La métaphore chez les enfants avec troubles envahissants du développement non spécifiés

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Neuropsychiatrie de lenfance et de ladolescence 59 (2011) 4147Cas cliniqueLa mtaphore chez les enfants avec troubles envahissants dudveloppement non spcifisMetaphor in children with pervasive developmental disorders not otherwise speciedS. Melogno , C. DArdia , B. Mazzoncini , G. LeviDipartimento di Scienze Neurologiche, Psichiatriche e Riabilitative dellet evolutiva, Sapienza Universit di Roma,Via dei Sabelli, 108, 00185 Rome, ItalieRsumBut. Les aude ses compMthode. Ldeux diffrede trois ansde neuf ans.Rsultats. rapport auxneuf ans. pendant la cautrui, lorsqConclusion.contribuer caractrisen 2010 ElseMots cls : AAbstractBackgroundaspects of hquite probleMethod. Sa cognitive pfirst diagnosResults. Athe usages ocommunicatConclusion.in productio 2010 ElseKeywords: A Auteur coAdresse e0222-9617/$doi:10.1016/jteurs illustrent le cas dun enfant avec troubles envahissants du dveloppement non spcifis (TED-NS), en analysant certains aspectstences linguistiques et communicatives, en particulier, les usages mtaphoriques, en comprhension et en production.es auteurs confrontent et analysent du point de vue cognitif et linguistique certains chantillons de langage spontan correspondant ntes phases du dveloppement de lenfant tudi. Les premiers sont extraits dune cassette vido tourne en famille, remontant geet 11 mois, lorsque lenfant avait t diagnostiqu comme tant TED-NS. Les seconds font partie dune rvaluation effectue lgeLenfant, lge de trois ans et 11 mois, prsente des atypies linguistiques et communicatives dans ses usages mtaphoriques, parcomptences des enfants de mme ge dveloppement typique. Ces atypies sont toujours prsentes et mme accentues lge decet ge-l, que ce soit au cours dun testing spcifique de comprhension de mtaphores ou dans le langage spontanment utilisonsultation, on assiste, dune part, des usages pseudomtaphoriques et, de lautre, une perte de rapport dans la communication avecue le langage devient mtaphorique. Ce cas suggre limportance de prendre en compte les comptences mtaphoriques en tant que domaine de recherche pouvantidentifier ultrieurement certaines caractristiques des TED-NS et spcifier les sous-types linguistiques et communicatifs quit cette population clinique.vier Masson SAS. Tous droits rservs.utisme ; Troubles envahissants du dveloppement non spcifis ; Langage ; Mtaphore. The authors describe the case of a child with pervasive developmental disorder not otherwise specified (PDS-NOS) by analyzingis language skills and communication, in particular the way he uses metaphorical language. As is known from literature, such use ismatic in autism.amples of spontaneous speech of the child are analyzed and compared at two different stages of his development from a linguistic andoint of view. The first stage has been video-recorded at home and dates back to 3 years and 11 months, when the child received hisis of PDD-NOS, while the second stage has been documented by a complete new evaluation in a clinical setting, at the age of 9.t 3 years and 11 months the child displays forms of atypical language, which appear as metaphorical but in a way that differs fromf normally developing children. These atypical forms are still present and even emphasized at 9, and create specific troubles inion with adults. This case study underlines the importance of considering metaphorical competence in all its aspects, in comprehension as well asn, as a privileged way for accessing core communicative deficits in PDD-NOS.vier Masson SAS. All rights reserved.utism; Pervasive developmental disorder not otherwise specified; Language; Metaphorrrespondant.