coles secondaires du premier et du deuxime degrs sont invits utiliser au maximum la possibilit pr-vue aux articles 26 et 34 du dcret du 12 novembre 1982 stipulant qu'un professeur dont l'horaire est de 12 heures hebdomadaires au moins peut remplacer un collgue, sans rmunration supplmentaire, pour 4 heures par trimestre, RSONANCES , NOVEMBRE 1992 ... b) Le remplacement d'un mme enseignant dans le mme tablissement est pay au tarif horaire des surveillants lorsque la dure du remplace-ment ne dpasse pas trois jours effectifs et conscutifs de classe, c) Les trois jours de classe effectifs sont comptabiliss indpendamment du nombre de priodes enseignes par jour, d) Le dcompte des trois jours conscutifs de classe sera effectu en tenant compte du plan horaire individuel du professeur remplac, e) Si un professeur dont l'horaire est infrieur 12 priodes hebdoma-daires remplace jusqu' trois jours un autre professeur, il sera gale-ment rtribu au tarif de surveillance, 2,3 Remplacement de plus de trois jours Si le remplacement dure plus de trois jours effectifs et conscutifs (service militaire ou civil, accident, maladie, cong de maternit, cong, etc,), le rem-plaant sera rtribu par priode au tarif de remplacement (les trois pre-miers jours y compris), 3. Remarques finales 3.1 Ces nouvelles dispositions ne doivent tre en aucun cas un prtexte une mise en cong des lves, Une surveillance est organiser, 3,2 Ces nouvelles dispositions entrent en vigueur ds le dbut de l'anne scolaire 1992/1993, Sion, le 27 aot 1992 Le chef du Dpartement de l'instmction publique Serge Sierro DIRECTIVES concernant les mdiateurs scolaires Ces directives ont pour but de rglementer la slection, la formation de base, la supervision, la formation continue, le fonctionnement, les rapports annuels, la dcharge horaire des mdiateurs scolaires et de coordonner leur action au niveau cantonal. 1. Groupe action-mdiatew's (GAM) Le chef du Dpartement de l'instmction publique constitue un groupe per-manent dnomm Groupe action-mdiateurs .. , charg d'encadrer l'action-mdiateurs, Il est sa disposition pour toutes les questions relatives la mdiation scolaire dans le canton, Le GAM est compos: - d'un membre du Service administratif du D1P - d'un membre du Service de l'enseignement primaire et des coles nor-males - d'un membre du Service de l'enseignement secondaire - d'un membre du Service de la formation professionnelle - d'un membre du Service mdico-pdagogique - d'un membre du Service de la sant publique - d'un membre de la Ligue valaisanne contre les toxicomanies, et - d'un membre du Tribunal des mineurs, 2. Programmes de formation de base, de formation continue et organisation des supet"Vsions Le Service mdico-pdagogique est responsable de l'application des diff-rents programmes de formation et de l'organisation des supervisions, En ce qui concerne le programme de formation de base, le Service mdico-pdagogique l'tablit et le soumet au GAM pour approbation, En ce qui concerne le programme de formation continue et l'organisa-tion des supervisions, il est arrt annuellement par le GAM sur proposi-tiondu SMP, RSONANCES - NOVEMBRE 1992 3. Slection des mdiateurs scolaires a) Au dpart, il est ncessaire que le souhait d'introduire un (des) mdia-teur(s) mane du sein mme d'un tablissement scolaire et qu'une demande soit formule par son directeur, b) Ce souhait tant exprim, il est indispensable que le directeur concern reoive une information complte sur les tenants et les aboutissants de cette nouvelle fonction, ceci par l'intermdiaire du responsable de la formation des mdiateurs, c) Le choix du candidat-mdiateur incombe au directeur, En cas de doute sur ce choix, ou sur la procdure de choix, le directeur peut requrir l'avis du responsable de la formation, d) Le candidat-mdiateur doit tre un enseignant ayant un pourcentage d'activit suffisant dans l'tablissement scolaire (au minimum 50 %), e) Le candidat-mdiateur ne doit pas occuper un poste hirarchique dans l'tablissement (directeur, proviseur, etc,), n Le candidat-mdiateur doit disposer d'une disponibilit suffisante, g) Le candidat-mdiateur doit possder les qualits humaines requises (maturit, ouverture d'esprit, capacit de se mettre en question, intrt pour les problmes humains, sens des relations et de la communica-tion, etc,), h) Si deux mdiateurs (ou davantage) sont prvus, il faut veiller choisir des enseignants des deux sexes, Il est recommand d'estimer avec les mdiateurs la dure durant laquelle ces derniers exerceront leur fonction, 4. La formation de base La formation de base se droule en dehors du temps d'cole, y participent obligatoirement tous les candidats-mdiateurs slectionns par le GAM, Exceptionnellement, si un candidat-mdiateur est empch d'assister un cours ou une sance de formation, il en informe pralablement son direc-teur et le responsable du cours, Les candidats-mdiateurs qui ont suivi le cours de formation de base reoi-vent une attestation au terme de leur premire anne d'activit. Ils peuvent entrer en fonction une fois termine la formation de base. 5. La supervision Le Service mdico-pdagogique organise des sances de supervision l'intention des mdiateurs scolaires, en dehors du temps d'cole. Ces supervisions ont pour but de permettre aux mdiateurs de mieux com-prendre les problmes qui leur sont signals, d'laborer des rponses ad-quates, d'augmenter les ressources de prvention de l'cole, notamment par l'organisation d'actions prventives et/ou leur participation ces actions. La participation aux supervisions est obligatoire durant les deux annes qui suivent la formation de base. Exceptionnellement, si un mdiateur est empch de participer une sance de supervision, il en informe pralable-ment son directeur et le responsable de la supervision. Les sances de supervision deviennent ensuite facultatives. Les mdiateurs qui dcident de continuel' d'y participer s'engagent pour l'ensemble des sances prvues pour l'anne scolaire. Les mdiateurs qui ne souhaitent plus les suivre doivent en informer, avant la fin de l'anne scolaire, le directeur de l'cole et le responsable de la supervision. 6. La formation continue Outre les possibilits de formation continue organises pal' le DIP, en dehors du temps d'cole, (pal' ex. session pdagogique), le Service mdico-pdagogique organise en principe chaque anne un week-end de formation continue pour les mdiateurs scolaires. En fonction du nombre d'inscrip-tions, le week-end peut tre ddoubl. En principe, ce week-end a lieu le vendredi soir et le samedi toute lajour-ne. Considrant la spcificit du travail du mdiateur scolaire, la participation la formation continue est fortement recommande. 7. Rapports annuels Chaque mdiateur est tenu de faire parvenir, au directeur de l'tablisse-ment scolaire et au superviseur, un rapport annuel pour le 1" juin au plus tard. Les rapports annuels doivent traiter des thmes suivants: - activit d'coute du mdiateur scolaire auprs des lves, des parents et des autres enseignants du centre; - organisation et/ou participation des projets d'animation caractre prventif; - formation continue, supervision; - souhaits et propositions. Le superviseur, SUI' la base des diffrents l'apports qu'il a reus, tablit une synthse qu'il transmet la direction du Service mdico-pdagogique. Le Service mdico-pdagogique rassemble les diffrentes synthses en une brochure et la fait parvenir au chef du Dpartement de l'instruction publique, au GAM, aux directeurs scolaires concerns, aux diffrents super-viseurs ainsi qu'aux mdiateurs scolaires. Ces rapports peuvent devenir une source importante d'information quant l'activit prventive des mdiateurs scolaires, aux problmes de la jeunesse de notre canton et l'utilisation des ressources disponibles. 8. Dcharge horah'e En sance du 8 avril 1992, le Conseil d'Etat a fix le quota maximum des dcharges horaires pour la mdiation scolaire de la faon suivante: - Ecoles normales 2 priodes hebdomadaires - Ecoles du CO 59 priodes hebdomadaires - Ecoles secondaires du 2' degr 25 priodes hebdomadaires - Ecoles professionnelles 24 priodes hebdomadaires TOTAL 110 priodes hebdomadaires Les modalits de rpartition de ces dcharges entre les coles sont fixes par les services comptents. 