Les TED Troubles envahissants du développement. Les élèves à TED (troubles envahissants du développement) Formation SEFFECSA du 10/03/2010 Animée par.

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    03-Apr-2015

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Page 1 Les TED Troubles envahissants du dveloppement Page 2 Les lves TED (troubles envahissants du dveloppement) Formation SEFFECSA du 10/03/2010 Anime par Bernadette NOWAK, ASED SEFFECSA et Marco FURSTENBERGER, CPAIEN SEFFECSA Page 3 Introduction La loi dintgration Les CRA Page 4 INTRODUCTION : 2005 : loi dintgration des lves handicaps. Suite cela, un Centre de Ressources Autisme (CRA) est implant par rgion. Page 5 En Alsace/ aux enfants et adolescents : Elsau Strasbourg (CRA Ple rgional enfants - Unit dvaluation des Troubles du Dveloppement) Hpital de l'Elsau 15 rue Cranach 67200 Strasbourg Tlphone 03 88 11 59 52 - Fax 03 88 11 59 39 Antenne 68 Rouffach (Centre hospitalier) depuis 2007 (Espace Autismes 68 13, rue Charles Sandherr 68000 COLMAR) Tl : 03 89 24 99 23 Fax : 03 89 23 11 01 secretariat68@cra-alsace.com 1 ple de documentation : AIDA (Espace Autismes 68 13, rue Charles Sandherr 68000 COLMAR) Page 6 Dfinition Lorigine La frquence Lge du diagnostic Les symptmes Le traitement Page 7 DEFINITION : Les troubles envahissants du dveloppement (TED) regroupent un ensemble de troubles svres du dveloppement de lenfant, notamment sur les plans cognitif, social, affectif, intellectuel, sensoriel et en matire dacquisition du langage. Lautisme en est lexemple le plus connu. Page 8 Origine Les causes des troubles envahissants du dveloppement (TED) ne sont pas toujours identifies sauf pour 10 15 % des cas o lorigine est avre. On parle pourtant de plusieurs facteurs possibles dorigine gntique, infectieuse, relatifs des complications durant la grossesse ou au moment de laccouchement. Page 9 Frquence Lautisme touche 6 personnes pour 1 000. Le syndrome dAsperger une personne sur 250. Les TED ne sont pas un handicap rare. Les TED touchent plus frquemment les garons que les filles (4 garons pour une fille environ). Page 10 ge du diagnostic Il est pos gnralement durant les trois premires annes de la vie, mais le diagnostic peut tre plus tardif selon la svrit des symptmes et les cas de troubles envahissants du dveloppement (TED). Page 11 Symptmes Les troubles envahissants du dveloppement (TED) ont en commun une association de trois catgories de symptmes : les troubles de la communication verbale et non verbale, les troubles des relations sociales, des centres d'intrts restreints et/ou des conduites rptitives Page 12 . Les personnes atteintes de TED ont du mal sadapter aux changements de lenvironnement. La svrit des symptmes est variable dune personne lautre. Page 13 Variabilit La variabilit de lexpression clinique rsulte non seulement du degr dautisme qui diffre dune personne lautre mais aussi de lassociation des TED dautres troubles (retard mental, troubles moteurs, sensoriels et perceptifs, pilepsie) Page 14 Traitement Il nexiste pas de traitement curatif. Lducation et la rducation (psychomotricit, kinsithrapie, orthophonie, ergothrapie, orthoptie) doivent tre entreprises ds le plus jeune ge en fonction des problmes rencontrs. Page 15 Traitement Ces interventions permettent damliorer la qualit de vie des personnes autistes et leur donnent la possibilit de progresser. Un soutien psychologique peut tre possible pour un adolescent ou un jeune adulte qui prend conscience et souffre de son handicap. Page 16 MISSIONS DU CRA : Evaluation fonctionnelle (compter 35h environ) pour faire un bilan psychologique, orthophonique, psychomoteur. Lien avec les parents. Lien avec lquipe pdagogique. Page 17 Missions du CRA Accompagnement des quipes (attention : pas de rponses toutes faites, ides doutils ventuellement). Travail de rseau (voir site