-mail : sergio.melogno@uniroma1.it (S. Melogno). see front matter 2010 Elsevier Masson SAS. Tous droits rservs..neurenf.2010.06.01042 S. Melogno et al. / Neuropsychiatrie de lenfance et de ladolescence 59 (2011) 41471. Introduction lexception des observations pionnires effectues parKanner suren neuropscauses de cpartie, recola possibilimtaphore, un aspectla fois danslorisation dtypique sedans la comt pleinemle langageEn relat1980 que lphorique, ela thorie dlhtrogntrisent leschercheurs[8,9].Cest, ploppementlaquelle lessymptmesqui ne permou dautremis de recuintressantnique et thle groupe lest caractrdes symptpar un niveimportant dTED-NS cfacteur de rdes contrquils soienTED, ils solautisme, senfin vers dParmi tlusage destion, offrenessentiellesinteractivesle discoursLe statutions dansdans celuiindicateurDans nPaolo, diag lge de neuf ans. la consultation, ses parents ont apportquelques cassettes vidos dans lesquelles on peut voir lenfantations de jeu et de vie quotidienne. Sur la base dunesquence vido remontant au moment o Paolo avaitns et 11 mois, ainsi qu partir dobservations tires deatiocompprseypiqt.dvectionpremmpx ds semdtrn forqueenthoresrs pminnoms signe cerva. Oue seertaiaissins,on ne casne sutuqueches] onhoreautmindu ja daaptiphor, otivefarpeutjectis tradtels Wles enfants autistes [1], la recherche sur la mtaphoreychiatrie de lenfance en est encore ses dbuts. Lese retard sont multiples et peuvent tre, au moins ennduites linfluence des thories qui conditionnrentt mme de concevoir un rapport entre lenfant et lace qui eut pour effet de limiter le rle de la mtaphorepurement dcoratif du langage. Grce aux avances le domaine linguistique et psychologique, une reva-u phnomne mtaphorique dans le dveloppementst impose : dun ct, la frquence des mtaphoresmunication et leur centralit dans la cognition ontent reconnues [2], et, de lautre, leur prcocit dansde lenfant est apparue de facon manifeste [35].ion aux troubles autistiques, cest au dbut des anneson assiste la redcouverte du phnomne mta-n particulier dans le cadre des recherches concernante lesprit [6,7]. Encore aujourdhui, conscients deit des profils linguistiques et cognitifs qui carac-troubles envahissants du dveloppement (TED), lescontinuent de sinterroger sur beaucoup de pointsar exemple, le cas des troubles envahissants du dve-non spcifis (TED-NS), catgorie lintrieur decadres cliniques se caractrisent par la prsence detypiques des TED, mais en quantit insuffisante, ceet pas de formuler un diagnostic dautisme typiquecatgorie de TED. Des recherches rcentes ont per-eillir un certain nombre de donnes particulirementes du point de vue la fois pidmiologique, cli-rapeutique [10,11]. Les TED-NS forment, en effet,e plus reprsent lintrieur des TED ; leur cadreis par une grande variabilit clinique, ainsi que parmes instables et en transformation, de mme queau cognitif moins atteint que dans lautisme. Il este souligner que linstabilit et la trasformabilit desonstituent aussi bien un facteur de protection quunisque, et que, pour cela, il est ncessaire deffectuerles prcis et rguliers dans le temps. En effet, bient considrs comme tant moins graves que lesnt frquemment sujets des transformations, soit versoit vers un retard ou vers une volution cognitive, oues formes psychopathologiques diverses.ous les dficits observs, ceux qui touchent mtaphores, en comprhension comme en produc-t un point dobservation intressant des carencesque les TED-NS prsentent dans leurs capacitset communicatives, telles quelles apparaissent dansspontan.t des comptences mtaphoriques et leurs modifica-le temps, tant sur le versant de la production commede la comprhension, pourraient donc constituer unde lvolution mme de ces troubles.otre travail, nous illustrerons le cas dun enfant,nostiqu comme TED-NS, valu dans notre centre,en situbrvetrois