9. Frais de dplacements, frais de repas et hew'es de prsence 9.1 Participants Selon la dcision du Conseil d'Etat du 25 mars 1992, les frais de dplace-ments, de logement et de repas, dans le cadre de la formation de base, de la formation continue et des supervisions ne sont pas rembourss aux partici-pants. Quant aux heures de prsence aux cours de formation de base, de formation continue et aux supervisions, elles ne sont pas rtribues. 9.2 Honoraires et finis des confrenciers Les honoraires et les frais des confrenciers intervenant dans le cadre de la formation de base et de la formation continue sont rpartis entre les ser-vices concerns du DIP. Le mode de rpartition est fix par le GAM, en accord avec les chefs de service concerns, sur la base du programme annuel adopt et valu avant l'tablissement des consignes budgtaires cantonales. Sur prsentation des pices justificatives requises, chaque service paie la part qui lui incombe. 10. Mandat du mdiateUl' scolaire Le mandat de mdiateur scolaire demande chaque titulaire un investisse-ment en nergie et en temps important. Ainsi, en principe, un mdiateur scolaire pourrait se faire remplacer dans cette fonction aprs l'avoir exerce durant 5 ans. Il est entendu qu'il continue toutefois mettre disposition de l'cole ses expriences et ses comptences acquises durant l'exercice de la fonction de mdiateur scolaire. 11. Recommandation Compte tenu du nombre limit d'heures de dcharge dont dispose chaque cole pour la mdiation scolaire, il est vivement recommand aux directions de les l'partir entre tous les mdiateurs forms dont la dure du mandat n'est pas termine. Le cas chant, il y a lieu de prvoir une alternance des mdiateurs. 12. Entre en viguew' Les prsentes directives entrent en vigueur au dbut de l'anne scolaire 1992/1993. Elles abrogent celles du 25 juillet 1990 relatives au mme objet. LE CHEF DU DPARTEMENT DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE Serge SIERRO RSONANCES - NOVEMBRE 1992 Cours romands 1993 N 1 LES GLACIERS AnimateUl'{s): M. Jorg Winistorfer M. J.-M. Rouiller EPFL DOl'igny DUl'e: 5 jours Dates: 9 au 13 aot 1993 Destinataires: Tous niveaux Inscription: Jusqu'au 10 dcembre 1992 Etude des glaciers alpins et des relations mor-phologiques et climatiques qui ont permis la mise en place et l'existence des masses de glaces. Rle morphologique des glaciers en tant que rserve d'eau. 9.08.93 Cours thorique et tude de documents cartogra-phiques et photographiques des glaciers et des marges proglaciaires. Nuit Sion. 1011.08.93 Monte la cabane des Dix par Arolla, glacier de Tzijior Nouve, Haut glacier d'Arolla, glacier des Dix. Descente par le Pas du Chat sur la Dixence. Nuit Sion. 12.08.93 Morphologie glaciaire de la valle de la Drance de Ferret. Nuit Trient. 13.08.93 Visite des prises d'eau et des installations sous glaciaires d'Emosson SA au glacier d'Argen-tires. Fin du cours 18 heures Martigny. Remarque: Bonnes chaussures, si possible crampons et pio-let, habits chauds et impermables, gourde, pique-nique pour les journes de terrain, carnet pour notes et appareil photo. Cartes topogra-phiques au 1/25000 des rgions visites. Even-tuellement une corde. RSONANCES NOVEMBRE 1992 N 2 PRATIQUE DE L'VALUATION DANS NOS CLASSES Animatew'(s): Groupe d'animateurs romands sous la responsabilit scientifique de Mme Linda Allal Dure: Dates: Lieu: 4 jours 5 au 8 juillet 1993 Tramelan Destinataires: Enseignants d'coles primaires Taxe: FI'. 300.-Inscription: Jusqu'au 10 dcembre 1992 Depuis plus de dix ans, on parle beaucoup d'va-luation "formative en Suisse romande. Mais de quoi s'agit-il au juste ? Ce sminaire propose une initiation pratique aux dmarches d'valuation formative appli-cables en classe. A travers des activits ralises avec des copies d'lves, vous serez amen(e) : - identifier les objectifs viss; - analyser les erreurs des lves; - construire des activits pdagogiques fai-sant suite l'valuation; - rflchir aux conditions de mise en pratique d'une valuation formative. En outre, une table ronde vous permettra de prendre connaissance de l'tat des travaux de recherche en cette matire. Le sminaire donnera une place importante aux changes entre participant(e)s. N 3 INTRODl.[CTION A LA NEUROPEDAGOGIE Animateur(s): Mme Hlne Trocm-Fabre Dure: Dates: Lieu: Destinataires: Taxe: Inscription: 5 jours 5 au 9 juillet 1993 Fribourg, Ecole normale Tous les enseignants Fr. 150.-Jusqu'au 10 dcembre 1992 L'hypothse de la NEUROPEDAGOGIE est que, si les partenaires de la situation de formation connaissent mieux le potentiel des ressources humaines et les conditions favorables son actualisation, les actes pdagogiques seront construits en cohrence avec le fonctionnement cognitif et pourront tre compatibles avec le pro-jet de l'apprenant. L'objectif d'une formation en neuropdagogie est donc de comprendre l'tendue du potentiel cogni-tif et d'en faire prendre conscience par les parte-naires : Voir et donner voir. La dmarche est quadruple : 1. Partir du constat des difficults observes SUI' le terrain. 2. Les traduire en besoins de formation et d'apprentissage. 3. Se mettre l'coute des rcentes recherches en neurosciences et en sciences de la nature pour reconceptualiser les concepts sous-jacents l'acte d'apprendre: percevoir, voir, calculer, parler, crire, lire, mmoriser ... 4. Construire des rponses pdagogiques ad hoc, adaptes de vritables actes d'apprentissage qui seront intgrs dans un itinraire-projet personnel et professionnel. Les retombes de l'approche neuropdagogique se manifestent chez les diffrents partenaires sous la forme d'une plus grande prcision dans les contenus et mthodes proposes (conception et dmarches), une lvation du degr d'autono-mie et d'auto-valuation, une attitude plus ouverte et une image de soi plus positive, une rflexion approfondie sur les dmarches utilises et vites, une plus grande coute, une plus grande facilit l'expression, une communica-tion plus efficiente (dire la chose juste, au moment juste). N 4 GESTION DE SON TEMPS ET DE SON ENERGIE Animateur{s): M. Michel Tatti Dure: 4 jours Dates: 5 au 8 juillet 1993 Lieu: Destinataires: Taxe: Inscription: Porrentmy, Institut pdagogique Tous les enseignants Fr. 130.-Jusqu'au 10 dcembre 1992 Un stage pour raliser un auto diagnostic, une exploration en profondeur que nous n'avons jamais "le temps de faire vraiment et recenser les moyens classiques d'amlioration de l'effica-cit. Ce que je fais, comment je le fais, ce que je vou-drais faire, quelle est l'utilisation de mon temps? Dans une deuxime phase, introduction une stratgie permettant la reconqute du temps: - signification de la "suroccupation; - comment s'attaquer aux difficults; - utiliser toutes ses ressources personnelles. N 5 INITIATION A L'DUCATION CREATRICE Animateur(s): M. Arno Stern, Paris Dure: Dates: Lieu: Destinataires: Taxe: Inscription: 5 jours 5 au 9 juillet 1993 Fribourg Tous les enseignants Fr. 80.-Jusqu'au 10 dcembre 1992 Arno Stern, ducateur mondialement connu a fond voici quarante ans Paris "Le Closlieu. Une trange activit s'y droule, qui n'a rien d'une thrapie. Des enfants, des grands et petits, y fortifient leur personnalit par l'entremise de l'activit cratrice. Pal' le biais de confrences avec diapositives et d'une mise en scne quotidienne du Closlieu avec dmonstration de l'activit avec un groupe d'enfants, M. Stern conduira les participants la comprhension de deux phnomnes: la "for-mulation et le plustre. Cependant, si les participants sont invits prendre la parole tout instant, ils ne prendront pas le pinceau. La l'encontre avec le Closlieu et son activit suscitent toujours une grande curio-sit et les discussions seront vivantes tout au long du stage. N 6 EN SUIVANT LE COURS DELA SARINE Animateur(s): Plus d'une quinzaine d'inter-venants (responsables locaux, directeurs d'ta-blissements' professeurs, urbanistes), sous la responsabilit gnrale d'Olivier Maradan, directeur des cours de perfectionnement fri-bourgeois. Dure: 5 jours Dates: 5 au 9 juillet 1993 Lieu: Divers Destinataires: Tous les enseignants Taxe: Fr. 200.