CRA:www.cra-alsace.com ).www.cra-alsace.com Formation/ infos. Soutien, conseils, orientation des familles. Recherches. Page 18 La triade diagnostique Difficults/ altration de la communication (verbale et non verbale) Difficults/ inter-actions sociales Difficults/ caractre restreint, rptitif, strotyp. Page 19 Communication verbale et gestuelle langage strotyp langage rptitif (cholalie) langage idiosyncrasique (propre soi-mme) pas dimitation sociale pas de jeu de faire semblant mme avec le langage matris, difficult pour engager la conversation. Page 20 Difficults dans les interactions sociales : en retrait ne montre pas avec le doigt difficult pour sadresser lautre (fuite du regard) pas de rciprocit sociale ou motionnelle. Page 21 Caractre restreint, rptitif, strotyp : ne savent pas jouer pas dimaginaire dans un objet, un lment lobsde manirisme : mouvements strotyps et rpts. Page 22 Les troubles associs Troubles du sommeil Troubles de lalimentation Crises de colre Agressivit Auto-mutilation Manque de spontanit Manque dinitiative Manque de crativit Page 23 Particularits du syndrome dAsperger (autisme de haut niveau ) : Il possde le langage et de grandes connaissances mais a de grandes difficults dans la communication et les gestes du quotidien, ce qui peut engendrer une souffrance quand il sen rend compte. Lchec de son interaction peut lamener vers des troubles ractionnels et la dpression. Page 24 Une faon particulire de penser Leur style de pense Thorie de la cohrence centrale Difficults sociales Page 25 UNE FACON PARTICULIERE DE PENSER : Ils font des associations diffrentes des ntres. Le traitement de linfo amne un certain comportement Page 26 Leur style de pense : Visuel simple : une seule info la fois Hyper-slectif : focalise sur les dtails. Centre dintrt exacerb : utiliser pour entrer en communication. Littral (pas dhumour, pas de mtaphore) Page 27 Thorie de la cohrence centrale : Nous, nous interprtons les infos de manire globale, puis les dtails. Le TED : voit le fragment en premier. Sil fait un effort (et cest difficile), il construit le tout partir des dtails. Peut faire des fixations sur des numros ou des couleurs : un objet a une fonction prcise dans un contexte prcis. Il est en difficult de communication par rapport au contexte qui change. Il est rigide par rapport des rgles nonces. Page 28 Les fonctions excutives Difficults/ Organisation et planification Mmoire court terme Inhibition et contrle des actions Gestion des priorits Utilisation de stratgies nouvelles Page 29 Thorie de lesprit ou ccit mentale Prdire la raction dautrui pour ajuster son comportement Page 30 THEORIE DE LESPRIT OU CECITE MENTALE : Normalement, vers 4/5 ans, les enfants arrivent faire preuve dempathie, cest--dire, prdire la raction de lautre pour ajuster leur comportement. Impossible pour le TED. Page 31 Les motions Page 32 LES EMOTIONS : Ne partage pas son plaisir et ses propres motions Ne partage pas les plaisirs des autres A du mal ressentir les motions des autres A des expressions motionnelles inappropries Les expressions faciales des autres sont difficiles dcoder Page 33 Lunivers sensoriel Hyposensibilit Hypersensibilit Page 34 Lunivers sensoriel Difficults/ Stimuli kinsthsiques (vtements, pressions sur le corps) Stimuli auditifs (march de Nol) Stimuli visuels (stores, nons, objets brillants) Stimuli olfactifs (parfums, peau, cheveux) Stimuli oraux (objets ports la bouche Peut apprcier des mets trs pics) Stimuli gravitationnels (a peur de grimper, dtre soulev ou au contraire recherche exagrment les mouvements et se met alors en danger) Stimuli proprioceptifs (recherche des sensations de pression, frappe, pousse, crase : objets lests mettre sur le corps pouvant aider la concentration) Page 35 Rcapitulatif Page 36 Les apprentissages Les apprentissages doivent tre rptitifs (/ aux diffrents lieux, accorder les