alvalude sesdunement tlenfan2. LeproduLesdes cocurieuenfantavantversiolidegalemmtapLeurednoger ledautredans uen obs neigephoriqbien cla conndu mominatiDans lou duLesmmerechertion [5mtapLesrednophoresschmle reb mtariellesqui mo neigeOndes ob1 Nouphonesn actuelle, nous tracerons et discuterons les aspectstences mtaphoriques. La description sera prcdentation du cadre thorique concernant le dveloppe-ue et atypique des comptences mtaphoriques chezloppement typique des capacits deet de comprhension de la mtaphoreires tudes concernant le dveloppement typiquetences mtaphoriques chez lenfant signalrent uncalage entre la production et la comprhension : lesblaient capables de produire des mtaphores biene en tat de les comprendre [12]. Actuellement, late de cette hypothse a t carte et remplace parles enfants, ds lge prscolaire, produisent et sontcapables de comprendre au moins certains types de.remires crations consistent en une sorte deation1 des objets, par laquelle ils sembleraient chan-des choses [13,14] en les rebaptisant au moyennifiants [15]. Par exemple, un enfant enfile son piedorbeille papier et dit ensuite : botte ; un autre,nt de la farine verse dans une casserole, lappeller, on peut attribuer ces expressions un statut mta-ulement condition dtre srs que lenfant possdenes connaissances linguistiques de base [4,13], telleance de ltiquette littrale de lobjet rebaptis , oule fait que les deux objets impliqus dans la redno-e sont pas identiques, mais simplement semblables.contraire, il sagirait dune erreur de catgorisationrextension smantique.des dchantillons de langage spontan [16,17] decertaines enqutes longitudinales [13] et certainesexprimentales concernant ce type de rednomina-t fourni la preuve du fait que lenfant sait manier lads lge prscolaire.eurs [5,17] ont distingu deux types principaux deation : les mtaphores bases sur laction ou mta-eu symbolique , dans lesquelles lenfant applique unction un objet (sur le plan de la fiction) et ensuitese (cest le cas du couple corbeillebotte ) et leses bases sur la perception ou mtaphores senso-, au contraire, cest la ressemblance entre les chosesla substitution linguistique (cest le cas du coupleine ).exclure que de telles rednominations rpondent fs purement ornementaux du discours, car lenfantuisons l le terme renaming utilis par certaines auteurs anglo-inner (1979) et Elbers (1988).S. Melogno et al. / Neuropsychiatrie de lenfance et de ladolescence 59 (2011) 4147 43les gnre intuitivement, sans les appuyer sur une base mta-linguistique ; de plus, elles vhiculent des contenus affectifs etcognitifs que lenfant ne saurait exprimer dans un langage littral[14] cet ge-l, ce qui pourrait expliquer sa recherche dautrespossibilits linguistiques, par le biais dune rednomination.Du point de vue volutif, les mtaphores bases sur lactionapparaissenremplacesdeviennentPar la suitmoins intulorsque dement se proles termesdent, lenfaqui indiquelue, le concorrecteme[13].Les reclorsque dabases sur lcomprendrlide prcbase sur leses insuccLes premien effet deles mtaphchement e(exemple :des adjecti chaud ,La manipumodalitsjeux de rllinsertiondans de codexpressiovers le bassion et, dediffrenci[22].3. AutismLes prelusage m symptmrfrence aOr, le fait dnelles chezdu diagnos2 Autism diavore PC, Rirs comme les rfrences par excellence pour le diagnostic delautisme, contiennent galement de nombreux items et sectionsconcernant le langage idiosyncrasique . Par ce terme, on serfre des formes linguistiques qui, du point de vue communi-catif, sont limites des domaines particuliers, y compris lesnologismes et certaines expressions qui peuvent voquer laore31946nvenssifiisait, cait le lar laemp55 santAspore,t desr gee ctue tdes tenfat lalt vec.usaives uneuistiqgideue puernon, leur le, que deremsionfantmprunicaack,de