-Inscription: Jusqu'au 10 dcembre 1992 Ce cours itinrant se veut pluridisciplinaire en conservant comme fil conducteur unique la Sarine, de ses sources Fribourg. Il conduira les participants sur divers lieux o ils pourraient occasionnellement revenir avec leurs lves et il leur fera rencontrer des spcialistes locaux qui voqueront, dans ce cadre, des thmes proches des programmes de gographie, d'histoire, de biologie et d'conomie. 1" jour: gologie Observation et analyse des sites entre Fribourg et le Sanetsch, tude de paysages et de formes gologiques en compagnie d'un gologue de l'Universit de Fribourg. Le groupe passera ensuite la nuit Chteau-d'Oex. 2' jour: sport, tOID'isme, conomie rgiona le, biologie cologie, astronomie Rafting en aval de Chteau-d'Oex. Le concept de dveloppement touristique de Chteau-d'Oex et du pays d'En-Haut, en compagnie d'un respon-sable du tourisme local. Visite du CERME-IER Chteau-d'Oex (Institut d'conomie rurale. Centre d'tudes rurales, montagnardes et de l'environnement, dpendant de l'EPFZ). Visite de la pisciculture de Neirivue. Expos sur la fau-ne de L'Intyamon. Monte et nuite au sommet du Molson. Observations astronomiques noc-turnes en compagnie d'un astronome. 3' jour: gographie humaine, arts, culture populaire, conomie, technologie, biologie Les changes culturels lis au bassin de la Sarine: architecture, artisanat, costumes, ftes et traditions populaires. Visite particulire du Muse Grurien Bulle, en compagnie du conservateur. Visite et travaux Electrobroc, muse des Entreprises lectriques fribourgeoises install dans l'ancienne usine lectrique de Broc (bassin hydrolectrique de la Sarine et de ses af-fluents, production et transport de l'lectricit), faune vivante de la Sarine. 4' jour: histoire, arts, culture, gographie, conomie, biologie cologie ducation l'environnement Visite particulire du Couvent cistercien d'Hauterive (le rle de la rivire dans la rgle de St-Benot, le rayonnement historique du Cou-vent sur la rgion). Rivire - Cordon bleu: pr-sentation d'activits pdagogiques de sensibilisa-tion l'cologie d'un cours d'eau conduire avec sa classe (LSPN-WWF). 5' jour: histoire, gographie physique et humaine, ID'banisme Le rle du gu sur la Sarine et de la rivire dans le dveloppement conomique de la ville et de la rgion de Fribourg, des premires corporations mdivales la rvolution industrielle selon Guillaume Ritter. L'obstacle de la Sarine comme constante de l'urbanisation de la ville de Fribourg: du Grand Pont suspendu au futur Pont de la Poya. Remarque: Sur prsentation de l'attestation de participation et autres pices justificatives, la subvention sui-vante sera accorde aux enseignants valaisans qui auront frquent les cours annoncs ci-devant: - remboursement de la finance d'inscription jusqu' concurrence de Fr. 150.-- remboursement des frais de dplacement, par transports publics 2' classe (1 fois) - indemnit journalire de Fr. 30.-. ' Buiu~T1N D'ms*I~TIQN~(p'bR:iES: COuRS'RO~PSr ._ : M~"; ' .. . ' ~r ." INSTITUT ROMAND DE RECHERCHES ET DE DOCUMENTATION PDAGOGIQUES Quoi de neuf l'IRDP? JAQUET, Franois, VITALE, Bruno, FLORIS, Ruhal. - Rapport de la dlgation suisse la Confrence sm' l'enseignement des sciences, des mathmatiques et de la technologie dans les pays de l'OCDE, tenue Paris, Chteau de la Muette, du 5 au 7 novembre 1991. -Neuchtel: Institut romand de recherches et de documentation pdago-giques, 1992 - 13 p. (Regards; 92.307) Un projet du Centre pour la recherche et l'innovation dans l'enseignement (CERIl, de l'OCDE, vise offrir aux pays membres des modles et des espaces de rflexions en vue de l'amlioration de l'enseignement dans les domaines des sciences, des mathmatiques et des techniques (SMT). Ce rapport de la dlgation la deuxime Confrence sur le projet - tenue en novembre 1991 - fait le point sur ses thmes actuels et quelques ten-dances qui s'en dgagent. y apparaissent la problmatique de l'valuation, des modles thoriques, des rapports interdisciplinaires et de l'analyse des facteurs qui dterminent les inovations scolaires dans le domaine des SMT. Quelques perspectives d'avenir sur le plan national suisse sont voques en fin de rapport. *** CREVOISERAT, Jean-Pierre, JAQUET, Franois, VOIROL, Daniel. -Mathmatiques sans frontires = Mathematik ohne Grenze = Mate-mati che senza frontiere = Matematicas sin fronteras = Maths on the Move ... : une comptition interclasses. - Neuchtel: Institut romand de recherches et de documentation pdagogiques, 1992. - 12 p. + annexes. -(Communications; 92.503) Mathmatiques sans frontires est une comptition originale mettant aux prises des classes entires d'lves de quinze seize ans (degrs neuf et dix), la charnire entre le secondaire infrieur et le secondaire suprieur. Elle s'tend toute l'Alsace, aux rgions voisines d'Allemagne et touche maintenant la Lombardie et la Suisse romande. Les classes reoivent douze quinze problmes qu'elles doivent traiter en deux heures, dont l'un en langue trangre. Ce type d'activit dveloppe la collaboration et l'argumentation des solu-tions entres les lves de la classe. Des prix offerts par les entreprises et industries des rgions concernes rcompensent environ 20% des classes qui ont livr les meilleurs travaux. *** WEISS, Jacques. - Enseigner la communication: un dfi.- Neuchtel: Institut romand de recherches et de documentation pdagogiques, 1992. -14 p. -(Recherches; 92.l01) Les plans d'tudes et les mthodologies mettent la communication au coeur de l'enseignement actuel. L'est-elle vraiment? Peut-elle l'tre? Un voyage au centre de la classe rend possible la dcouverte des ambitions des acteurs, de leurs outils de travail, des conditions ncessaires et des dmarches entreprises pour favoriser, dvelopper, enseigner ou apprendre la communication, mais ce priple met aussi en vidence les innombrables obstacles qui empchent ou freinent sa mise en oeuvre. L'examen de quelques feuillets des carnets de notes des observateurs de la ralit romande conduit une meilleure comprhension des grandeurs et misres de cet enseignement de la communication. *** WEISS, Jacques. -Vers une valuation interactive l'cole. -Neuch-tel: Institut romand de recherches et de documentation pdagogiques, 1992. -10 p. - (Recherches; 92.l03) La grande presse titre une cole sans notes. Les responsables scolaires appliquent de nouveaux systmes d'valuation qui valorisent la rgulation des apprentissages et amliorent les modalits de communication des apprciations. Les chercheurs en ducation, par leurs observations, dcouvrent toute l'importance des phnomnes d'changes, d'actions/ractions, de ngocia-tions dans les pratiques valuatives. S'agit-il de convergences heureuses, mais alatoires, ou de la manifestation de changements profonds et rflchis des rapports de l'valuateur et des valus? Cet article met en vidence ces changements et leurs orientations vers des valuations formatives et constructives, labores en interaction. *** Si vous dsirez obtenir ces publications, vous pouvez vous adresser : IRDP/Secteur de documentation 43, faubourg de l'Hpital Case postale 54 2007 Neuchtel 7 Tl. (038) 24 41 91 RSONANCES - NOVEMBRE 1992 ... SUISSE EUROPE Informations bibliogr~phiques L'actualit et la conjoncture incitent de nombreuses personnes vouloir aborder certaines matires dans le cadre de cours de gogra-phie, d'conomie, d'histoire ou d'conomie. Afin d'offrir aux enseignant(e)s la possibilit de complter leurs sources d'information, je vous propose une liste de parutions rcentes touchant au thme de l'Europe. OUVRAGES Vient de paratre Ouvrages didactiques * J;A VOIE SUISSE VERS L'AVENIR EURO-PEEN (2' dition) Bureau de l'intgration, 1991 (disponible au dpt du matriel scolaire jusqu' puisement du stock, ensuite commander l'aide du bulletin ci-joint). Fascicule destin aux lves. * Cours Aspects de l'conomie valaisanne. Guide du matre, niveau cycle d'orientation (Un chapitre est consacr l'ouverture l'Europe). Dpt du matriel scolaire. 