protocoles) Difficults russir / diffrents lieux et diffrents adultes Cf livre de Ellen Notbohm/ surcharge des stimuli Page 37 Implications dans la prise en charge Stratgies utilisables dans les apprentissages en gnral Page 38 IMPLICATION DANS LA PRISE EN CHARGE : Stratgies utilisables dans les apprentissages en gnral : Le langage : Sadresser personnellement llve Consignes directes et simples avec exemple concret Faire des pauses entre les consignes et vrifier sil a compris (par laction : ne pas se contenter de lcholalie) Limiter les questions et les consignes (ne pas trop parler) Eviter le second degr et les mtaphores Page 39 Changements et transitions : Dans la mesure du possible, prparer llve aux changements ventuels (lieux, personnes, activit) Utiliser des images, des pictogrammes, des photos, des emplois du temps pour indiquer les changements imminents. Page 40 Interactions sociales Etablir des attentes et des rgles claires par rapport au comportement Enseigner aux autres lves comment rpondre llve dans les interactions sociales. Soutenir, guider llve dans ses pauses Utiliser le tutorat pour aider llve durant les moments non structurs. (rcrs, retour de sport, etc) Valoriser quand cest bien. Apprendre grer lchec de son quipe. Attention aux rgles volutives (donner un nom diffrent au jeu ?) Page 41 Comprhension/ concentration Comprhension/ concentration Modifier la structure de lenvironnement / objectifs (bien dlimiter le cadre) Dcomposer et hirarchiser les tches en petites tapes (actions une par une / un parcours par exemple) Prsentations visuelles et descriptions concrtes (faire refaire par un camarade, dessin, etc) Rptition dexercices Lui donner rgulirement une rorientation/ rtroaction Page 42 Vulnrabilit motive Vulnrabilit motive Prendre en compte son anxit : vit mal les erreurs ; faible estime de soi. Le fliciter Lui apprendre demander de laide Utiliser des stratgies dexercices rptitifs Lui permettre de se retirer brivement quand il est submerg par ses motions. Utiliser une routine (indispensable) Page 43 Les prises en charge cibles Orthophonie Motricit Travail sur la socialisation (en groupes ou en individuel) Travail sur les gestes du quotidien Page 44 Rfrences Les formations auxquelles jai particip Mes lectures Les lves cotoys au SEFFECSA et mes rencontres. Page 45 Mes formations 4/06/08 (Ensisheim): quipe du CRA/ formation AVS sur lautisme. 18/02/09 (Guebwiller) : Anne-Marie FISCHER, psychologue, docteur en psychologie : les TED, une autre faon de penser et dapprendre 22/01/10 (Rouffach) : quipe du CRA : Autisme et EPS Page 46 Mes rencontres propos de cas particuliers Equipe de Rouffach Equipe du Professeur Bursztejn(Elsau Strasbourg) Docteur Gerber (Hpital Civil de Strasbourg) Page 47 Mes lectures : Moi, l'enfant autiste (Edition Jai lu) de Judy Barron (Auteur), Sean Barron (Auteur)Judy BarronSean Barron Je suis n un jour bleu (Edition Jai lu) de Daniel TAMMET Le miroir bris ( ed.Hachette littratures) Simone Korff-Sausse Les troubles du comportement associs lAutisme et autres handicaps mentaux (Ed. AFD), Gloria Laxer et Paul Trehin Ma vie dautiste (Ed. Odile Jacob) Temple Grandin Lautisme, un jour la fois (ed. chronique sociale) Nathalie Poirier et Catherine Kozminski Page 48 Livres pour enfants Epsilon, un enfant extra-ordinaire Lydie Laurent Paul-la Toupie Genevive Laurencin et Michel Boucher Jai un copain autiste Michle Larchez et Francis Treiber Page 49 Moi, lenfant autiste Page 50 Lautisme un jour la fois Page 51 Je suis n un jour bleu Page 52 Ma vie dautiste Page 53 Jai un copain autiste Page 54 Epsilon un enfant extraordinaire Page 55 Paul-la-Toupie Page 56 Merci Je reste votre disposition et celle des familles pour tout renseignement supplmentaire ou prt de livres. Bernadette NOWAK nowak@seffecsa.net Tl: 0160 9049 1079

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