coriqe, o-reviS; 20ple :t entre deux et trois ans pour ensuite dcliner,par des mtaphores bases sur la perception, quiprpondrantes vers lge de quatre cinq ans [5].e, on peut observer des usages plus conscients etitifs. En particulier, vers lge de cinq six ans,s formes plus labores apparaissent, un change-duit grce lintroduction du mot comme entremtaphoriques [3,17]. Reprenant lexemple prc-nt dira alors : la farine est comme la neige , cerait une conscience mtacommunicative plus vo-necteur tant l pour aider linterlocuteur effectuernt une interprtation non littrale de la mtaphoreherches de ces dernires annes ont montr que,utres, adultes ou enfants, produisent des mtaphoresaction ou sur la perception, lenfant est capable de lese ds lge de cinq ans [1820], Cela a redimensionndente du dcalage productioncomprhension ,contraste entre la production spontane de lenfant ets dans les preuves de comprhension de mtaphores.res recherches reportant ces rsultats utilisaients typologies de mtaphores plus complexes, tellesores physicopsychologiques, bases sur le rappro-ntre la personne humaine et des objets inanims le gardien de la prison est une pierre ) [13] oufs double fonctions (exemple : les adjectifs dur , amer , utiliss dans un sens psychologique) [21].lation de diffrents facteurs exprimentaux, tels lesde mesure (choix multiples verbaux ou iconiques,es avec des jouets, au lieu dexplications verbales),de mtaphores dans un contexte donn (par exemple,urtes histoires) et lemploi de typologies diffrentesns mtaphoriques, ont permis, dun ct, de dplacerlge-seuil des premires formes de comprhen-lautre, de mettre en vidence des lignes volutiveses en fonction des diffrents types de mtaphoree et mtaphoremires tudes concernant lautisme considraienttaphorique de la part de lenfant comme lee dune pathologie nigmatique, sans faire aucuneu dveloppement typique de ce genre de capacit.e dceler des formes linguistiques non convention-les TED est un aspect particulirement importanttic. ADI-R et ADOS-2, traditionnellement consid-gnostic observation schedule (ADOS) (Lord C, Rutter M, DiLa-si S. dition italienne Giunti OS; 2005) ; autism diagnosticmtaphEnnon coune clarebaptmaisonsagissguer dtout paPar exmre produimme,mtaphlisaiende leulangagDescrasiquayantchez lqui ondifficulaire achosesLesvolutduit det lingsont riphoriqremarqnationautistecas potypiqulittralle faitexpresLes endincocommfeed-bblmemtaphtypiquinterviewGiunti O3 Exem., Kanner avait constat certains usages linguistiquestionnels chez les enfants autistes et en avait proposcation [1]. Par exemple, Donald, lge de sept ans,le panier pain par lexpression boulangerie de lae qui peut voquer une mtaphore. Pour Kanner il dun cas de substitution par analogie , distin- substitution par restriction , o lon se rfre aupartie, selon un procd typiquement mtonymique.le, Anthony, lge de cinq ans, appelait sa grand-, nombre qui correspondait celui de ses annes,ainsi une rednomination base mtonymique. Deerger [23] avait remarqu, sans toutefois parler deque les enfants ayant une psychopathie autistique uti-expressions particulirement insolites, compte tenuscolaire, expressions qui correspondaient plutt auratif spontan des enfants prscolaires.des successives ont montr que ce langage idiosyn-ait plus utilis par les enfants autistes que par ceuxroubles spcifiques du langage [24,25]. Cependant,nt autiste, les tiquettes verbales quil produit etpparence de mtaphores, pourraient driver de salaborer les indices perceptifs lis au contact ocu-ladulte, lorsque celui-ci lui apprend le nom desges non conventionnels seraient donc des erreursqui persisteraient plus longtemps ou bien le pro-dissociation entre comptences cognitives, socialesues. Diffrentes analyses soulignent que ces usagess et inflexibles. Par rapport la