1991. * LA SUISSE ET L'EUROPE. En quoi suis-je concern? Module comprenant: - un cahier de l'lve complt d'exercices, 48 pages - un cahier du matre complt de documents de prsentation et de transparents. Destin aux classes terminales de l'enseigne-ment secondaire suprieur, de l'enseignement professionnel, des coles normales et autres coles suprieures. (disponible au dpt du matriel scolaire ds le dbut novembre 1992 jusqu' puisement du stock, ensuite comman-der l'adresse indique ci-dessous). Bureau de l'intgration 1992. (Pour le livre du matre, commander un exemplaire par classe). Ouvrages de rfrence * L'EUROPE ET LA SUISSE. 106 questions et rponses. Bureau de l'intgration 1992. Fasci-cule de 57 pages prsentant de manire simple les principaux thmes concernant les relations Suisse-Europe. (Destin au matre). NOUVEAU * GUIDE PRATIQUE EEE. consquences de l'espace conomique europen pour les Suisses. L'EEE de A Z. 93 pages. Bureau de J'intgra-tion, 1992. (Destin au matre). RSONANCES NOVEMBRE 1992 NOUVEAU * DES CHIFFRES STATISTIQUES POUR SE CONNATRE. Un portrait statistique de la Suisse dans l'espace conomique europen. Fas-cicule couleur de 30 pages. Office statistique des communauts europennes (Eurostat) (Destin au matre). NOUVEAU * DOCUMENTATION EEE (3' dition). Aide-mmoire Intgration europenne 120 pages, Bureau de l'intgration, 1992 (Desti-n au matre). NOUVEAU * LES RPERCUSSIONS DE L'EEE SUR L'EMPLOI ET LES SALAIRES EN SUISSE. 34 pages, Bureau de l'intgration. 1992 NOUVEAU * L'CONOMIE VALAISANNE DANS L'EUROPE DE DEMAIN, fascicule d'informa-tion du Dpartement de l'conomie publique du canton du Valais, 1992, 36 p. (Disponible auprs du Dlgu aux affaires europennes et trans-frontalires) L'ordinateur suisse 1092 Belmont Tl: 026/22 76 89 021 /28 44 83 NOUVEAU i LA foUISSE ET L'EUROPE. Options et incidJlnces conomiques. Publication de l'Union des Banques Suisses prsentant les dif-frents aspects analyss par branches cono-miques. 1992, 87 p. * HISTOIRE DE L'EUROPE, Hachette 1992, 390 p. ( FILMS NOUVEAU * L'ENJEU, LE VALAIS DANS L'EUROPE, cassette VHSI 15 minutes, 1992 (Diffusion Dl-gu aux affaires europennes et transfronta-lires du canton du Valais, Dpartement de l'Economie publique). * L'EUROPE EN DIRECT, cassette VHS, 18 minutes, 1991, Bureau de l'intgration * EEE. LES QUATRE LIBERTES EN BREF, cassette VHS, 18 minutes, 1991, Bureau de l'intgration JEU * "1992" CONNAISSANCE DE L'EUROPE. Editions du Hibou, Bruxelles 1990 (ds 15 ans) Tous ces documents peuvent tre consults l'ORDP Sion. Les supports d'information di-ts par le Bureau de l'intgration peuvent tre obtenus gratuitement en les commandant l'OCFIM (Office central fdral des impri-ms, Fellerstrasse 21, 3000 Berne -Bmplitz, tl. 031/6139 08). Stphane Dayer Dlgu Ecole-Economie Concours de mathmatique pour les classes de 3e anne primaire du Valais romand Le problme qui a ouvert le concours a fait appel l'addition. Le deuxime, lui, a trait la soustraction . S'il requiert, somme toute, peu d'habilet dans les calculs, il faudra par contre faire preuve d'esprit d'observation, de logique et d'astuce pour en venir bout. Bien plus que par de nombreux essais faits "au petit bonheur", c'est par l'analyse d'une tenta-tive infructueuse qu'on a des chances de dcro-cher une solution. Un peu d'esprit d'organisation dans la classe et l'inventaire des solutions possi-bles sera alors tabli. Les premiers chos du concours, ainsi que les solutions et commentaires du problme Des chif-fres et des lettres, paratront dans le prochain nu-mro de la revue Rsonances. Animation "Mathmatique" La pyramide des diffrences Observez cette pyramide dans laquelle on a plac les nombres de 1 6. Chaque nombre, du 1 er et du 2e tage, est la diffrence des deux nombres situs immdiate-ment en dessous de lui. Ainsi, 1 = 6 - 5 4 = 6 - 2 et 3 = 4 - 1. Dans cette pyramide, qui compte un tage de plus, il faut placer tous les nombres de 1 10, et chaque nombre des trois tages doit tre la diffrence des deux nombres situs en dessous de lui. Il Y a plusieurs solutions. Combien en trouverez-vous? Conseil pratique: Se procurer ou fabriquer dix jetons et y inscrire les nombres de 1 10. Bonne chance et beaucoup de plaisir faire des mathmatiques! RSONANCES . NOVE~mRE 1992 Bulletin-rponse pour la classe Problme n02 La pyramide des diffrences Classe de (commune, centre scolaire): _________________ _ Nom et prnom du titulaire: _____________________ _ Adresse du titulaire: ________________________ _ Tlphone: _____ _ Notez ci-dessous les solutions trouves. Pour la suite (? .. ), veuillez faire une photocopie de ce bulletin-rponse et agrafer le tout. Merci! ~app~l: Le chemi.~ qui vous a conduits la solution, les observations que vous avez peut-etre faites, la manlere de vous organiser aussi, nous intressent vivement. N'hsitez donc pas nous les communiquer. Vous aurez ainsi peut-tre le plaisirde reconnatre votre travail dans un prochain numro de la revue Rsonances. A retourner, jusqu'au 19 dcembre, l'adresse suivante : RSONANCES . NOVE~RE 1992 ORDP Animation "Mathmatique" Gravelone 5 1950 s.!.QM Programme des animations Apritif-rencontre le 18 novembre 18 h 30 la salle de Borzuat Sierre avec M. Jean-Daniel Papilloud, directeur de la Banque Cantonale du Valais, et le dessinateur de presse Chappatte. Confrence-dbat en trois volets le 19 novembre 20 h 00 la salle de la Sacoche Sierre Libre circulation avec Mm. Marie-Franoise Pel'l'uchoud-Massy, docteur en conomie et Mme Chantal Balet Emery, avocate-notaire. Europe et politique sociale avec Mme Pascale Vielle, attache de recherche pour le PNR 29 l'Associa-tion internationale de la scurit sociale, Genve Les intrts conomiques du Valais face l'Europe avec M. Jean Actis, prsident de la Chambre valaisanne du commerce Invit: M. le conseiller d'Etat Raymond Deferr, chef du Dpartement de l'conomie publique La Suisse et l'Europe Animateur: M. Raymond Lm'tan, dlgu aux affaires europennes l'Etat du Valais / Apritif-rellcolltre le 24 novembre 18 h 30 la salle de ~orzllat Sierre avec M. Benot Aymon, journaliste la SSR et le dessmateur de presse Bal'l'igue Confrence-dbat en deux volets le 26 novembre 20 h 00 la salle de la Sacoche Sierre Peut-on tre Europen sans perdre son identit culturelle? avec M. Bernard Comby, conseiller national. La Lex-Friedrich et l'Europe avec M. Simon Epiney, conseiller nation~. Invit: M. le conseiller d'Etat Serge Sierro, chef du Dpartement de l'ins-truction publique et des affaires culturelles et chef du Dpartement des affaires sociales Animateurs: Mm, Marie-Claire Tabin, enseignante, et M. Dominique Germann, directeur de Pro Senectute. A~SOCIATIpN VALAISANNE DES MAITRES D'EDUCATION PHYSIQUE L'AVMEP organise Sion, la Salle de rythmique de la Planta, un cours intitul: Gymnastique chinoise II Ce cours s'adresse tous les instituteurs et tous ceux qui enseignent l'ducation physique l'cole. Il aura lieu les lundis: 9 . 16 . 23 . 30 novembre 1992 7 . 14 dcembre 1992 de 17 h 15 18 h 45 Inscriptions: chez Mme Nathalie RionNanchen, 3978 Flanthey, 027/5840 17 RSONANCES - NOVEMBRE 1992 INFORMATIONS G N R ALE S L'conomie valaisanne dans l'Europe de demain Les trangers vont-ils envahir le Valais? Faut-il craindre une augmentation du chmage? Les salaires vont-ils augmenter ou au contraire diminuer? Les consommateurs bnficieront-ils de l'EEE? ... 