production mta-rcoce des enfants dveloppement typique, on peutdes diffrences notables. Par exemple, la rednomi-conventionnelle dun objet peut rester, pour lenfantseul moyen pour le dfinir, ce qui nest jamais lees rednominations des enfants dveloppementi, la plupart du temps, connaissent bien ltiquettelobjet en question. Une autre diffrence, commearquer Kanner, est la valeur communicative de cess mtaphoriques, qui peut paratre parfois discutable.s autistes ne semblent pas tenir compte du risquehension que de telles formes comportent dans lation et narrivent pas lire chez leur interlocuteur leverbal et non verbal, qui indique prcisment un pro-omprhension lorsque le discours glisse sur le planue. Or cela ne savre pas dans le dveloppementlenfant, quand il cre de nouveaux mots (galementsed (ADI-R) (Rutter M, Le Couteur A, Lord C. dition italienne05). pluie chaude qui voque la vapeur.44 S. Melogno et al. / Neuropsychiatrie de lenfance et de ladolescence 59 (2011) 4147des nologismes), souligne par des indicateurs non verbaux, parexemple par le sourire, quil sagit l dune invention ou bien serfre loou bien en(le mot coEn ce qcomprhenrimentaux.lumire et qtre apparetendance la recherchCertainela comprhSelon Happerspectivene comprenrecherchesde lesprithension m la thorieenfants dthorie defisante pougalementpes.4. Notre cPaolo esNS l gedemande ument cliniqscolaires. Ddans le spele critre-sdomaines rciproqueSon nivdans la norSon profil,dcalage siLe testiningales daficults vaffectives eet prend cefacon qui nsation, on rvis--vis det son con lapparencrasiques eactive.Nous prtires dunPaolo, ldun langage inusuel et, ensuite, dautres lments recueillis aucours de lvaluation effectue neuf ans.aolonalysquihoreslo esibersona pouminlactronuchoa maui scounconplanr leslgrlo solo alenfait dla c pail saue lo utt paapplus ppremissenliquea dalo, nqueensu.redraieu liehoreilariiels,a athsee sue biobjminressetentbjet par son tiquette littrale immdiatement aprs,core, comme on la vu, il introduit des connecteursmme ) pour expliciter son processus analogique.ui concerne lautisme, cest sur le versant de lasion que lon trouve les principaux rsultats exp-Ce que les premires tudes cliniques avaient mis enui pouvaient sembler paradoxal par rapport au carac-mment mtaphorique des productions savoir unela littralit a t confirm successivement pare exprimentale.s recherches ont reconduit cette littralit dansension une carence au niveau de la mentalisation.p [6,7], les autistes narrivent pas entrer dans lapsychologique de leur interlocuteur et, de ce fait, ilsnent pas le langage mtaphorique quil utilise. Dessuccessives ont confirm le rle jou par la thorie[26], alors que dautres ont propos que la compr-taphorique puisse tre lie des facteurs trangersde lesprit. Norbury [27], aprs avoir examin desge compris entre huit et quinze ans, a trouv que lalesprit est une condition ncessaire mais non suf-r comprendre la mtaphore, capacit qui demandedes comptences de type smantique bien dvelop-as clinique : Paolot un enfant de neuf ans, diagnostiqu comme TED-de quatre ans, environ. lge de neuf ans, sa famillene rvaluation du diagnostic et un approfondisse-ue fonctionnel dans le domaine des apprentissagesans lADI-R, il atteint le critre-seuil pour tre classctre autistique, et, dans lADOS, galement, il atteinteuil pour rentrer dans cette mme catgorie, dans leslangage et communication et interaction sociale, ce qui correspond un cadre TED-NS.eau intellectuel (valu au moyen du WISC-R) estme : QIT gal 88, QIV gal 100, QIP gal 78.comme on peut le remarquer, est caractris par ungnificatif entre lchelle verbale et non verbale.g neuropsychologique fait apparatre des prestationsns les comptences de mentalisation, avec des dif-identes dintgration des composantes perceptives,t pragmatiques. Paolo