18 questions que vous vous posez sur les effets de l'entre du Valais dans l'EEE. Les rponses se trouvent dans le fascicule d'information dit par le Dpartement de l'conomie publique du canton du Valais L'conomie valaisanne dans l'Europe de demain se procurer l'adresse suivante: Dlgu aux affaires europennes et transfrontalires Etat du Valais, 1951 Sion. Tl.: 027 / 21.61.24 APPRCIATION GLOBALE SUR L'EEE ET LA VOIE SOLITAIRE L Les diffrences les plus importantes entre l'EEE et la CE Domaines qui ne sont pas touchs par l'EEE: - La politique agricole. Elle est pratiquement exclue du Trait EEE. Les rductions tarifaires unilatrales qui ont t accordes ne sont pas significatives pour le Valais. Les politiques agricoles suisse et valaisanne ne sont pas remises en cause par l'EEE. En cas d'adhsion, la Suisse devrait reprendre la politique agricole commune de la CE. - La politique conomie extrieure. L'EEE n'est pas une union douanire et n'impose pas un rgime com-mun vis--vis des pays tiers. La Suisse conserve son autonomie en poli-tique conomique extrieure, ce qui est spcialement important pour l'industrie valaisanne. - Le domaine fiscal. Non seulement le domaine des impts est exclu de l'EEE mais gaIe-ment le systme d'harmonisation fiscale. - La monnaie. Avec l'EEE, les pays de l'AELE ne participent pas la future Union conomique et montaire qui prvoit une monnaie unique et une poli-tique montaire commune. - L'Union politique. Est exclu de l'EEE le renforcement de la coopration en matire de politique de scurit, de politique trangre, de justice et de police. RSONANCES - NOVEMBRE 1992 Le Trait de l'EEE contient des clauses de sauvegarde et de priodes transitoires (notamment pour la libre circulation des personnes et la Lex Friedrich). Celles-ci permettront l'conomie de notre pays de se restructu-rer graduellement et de s'adapter en douceur l'ouverture des marchs. Le Trait EEE est dnonable. 2. Le Trait de l'EEE (Espace Economique Europen) L'conomie valaisanne tirera plus davantages que de dsavantages du Trai-t sur l'EEE. Les restructurations qui seront provoques par la concurrence provenant des entreprises trangres, prsentent certes quelques effets ngatifs court et moyen terme. Mais moyen et long terme, le Valais bnficiera de la croissance conomique du grand march intrieur euro-pen. Ses branches les plus importantes telles le tourisme, l'industrie et l'nergie, mais galement l'agriculture, y trouveront tout particulirement leur intrt. L'artisanat profitera quant lui des retombes d'une conomie saine et concurrentielle. Le bien-tre et la croissance conomique s'accro-tront grce aux drgulations, aux assainissements dans les branches faible valeur ajoute et l'augmentation de la production de masse (cono-mie d'chelle). De plus, le Trait de l'EEE donne notre conomie la possibilit d'adapter progressivement ses structures, ce qui faciliterait, le cas chant, une adh-sion la CE le moment venu. 3. La voie solitaire Le Valais pourrait vivre court et moyen terme en restant en dehors de l'Europe. La Suisse et le Valais seraient toutefois exclus du march int-rieur europen et ne pourraient ds lors en bnficier, en particulier dans le domaine des exportations, de l'industrie et du tourisme. Notre conomie subirait des discriminations occultes ou dclares. Nos entreprises auraient beaucoup de peine pntrer le march europen, ce qui les inciterait se dplacr l'tranger (dlocalisation). En choisissant le voie solitaire, le Valais et la Suisse verraient ainsi leurs intrts conomiques ne pas tre pris en considration dans les discussions politiques. Il faut rappeler que de nombreux problmes ne trouvent de solu-tion que sur le plan international, tout en influenant directement ou indi-rectement la croissance de notre conomie et de notre bien-tre (protection de l'environnement, transports, droit d'asile, criminalit, etc.). Isole de l'Europe, la Suisse se trouverait sous une pression insoutenable sur le plan politique, tant dans une position de ngociation de faiblesse face l'Euro-pe, avec ses 6,8 millions d'habitants face aux 340 millions que compte la CE et aux 370 que compte l'EEE sans nous. Enfin, au vu de son imbrication conomique actuelle avec l'Europe et YU l'importance du march qui l'entoure, la Suisse serait de toute faon oblige de s'adapter la CE, sous peine de sanctions politiques et conomiques. LA POLITIQUE CONOMIQUE DU VALAIS FACE A UEUROPE Chaque citoyen peut avoir des points de vue diffrents au sujet de l'cono-mie. En tant que salari, il pourra se trouver confront des restructura-tions dans sa branche (chmage, baisse de salaire), alors qu'en tant que consommateur ou investisseur, il pourra manifestement profiter des avan-tages de l'intgration europenne. Chaque entrepreneur aussi, qu'il se trouve dans une branche qui va bnficier ou non de l'intgration europen-ne, l'estera en mme temps un consommateur et un investisseur. Chaque citoyen se trouve donc confront des rpercussions tant positives que ngatives. Il s'agit donc pour lui de peser les avantages et les inconv-nients. Le Valais, membre part entire d'une Suisse conomiquement forte, a des atouts jouer pour s'intgrer l'Europe et peur miser sur ses chances. Sa politique conomique face l'Europe pourrait se rsumer comme suit: Le Valais a un intrt conomique s'intgrer la Communaut euro-penne moyen et long terme, en particulier pour ses secteurs touristique et industriel. L'artisanat et les services sont intresss la prosprit de ces deux piliers de notre conomie. Les avantages d'une intgration sont donc bien plus importants que ses effets ngatifs. Ceux-ci doivent tre surmonts. Economiquement il n'est pas possible de dire globalement oui l'intgration europenne moyen ou long terme tout en garantissant ou en exigeant court terme que chaque branche conomique, chaque entreprise soit prser-ve. Plus de concurrence signifie plus de risques. Il en rsultera plus de bien-tre pour la population et l'conomie. Les rpercussions conomiques de l'intgration seront plus prononces en Valais que dans le l'este de la Suisse. Sur le plan stratgique ceci a des consquences, particulirement dans les domaines suivants: - la politique rgionale, car nous sommes une rgion de montagne et une rgion frontalire, - la politique fiscale, car nous sommes conomiquement et financire-ment faibles et que nous sommes tributaires de la prquation finan-cire, la politique agricole, vu l'importance de ce secteur pour le tourisme, directement ou indirectement, du point de vue conomique et colo-gique, la politique structurelle, vu les adaptations rapides faire puisque nous sommes une rgion frontalire et que nous connaissons un taux lev d'activit saisonnire. Le canton du Valais doit faire valoir ses revendications en matire de poli-tique rgionale, fiscale, agricole et du march du travail dans le cadre du processus d'intgration. Le scnario de l'EEE a l'avantage, par rapport une adhsion immdiate la CE, de permettre une adaptation ncessaire mais graduelle des struc-tures conomiques. Le Trait de l'EEE comprend des priodes transitoires et des clauses de sauvegarde. Il est, au pire, dnonable. Il prsente un terrain d'entrane-ment idal pour dfinir notre position lors des ngociations d'adhsion avec la CE et pour utiliser au mieux nos chances. Dans le domaine conomique galement, les Suisses aussi bien que les Valaisans ont besoin d'un temps d'observation et de rflexion avant de dcider ou non d'adhrer la CE, o il n'existe plus aucune possibilit de rtraction, du moins juridiquement. L'adhsion sera soumise en votation populaire dans quelques annes seule-ment. Nous devons donc profiter de ce temps d'adaptation et l'utiliser au mieux. C'est pourquoi le Valais conomique a un intrt fondamental la ralisa-tion du Trait sur l'EEE. Celui-ci permet dans le cadre du processus d'int-gration une stratgie d'adaptation "la moins douloureuse possible. Les acquis sociaux et environnementaux ne doivent pas tre remis en ques-tion. Le Valais soutient le Trait de l'Espace Economique europen qui repr-sente une chance saisir pour l'conomie de notre canton. Dpartement de l'conomie publique UN PATRIMOINE D'INTRT NATIONAL Saint-Pierre-des-Clages possde, on le sait, un difice roman du XI' sicle compos d'une glise remarquable et d'un clocher octogonal de type cluni-sien unique dans notre pays. La place du bourg et la rue de la Portettaz regroupent un ensemble de bti-ments difis entre le XVI' et le XVIII' sicle. Il est urgent de sauver ce qui peut encore l'tre. L'un des immeubles appel le Rectorat, construit en pierre, avec colom-bage et encorbellement menace ruine. Il est le seul de ce genre en Valais. Une poutre de la chambre boise porte l'inscription: JEAN DIOT MARCHAND DE SION AN DU SEIGNEUR 1553 Le 23 octobre dernier s'est constitue la Fondation Saint-Pierre-des-Clages dans le but de prserver l'ensemble architectural du village et de restaurer le Rectorat. Elle est parraine par la Ligue suisse du patrimoine naturel, Section Valais, prside par M'" Mizette Putallaz et son prsident est M. Gaetan Cassina. J. D. RSONANCES NOVEMBRE 1992 ",;'t~';;:;l~)!~;f!l~";~~~I~c;~ctJ~~:[W~~~~rnw 'De quels droits disposent unicef 0 les enfants en Suisse La Convention relative aux droits de lJenfant amliore-t-elle la situation des enfants en Suisse? Quelles lois et quelles ordonnances doivent tre modifies pour que la Suisse puisse satisfaire aux dispositions de cet accord international? Vous trouverez les rponses ces questions dans une brochure rcemment publie pal' le Comit suisse pour tUNICEF De nombreux enfants de travailleurs trangers sont encore obligs de se cacher: la loi sur les trangers en vigueur ne leur donne pas la possi-bilit de vivre lgalement chez leurs parents. Une adhsion de la Suisse la Convention rela-tive aux droits de l'enfant exigerait que des lois comme celle-ci soient modifies. Toutefois, la plus grande partie des dispositions de la Convention est dj ralise en Suisse; cet accord garantit aux enfants du monde entier des droits dans le domaine des soins, de l'instruction et du dveloppement et les protge en outre contre les abus, l'exploitation et les mauvais traitements. La brochure "Les enfants ont des droits - chez nous aussi que vient de publier le Comit suisse pour l'UNICEF commente ces droits en dtail. Elle indique en plus des domaines dans lesquels les lois et la pratique administrative doivent tre modifies pour satis-faire la Convention. C'est aprs de longs travaux prparatoires que la Convention relative aux droits de l'enfant a t adopte par l'Assemble gnrale de l'ONU le 20 novembre 1989. Plus de 120 Etats l'ont ratifie en trs peu de temps et marqu ainsi son entre en application sur leur territoire. 28 autres pays, dont la Suisse, ont marqu, par leur signature, la volont de ratifier cet accord. Le Conseil national et le Conseil des Etats se sont dj prononcs en faveur d'une ratification rapide et sans rserve. Une extensive procdure de consultation mon-trera si des rserves sont souhaitables en ce qui concerne certaines dispositions. Le nombre et le caractre des rserves que la Suisse fera lors de la ratification dtermineront la faon dont la Convention amliorera la situation des enfants dans notre pays. C'est pourquoi les organisa-tions qui reprsentent, comme l'UNICEF, les Fonte et coulage de bougies Nous offrons l'assortiment complet: Toutes les sortes de cires, la mche, les poudres colorantes, conseils, etc . ... et tout cela un prix trs raisonnable. Demandez notre liste de prix, si vous voulez conomiser de l'argent. Tl. (01) 761 77 88 UHU Spielschr AG Postfach 374, 8910 AFFOL TERN a. A. intrts des enfants sont favorables une ratifi-cation sans restrictions. La brochure "Les enfants ont des droits - chez nous aussi" s'adresse tous ceux qui aimeraient savoir plus sur la promotion des droits des enfants en Suisse. Elle regroupe les dispositions de la Convention pal' thmes et les prsente de manire claire et concise. C'est une tude juri-dique commande par l'UNICEF l'Universit de Berne et ralise sous la direction de M. Wal-ter Kiilin, professeur renomm de droit interna-tional. Celle-ci a servi de base cette brochure. La brochure "Les enfants ont des droits - chez nous aussi" est galement disponible en alle-mand,italien et romanche auprs du: Comit suisse pour l'UNICEF, Werdstrasse 36, 8021 Zrich, tl. 01/24140 30. BUR ~U-~ LIBRAIRIE - PAPETERIE 3960 SIERRE - 1950 SION HALLE D'EXPOSITION MEUBLES DE BUREAU ILE FALCON 3960 SI ERRE RSONANCES . NOVEMBRE 1992 L'Europe et la Suisse travers le dessin de presse, 1988-1992, Andr Dubois, AEDE, 1992. 4 ans d'histoire europenne travers 101 dessins de presse, uvres de Barigue, Burki, Chapatte, Elzingre, Giraud, Leiter, Paul, Pecub, Reymond, Tony, Valott, etc. Pour dclencher la rflexion et introduire le dbat de faon attrayante, Andr Dubois, historien et praticien de l'enseignement secon-daire, a cr un document prt l'emploi, immdiatement utilisable en classe pour des travaux individuels ou de groupes, qui sensibilisera vos lves, vos apprentis ou vos tudiants aux questions poses aux Suisses par l'unification de l'Europe et, notamment, la question pose au peuple le 6 dcembre, A choix, poUl' entreprendre l'tude sous divers angles: 34 suggestions d'analyses, 10 index complets des symboles, des personnages, des sigles, des atouts, des qualits et dfauts suisses et europens recenss dans les 10 1 carricatures. Edit et distribu par la Section suisse de l'Association Europenne des Enseignants. Vendu, en souscription, un prix exceptionnel, dcourageant tout recoUl'S la photocopieuse! 128 pages dont 101 dessins de presse de format A4 reproduits avec soin. Fr. 9.-la pice. Document commander : Pierre Kernen, Longschamps 42,2014 Ble. Tl. 038/4118 77 -Fax 038/4112 07 RSONANCES - NOVEMBRE 1992 Les secrets du chur J'aime bien ce petit jeu de mots, Il reprsente tout fait Michel Veuthey, homme d'une trs grande culture, artistique en gnral et musicale en par-ticulier, qui vient de publier un livre portant ce titre, Michel Veuthey nous dvoile dans un langage clair et prcis tout ce que nous devrions savoir sur le chur et la manire de le guider", L'intrt de cet ouvrage vient du nombre trs lev de chapitres, Paradoxa-lement, c'est cela qui fait son unit et qui lui donne son pouvoir attractif, D'autre part, chacun de ces chapitres va directement l'essentiel. Aucun sentiment de l'edite ou d'ennui. On y trouve galement plusieurs carica-tUl'es, comme pour l'appeler aux directeurs et aux choristes que l'humour est important dans la vie d'une socit, Ce "manuel de direction)" comme l'indique le sous-titre, s'adresse d'abord aux chefs, Ils y trouveront les lments techniques de direction et d'anima-tion (de la dcouverte de l'uvre au concert), Mais les choristes y trouve-ront leur bonheur travers des chapitres intituls "La vie du cur ou "La rptition" ou "L'excution", Ils comprendront ainsi mieux le "pourquoi" des exigences du directeur et ils se rendront compte qu'ils peuvent apporter beaucoup plus leur chur, et leur chef, Alors, n'hsitez pas dcouvrir tous "Les secrets du chur" en le comman-dant pour le prix de Fr, 25,- l'ORDP, Gravelone 5, 1950 SION (prix de lancement), Bernard Oberholzer Animateur de chant COURS DE FORMATION CHORALE 19921993 1. Cours de pose de voix et solfge Organis par le Groupement des Chanteurs du Bas-Valais, Dates: les samedis 21 et 28 novembre et 5 dcembre 1992 Lieu: Evionnaz, de 14h00 16h00 Inscription: Pascal Luy Tl. 026/36 28 68 2, COUl'S de lecture musicale et pose de voix Organis pal' le Groupement des Chanteurs du Valais central et l'Union chorale du Centre, Dates: les samedis 21 et 28 novembre, 5 dcembre 1992 Lieu: Sion, de 09 h 00 11 h 00 Inscription: Pascal Tschopp Tl. 027/55 40 84 3, Cours de chant grgorien Dates: les vendredis 11 dcembre 1992, 8 janvier, 12 fvrier, 12 mars et 2 avril 1993 Lieu: Sion, de 20 h 00 22 h 00 Inscription: Anne-Franoise Andenmatten Tl. 027/23 1928 4, Cours d'initiation la direction et pose de voix 1" degr Dates: les samedis 23 et 30 janvier, 13, 20 et 27 fvrier, 6, 13 et 20 mars 1993 Lieu: Sion, de 14 h 00 17 h 00 Inscription: Pierre-Louis Nanchen - Tl. 027/43 1365 5, COUl'S pOUl' directeUl's de chUl's d'enfants et de jeunes Aot 1993 6, JOUl'ne de formation AVec Octobre 1993 Prsentation des pices de concours de la Fte cantonale de chant 1994, RSONANCES - NOVEMBRE 1992 Pour la nature, il est moins cinq quelle heure as-tu? ZUl'ich, le 15 octobre 1992 - Filles et garons du monde entier ont maintenant une fan-tastique occasion de contribuer la protec-tion des animaux et des plantes grce la nouvelle montre WWF de Flik Flak! Non seulement elle donne l'occasion aux enfants d'en savoir plus SUl' la natUl'e mais, en outre, cinq francs pal' montre vendue iront au profit du WWF visant conserver la natUl'e, La nouvelle montre-enfants WWF de