tablit un contact du regardrtaines initiatives dans la relation autrui mais duneest pas toujours adapte au contexte. Dans sa conver-emarque des -cts et, dans les moments de difficulte son interlocuteur, son hyperverbalisme saccrottrle du sens du rel tend baisser. Son langage,ce ais, prsente frquemment des formes idiosyn-t semble reflter une imagination particulirementoposerons, en premier lieu, quelques observationse cassette vido tourne en famille, dans laquellege de trois ans et 11 mois, montre certains aspects4.1. PLasionsmtapPaoet un bqui luiger lrednorent au bibede boron lsoleil qEnment isur lede laveMade Paoque Painvitesi ctveux mot dechon,pacifiqPaopeuvenEntive, novu, lesapparasymboschmde Paoautre stte etla tteLessemblelise amtapde simsensorIl ylhypoappellpossdgnera lrednodunerappor trois ans et 11 moise de la cassette vido fait apparatre quelques expres-font penser un mouvement de gnration de.t en train de jouer avec une petite poupe, une bassineon. En excutant, avec difficult, les courtes actionst suggres en squence par ladulte (donner man-pe et puis lui donner son bain), il se lance dans desations inhabituelles et originales. Sans rapport appa-ion quil est en train dexercer sur lobjet, il se rfreen le rebaptisant dabord du nom de coupole , puisn de la paix et puis de pacifique . la fin, le bibe-in et en lcartant de soi, il dit : Cest le coucher duloigne .tant ces rednominations, qui semblent particulire-grues, ladulte essaie plusieurs fois de ramener Paolode la fiction de manire explicite ( on fait semblantcheveux la poupe ).ces tentatives de la part de ladulte, les productionsemblent encore plus confuses et incertaines. Aprsrebaptis le biberon du mot de coupole , ladulteant retourner au jeu (et utiliser le biberon commeu shampoing), Paolo dit alors quil lave les che-oupole . Immdiatement aprs lavoir rebaptis ducifique , et en essayant en vain de dvisser le bou-dresse ladulte en lui demandant : Dbouche le.ilise certains mots de facon tellement inusuelle quilsratre des mtaphores. Mais le sont-elles vraiment ?iquant les critres identifis dans la recherche volu-ouvons proposer quelques hypothses. Comme on laires substitutions linguistiques de type non littralt entre deux et trois ans et sont des mtaphores du jeu, dans lesquelles lenfant applique premirement unction lobjet et ensuite le rebaptise. Dans les vidosous en avons quelques traces. Par exemple, dans unence de jeu, lenfant prend une image, la met sur saite dit ladulte : Je mets seulement le chapeau surnominations qui se rfrent au bouchon du biberonnt diffrentes. Cest surtout le cas de coupole , uti-u de bouchon , qui semble voquer un type debase sur la perception. Dans ce cas, cest lintuitiont, subjective et unique, base sur quelques attributsle ressort qui produit la mtaphore.u moins deux raisons qui rendraient trs plausibledune substitution de type non littral, ce que Kannerbstitution par analogie . La premire est que Paoloen le terme littral ( bouchon ) duquel il dsi-et rebaptis au cours de son jeu et tout de suite aprs laation. La seconde raison est prcisment la prsencemblance entre les deux objets. En outre, ses parentsque lenfant connat et reconnat, durant un parcoursS. Melogno et al. / Neuropsychiatrie de lenfance et de ladolescence 59 (2011) 4147 45familier effectu maintes reprises, une glise de Rome dont lacoupole a une forme semblable celle du bouchon-coupole du biberon.sur la basement vraiseEn ce qtelles bouplausiblemlglise quequi, du poi raccourciSelon sefiants. Il exemple, ilquefois enLa rednom cest le caccompagnDautrepourraient,de la fictionplan de limmentionnertie je laveladulte, alau contrairsquence ctions avecplus signifidcrits par4.2. PaoloLes obslutilisationlirement cla comprhLes formPaolo bavadevoirs. Palaprs-midau contextpour