Flik Flak est vraiment super! La collection consiste en trois modles diffrents illustrant chacun une espce menace sur la cadran: un panda, une baleine bleue et un lphant, La montre quartz originale, swiss-made, au design attractif cote Fr, 42,50; elle est anti-chocs et tanche, Le botier en aluminium, com-pos d'au moins un tiers d'aluminium recycl est L'LECTRICIT A L'COLE L'office d'lectricit de la Suisse romande a publi un bulletin N 10 - septembre 1992 - "L'lectricit l'cole" qui a pour but de mieux faire connatre leurs publications, leurs documents, leurs films et leurs coffrets d'exprimentation, en prt, Ce bulletin peut tre obtenu l'adresse suivante: Office d'Electricit Rue du Maupas 2 Case postale 307 CH -1000 Lausanne 9 Tl. 021/312 90 90 Fax 021/20 10 19 RSONANCES - NOVEMBRE 1992 entirement recyclable, Les enfants sont encou-rags remettre la pile use de leur montre au dtaillant pour recyclage; en plus, tout le papier utilis pour l'emballage de la montre est soit en papier recycl non blanchi soit en carton, Les montres sont vendues accompagnes d'un livret expliquant aux enfants l'importance de la pro-tection de la nature, La collection sera dispo-nible chez les horlogers bijoutiers, dans les grands magasins et les shops dutyfree, Le WWF (World Wide Fund fol' Nature) est la plus grande organisation prive de protection de la nature et de l'environnement, Plus de 4,7 mil-lions de personnes soutiennent regulirement ses activits dans le monde entier, Pour tout renseignement: Office de presse Flik Flak, Mm. Claudia Sebald, cio Burson-Marsteller Public Relations, Dufour-sb'asse 131, 8034 Zrich, tl. 01 / 383 88 50 Forum Ecole pour un seul monde Dossier pdagogique Toi, Moi, l'tranger Ce dossier qui est destin accompagner l'exposition ethnologique itin l'ante de l'OSAR contient des suggestions et des propositions de travail pour l'enseignant, des questionnaires et des fiches de travail pour les lves, ainsi qu'une bibliographie. Il peut tre command pour FI'. 10.' : OSAR Rue Chaucrau 3 1003 Lausanne Tl. 021/ 20 56 41 D'autre part, l'exposition elle mme s'est enrichie d'un coffre aux trsors contenant une quinzaine d'objets suggestifs venant d'ailleurs (calebasse, masque, pagne, jeu de Wari, etc.). Le but est de faciliter pal' le toucher et pal' le jeu l'accs la dimension de la rflexion et de l'abstraction. Des pro positions de travail avec ces objets figurent dans le dossier pdagogique. Renseignements l'OSAR. Le nouveau catalogue du service Ecole Tiers Monde est disponible. Les 350 articles qu'il prsente sont classs pal' thme et pal' pays afin de faciliter la recherche. Le catalogue est gratuit en 1992 et cotera FI'. 6. en 1993. Il peut tre obtenu ds maintenant E3m, ch. des Epinettes 10, 1007 Lausanne, tl. 021 / 2684 33. Concours de textes L'anne dernire, la classe des adolescents de l'Institut NotreDame de Lourdes Sierre a travaill durant toute la priode scolaire la cration d'un journal SUI' le thme La l'encontre. Suite au succs l'emport pal' ce journal, nous avons dcid de renouveler l'exprience sous une forme diffrente: davantage de photos, de carica tUl'es, de textes d'enfants. POUl' ce faire, nous lanons un grand concours de textes destin toutes les classes du Valais de la 4' la 6' primaire, sur le thme Partir, thme dont l'interprtation sera laisse au libre choix de chacun. Si vous dsirez faire participer votre classe ce concours, il vous suffit de vous inscrire l'aide du coupon cidessous. Les laurats seront rcompenss pal' l'impression de leur crit dans le jour nal qui leur sera offert en guise de prix. ********************************************************************** Bulletin d'inscription Ecole: Classe: __________________ _ Nom et adresse du titulaire: ____________ _ participera au concours de textes organis pal' un groupe d'enfants et d'adultes de l'Institut NotreDame de Lourdes en vue de la cration de son deuxime journal Partir. Ds rception de votre inscription, nous vous ferons parvenir un exemplaire du journal La Rencontre, et vous fournirons tous les renseignements ncessaires. A l'envoyer avant le 15 dcembre l'adresse suivante: Alexandre Jollien, Institut NotreDame de Lourdes, Rte du simplon 13, 3960 Siet're, RSONANCES . NOVEMBRE 1992 ~LlMEP WTLLI Association valaisanne des matres d'ducation physique TOUR~OIDEBASKETBAL~ DES ECOLES DU 2e DEGRE Lieu: Salle omnisports du Collge des Creusets Sion. Date: Mercredi 9 dcembre 1992. Horaire: 13 h 30 dbut du tournoi 17 h 00 proclamation des rsultats. Equipes: a) Equipe fminine : 2 licencies au maximum. h) Equipe masculine ou mixte compose uniquement d'lves appartenant la mme classe. Arbitre: Chaque quipe met disposition 2 arbitres. Au cas o des diffi cuits apparatraient, l'arbitrage sera assur pal' les MEP pr sents! Frais: Une partie des frais de transport sera couverte par l'association. Les inscriptions doivent parvenir avant le 2 dcembre au responsable du tournoi: Monsieur Paul Morand 027/363441 Les GrandsPrs L'AVMEP dcline toute responsabilit en cas d'accident! 1964 CONTHEY ********************************************************************** BULLETIN D'INSCRIPTION Nom de l'cole: """"""'''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''' ' ''''''''''''' Nom de l'accompagnant: .......... .. , .. , .... " ........................ , .. .......... ..... .... .. .. ) quipe(s) fminine(s) ) quipe(s) masculine(s) ou mixte(s) NB: Chaque tablissement peut inscrire au plus 2 quipes. RSONANCES . NOVEMBRE 1992 Lieu: Date: TOURNOIDEBASKETBALL DES ENSEIGNANTS Salle du Reposieux Monthey. Mercredi 2 dcembre 1992. Horaire: 13 h 30 dbut du tournoi 17 h 00 proclamation des rsultats. Equipes: Masculine ou mixte (2 filles au maximum sur le terrain). Frais: La finance d'inscription de Frs 30.- est verser au directeur de tournoi le jour mme. Les inscriptions doivent parvenir avant le 27 novembre 1992 au respon sable du tournoi: Monsieur JeanPaul GILLIOZ Chenarlier 1872 TROISTORRENTS 027/363441 L'A VMEP dcline toute responsabilit en cas d'accident! ********************************************************************** BULLETIN D'INSCRIPTION (Dlai: 27 novembre) Nom de l'quipe: . .... .... .... . ........... .. ... ......... . .. . .... . . Equipe masculine ou mixte (souligner ce qui convient) Responsable de l'quipe Nom, prnom: .. .. . .. . .. . .. ... . . ... .. .... .... , .. .. ..... .. . ... . . . Adresse: ...... , .. .. . . .. . .... ... , ...... . ...... , ............... , Tlphone: .... , .......... ..... ............. .. . . .... . ... . .... .. L'apprentissage des langues trangres dans le primaire et le secondaire Peu de continuit lors du changement de degr Avec l'introduction du Frhfranzosich en Suisse almanique et de l'allemand prcoce en Suisse romande, des questions surgissent lors du passage du degr primaire au degr secondaire, qui est peru comme un moment sen-sible et porteur de confiits potentiels. Une recherche a t mene en 1989 ce sujet Genve o, aprs une priode d'exprimentation, la gnralisation de l'allemand prcoce (ds la 4e) a t introduite progressivement ds 1986, tandis que cette langue continue faire l'objet d'un enseignement pour dbutants en 7e Trois chercheuses et un chercheur l'attachs res-pectivement au Centre de recherches psychop-dagogiques du Cycle d'orientation et au Service de la recherche pdagogique du Dpartement de l'instruction publique ont examin diffrentes questions en l'apport avec l'enseignement de l'allemand lors du changement de degr; ils ont cet effet men des enqutes auprs des ensei-gnant-e-s et des lves, effectu des observations et des tests. Quelques rsultats Dans la plupart des classes de 7', l'enseignement se fait pour moiti environ en allemand, et ce ds le premier jour. L'initiative de s'exprimer en allemand vient presque toujours des ensei-gnants, qui pal' ailleurs corrigent systmatique-ment l'expression orale et crite. Dans les leons observes, c'est l'enseignement frontal qui prdo-mine. Le fait que l'enseignement de l'allemand soit prdominance frontale, plus formel et plus slec-tif qu' l'cole primaire ne semble pas influencer ngativement l'attitude des lves de 7' face l'apprentissage de cette langue. Comment alors les lves vivent-ils le changement? Ceux qui ont fait l'exprience de l'allemand l'cole primaire se sentent bien prpars pOUl' faire face aux dfis du degr suprieur; ils ne montrent ni rti-cence, ni saturation face l'enseignement audio-visuel. Ils ne vivent pas le style d'enseignement frontal comme une rupture pal' l'apport ce qu'ils ont connu jusque l. Que montrent les rsultats de l'valuation des acquis effectue en fin de 7'? Les lves de latine/scientifique (LS) ayant acquis des connais-sances d'allemand l'cole primaire russissent mieux les tests crits et oraux que les dbu-tant-e-s. Chez les lves de la section gnrale (G), les rsultats sont en revanche moins homo-gnes. Les connaissances acquises l'cole pri-maire permettent d'acqurir des meilleurs rsul-tats au test crit, rsultats qui sont toutefois presque quivalents ceux des lves de LS sans connaissances pralables d'allemand. Les rsultats des tests oraux des lves de G ne sont RECONNUE _~ cr::-rO.TE PAR LA FM.H Il -La"", 1 'L c%!:l'AsiYIillYd FO N 0 E E ENI 9 49 POUR VOTRE AVENIR COURS ASSISTANTES MDICALES AIDES VTRINAIRES p'ar sco)al't ou ~p'p'rentissa~ SECRTAIRES MDICALES Ouvertures: JlrintemJl~ et automne Renseignements et documentation : Tl. (021) 3122461 Petit-Chne 22 -1003 Lausanne pas influencs de manire significative pal' le fait d'avoir bnfici d'un enseignement prcoce d'allemand. En prenant en compte l'ensemble des facteurs de performance, il se dgage cepen-dant quand mme une tendance gnrale en faveur des lves ayant commenc l'apprentis-sage de l'allemand l'cole primaire. Quelle est l'opinion des enseignant-e-s pal' l'ap-port au fait que des lves arrivent en 7e avec des connaissances d'allemand ? De manire gnrale, ils relvent que l'htrognit des classes constitue un problme difficile rsoudre. Une partie du corps enseignant note que la motivation des lves, globalement bonne au dbut, tend s'mousser au fil de la 7' anne. Du ct des aspects positifs, les enseignant-e-s relvent une certaine familiarit avec l'allemand et une absence de peur face cette langue. Ils dplorent en revanche le "flou artistique dans l'usage de la langue. Les membres de l'quipe de recherche ont par ailleurs constat, au fil des observations et des entretiens, que les ensei-gnant-e-s du degr suprieur connaissent peu les buts et mthodes de l'allemand prcoce et qu'ils ne peuvent ds lors profiter que partiellement des acquis de leurs lves. Ils sont nombreux ne pas adapter leur pratique d'enseignement cette nouvelle situation. Si vous souhaitez recevoir (gratuitement) plus d'informations SUl' le projet prsent, vous pouvez vous adresser au Centre suisse de coordination pour la recherche en ducation Entfelderstr.61 5000 Aarau Tl. 064 / 2121 80 RSONANCES . NOVE~mRE 1992 En souscription jusqu'au 30 novembre 1992 DOCUMENTATION-VALAIS Edition 1993 Quelles institutions travaillent pour la promotion conomique en Valais? Quelles organisations sociales peuvent vous venir en aide si vous deviez vous occuper d'un handicap? Quelle personne de l'administration cantonale vous l'enseignera sur l'am-nagement du territoire? Quelle est l'adresse de la Fdration valaisanne d'apiculture? Qui est prsident de l'Association valaisanne de football? Quelles organisations peuvent vous fournil' des informations dtailles sur les muses locaux du Valais? Documentation -Valais: guide des institutions, services publics et associations du Valais, dit pal' la Bibliothque cantonale du Valais, rpond toutes ces questions et beaucoup d'autres. Il s'agit d'un rpertoire de plus de 900 institutions, cantonales et rgionales, qui vous informe SUI' la vie politique, conomique, sociale, culturelle et spor-tive du Valais. La description de chaque institution comprend dans le meilleur des cas: les donnes factuelles (nom, adresse, numro de tl-phone, nombre de membres, personnel, date de fondation, heures d'ouver-ture, responsables, personnes de contact etc.) une description de son acti-vit, une prsentation de sa documentation et de son matriel d'information ainsi que son organisation structurelle. RSONANCES - NOVE~RE 1992 Vous pouvez obtenir ce guide, au prix de souscription de Fr. 28.- Gusqu'au 30 novembre 1992). Le prix de vente sera de Fr. 38.-(aprs le 30 novembre 1992), en vous adressant l'conomat de l'Etat, Place Saint-Tho du le 15, 1951 Sion. Bulletin de commande Veuillez m'envoyer : ............... ex. DOCUMENTATION -VALAIS: Edition 1993 au prix de souscription de Fr. 28.- (port et frais en sus.) Aprs le 30 novembre 1992, le prix de vente sera de Fr. 38.-Nom et prnom: _______________ _ Adresse: _________________ _ Date et signature: ______________ _ A envoyer : Economat de l'Etat du Valais Place Saint Thodule 15 1951 Sion DE DAVID A PICASSO FONDATION DE L'HERMITAGE Du 16 octobre 1992 au 21 maI'S 1993 Chefsd'uvre du Muse de Grenoble La Fondation de l'Hermitage prsente, pour la premire fois hors de France, une slection de 180 chefs-d'uvre du Muse de Grenoble (peintures, aquarelles, dessins, sculptures et cra-miques) qui, de 1800 nos jours, retracent les principales tapes de l'aventure cratrice de l'art moderne. Afin de faire comprendre cette volution, les organisateurs se sont efforcs de placer les crateurs choisis dans une perspective historique, de David Picasso, d'Ingres Chagall et Magritte, de Rodin Despiau et Laurens. Ddi aux grands mouvements de la peinture franaise, l'ensemble runi est divis en plusieurs sections: le romantisme, le ralisme, l'impressionnisme, le fauvisme, le cubisme, les tendances diverses de l'art contemporain. Cette exposition de David Picasso se veut, aussi, un hommage l'activit des collectionneurs de Grenoble et l'intrt qu'ils ont tou-jours marqu aux recherches les plus authentiques des XIX' et XX' sicles. SION: AGENDA CULTUREL MUSE CANTONAL DES BEAUX-ARTS Place de la Majorie 15, 1950 SION COLLECTIONS PERMANENTES Votre Muse vous expose, Regards sur l'art en Valais du 27 fvrier 1992 au 4 janvier 1993 visite guide le 1" jeudi de chaque mois 18 h 30 ouvert tous les jours saufle lundi 10 h 00 -12 h 00 114 h 00 -18 h 00 en dehors des visites guides prives, visites guides publiques le 1" jeudi de chaque mois 18h30, MUSE CANTONAL D'ARCHOLOGIE Rue des Chteaux 12, 1950 SION LE V ALAIS DE LA PRHISTOIRE A LA DOMINATION ROMAINE ouvert tous les jours, sauflundi 10 h 00 - 12 h 00 114 h 00 -18 h 00 MUSE CANTONAL D'IDSTOIRE ET D'ETHNOGRAPHIE DE VALRE Colline de Valre, 1950 SION EXPOSITION Reprsentations du sacr Culture savante et culture populaire dans l'art religieux en Valais ds le 26 juin 19921 dure 1 anne ouvert tous les jours, sauf lundi 10 h 00 - 12 h 00 / 14 h 00 -18 h 00 en dehors des visites guides prives, visites guides publiques le 1" mercredi de chaque mois 12 h 30 Eglise de Valre ouvert tous les jours, sauflundi CHTEAU DE TOURBILLON Colline de Tourbillon, 1950 SION ouvert tous les jours, sauflundi 10 h 00 - 12 h 00 114 h 00 -18 h 00 hiver! fermeture 17 h 00 10 h 00 - 18 h 00 jusqu' mi-novembre 1992 MUSE CANTONAL D'IDSTOIRE MILITAIRE Chteau de St-MaW'ice, 1890 STMAURICE COLLECTIONS PERMANENTES ouvert tous les jours, sauflundi 10 h 00 - 12 h 00 114 h 00 - 18 h 00 LA DIRECfION DES MUSES CANTONAUX 1950 SION RSONANCES - NOVEMBRE 1992 , LECTRICITE Pour tout savoir sur l'lectricit: Sa production, sa distribution, sa consommation, ses applications,,,. Pour animer vos cours: Nous vous proposons: brochures, plaquettes, dpliants films, cassettes video VHS, diapositives documents pdagogiques coffrets d'exprimentation Pour vivre l'vnement en direct: Nous vous guiderons, vous et vos lves, sur les sites de recherche, de production et de distribution d'lectricit, cela de Goesgen celle de la Grande Dixence. , L'c~ 1 .. . It.--=-__ ----~ Pour obtenir notre catalogue ou pour tout renseignement: ~. ELECTRICITE ROMANDE La ma it rise de l'nergie OFFI C E D ' ELECTRICITE DE LA SUISSE ROMANDE Rue du Maupas 2 Case postale 307 CH - 1000 Lausanne 9 Tlphone 021/ 3129090 Tlfax 021 / 201019