dire dpetite filletas de paila pintadestructuresassociation litem Tout chansi tu vois ssion) : Jeparler dunQuandexpressionexplicationchemise esmise) quil explique de la facon suivante : Ca veut dire que casert. . . ca sert aprs le matin vers un tlphrique . Dans certainsunees des nues.quimunt somanet mquefrpectiomers oues.e res-jupet, cux pembaux paques uni-dearrivle, pdit :chempperoredi aositsoni ).n quns llo ajesurees serte dpas lemecusscas qinguts chgetions, pos dtypiDonc, lide que Paolo puisse avoir rebaptis lobjetdune intuition de similarit mtaphorique est forte-mblante.ui concerne les autres substitutions, plus cryptiques,chon de la paix et pacifique , on peut penserent quelles drivent de la manipulation du nom dePaolo connat bien : Sainte-Marie de la Paix , cent de vue de ladulte, pourrait constituer une sorte demtonymique .s parents, Paolo est littralement attir par les signi-joue souvent sur les mots en les modifiant. Partransforme le mot coquin quon lui attribue quel-plaisantant, en poulain et puis en coquille .ination finale du biberon est galement vocatrice :oucher du soleil qui sloigne , mais cette fois-cie dune action.s expressions, telle je lave les cheveux la coupole ,au contraire, sexpliquer par le conflit entre le planintentionnelle que ladulte sollicite chez Paolo et leagination de lenfant. Lnonc que nous venons deexprimerait ce conflit entre les deux plans, o la par-les cheveux rpond au jeu de fiction demand parors que la seconde partie : la coupole , exprime,e, limagination de lenfant. Ce qui ressort de toute laest en tout cas la difficult partager des significa-autrui, lment qui est peut-tre celui qui rattache lecativement la production de Paolo celle des enfantsKanner en 1946. neuf anservations effectues quand Paolo a neuf ans rvlentde formes idiosyncrasiques. Ce qui frappe particu-est la difficult que lenfant semble rencontrer dansension des expressions mtaphoriques en gnral.es idiosyncrasiques mergent en particulier quandrde, mais galement lorsquil dessine ou fait sesr exemple, au dbut dun entretien, il dit : Dansi dore (expression strotype et non rattachee) je vais chez le docteur Forzante (nom invent)es choses tranges . Il commente limage duneen dcrivant ainsi sa jupe : jupe faite comme unlle. . . parce que cest un vieux parasol cass . . .. . . une baraque . De mme, dans les preuves(sous-tests verbaux du WISC-R), Paolo produit dess, des phrases strotypes et des rponses confuses.litremtre (sous-test ressemblances), il rpond :ge beaucoup comme avant ; litem Que fais-tuortir de la fume paisse. . . (sous-test comprhen-pleure jusqu ce que je devienne blanc . Sollicit rve, il le dfinit : Un jappement du ct de lauto .un interlocuteur sadresse lui en utilisant unemtaphorique, il ne la comprend pas toujours. Sess paraissent confuses, comme dans lexemple : Mat un papillon (se rfrant aux couleurs vives de la che-items drponsles itematypiqCela comrapporPaoloprcis Queltion .Lelinteradre comdiscourotypsur unlobjetblemenet viela ressjusqu barDancite cqui enexempautisterapprodvelomtaphoperanun dispne senPompductiotant datifs.Paoet mverbalune pepas raisonn5. DisLede distdes mo lproducaspectenfantment apreuve de comprhension de mtaphores [28], lesPaolo ne sont pas totalement dficitaires. Toutefois,on russis font apparatre des parcours interprtatifsfrappe cest le dcalage entre certains moments oication de lenfant semble perdre de ladhrence parn interlocuteur et dautres moments o, au contraire,ifeste ses intuitions dans un langage extrmementtaphorique la fois, comme lorsquil affirme :ois je reste enferm dans le filet de la communica-rtoire des formes idiosyncrasiques reste vaste. Dansn avec Paolo, ladulte vit limpossibilit de compren-nt se forment certaines chanes associatives dans sonbien quelle est lorigine de certaines expressions st-Dans certains cas, les associations semblent se basersemblance mtaphorique, comme dans lexemple de, dcrit travers dautres objets semblables. Proba-est la perception de la forme qui unit tas de paille arasol . En effet, dun terme lautre, les raisons delance entre les objets se font de plus en plus vagues,assages successifs, de parasol pintade et puis, qui sont encore moins clairs.item de lpreuve de comprhension de mtaphoresssus, la diffrence de nombreux enfants autistes,ent nier la lgitimit mme de la mtaphore (Parour litem : La lune est une ampoule , lenfant Non, ce nest pas vrai ), Paolo ne refuse pas lesents mtaphoriques en tant que tels. Il semble pluttson raisonnement partir dune des composants de laen question ( ampoule ) en y appliquant un modusbsolument personnel ( Lampoule sallume. . . cestif lectrique. . . feu. . . la lave. . . est en ruption. . . ilst pas apercus quand le Vsuve a dtruit la ville deLeffet gnral est lhyperverbalisme , une pro-i suit des mandres absolument idiosyncrasiques,es contenus comme dans les passages argumenta-oute de nouveaux lments ses explications, au fur, en perdant ainsi le thme initial. Les associationsdveloppent dans un relchement gnral du sens ete cohrence des rponses. Sa difficult expliciteres diffrents sens possibles de son discours par unnt logique est manifeste.ionue nous venons de prsenter souligne limportanceer les diffrentes formes dusages non conventionnelsez les enfants TED.de trois ans et 11 mois, on remarque chez Paolo unelinguistique non conventionnelle qui, sous certainsurrait tre assimile la production spontane desveloppement typique, mais sous dautres, est relle-que. Certaines expressions apparaissent bizarres ,46 S. Melogno et al. / Neuropsychiatrie de lenfance et de ladolescence 59 (2011) 4147difficilement communicables et posent ladulte le problme desavoir comment intervenir pour les endiguer.En ce qpement typproductionnique, quevariabilit.dhypotropde jeu devraies mtades enfantsen mme teproduire dfois, de mrduit forteleur interlola commun neuf achez Paolodont lenfamtacommhension deniveau cogenfants TEniers, la ramtaphorenexiste paau-del duchemise espas un rochChez Paolonombreusements mtades explica drives mLe cas dtrain de relealors deuxDans unpartir des tparadigmat La luney a des pljai vu le cdun des tau moyen signifiantun coffre-fFrancfort, fCe typede la compcuteur. Lortrois ans ettions sur leque lon poont contribpu interagilorienter ventuellement vers une meilleure intgration des sescomptences linguistiques et communicatives ?s li lalle-ctibleversa faigies.t,velos enxistete enluse, ilitss, avD-Ntaisivece.st psemehoriqournncescourncludiffis TEerchalestismclairpoputiquedu ddtquiet hycotencretmdess. Ilte leue lees ee lde lde smetoui concerne la phase qui concide, dans le dvelop-ique, avec lapparition des premires mtaphores en, nous observons, au cours de notre exprience cli-les enfants rencontrent des difficults dune grande un extrme, on trouve des enfants avec une sortehie symbolique, comme dans lautisme, qui nont pasfiction et ne semblent pas capables de produire dephores. lautre extrme, on trouve, au contraire,, tel Paolo, avec des capacits hypersymboliques et,mps, hyperconcrtes : ils sont, en effet, capables dees expressions non littrales, quils utilisent, toute-anire atypique dans la communication, ce qui enment la comprhensibilit. Ces enfants confondentcuteur et risquent de se confondre eux-mmes dansication avec autrui.ns, les formes idiosyncrasiques sont encore prsenteset sinsrent galement lintrieur des changes,nt semblerait avoir une certaine conscience sur le planunicatif. cet ge-l, cest le versant de la compr-la mtaphore qui fait problme, du moins lorsque lenitif est dans la norme. Il y a une diffrence entre lesD-NS, tel Paolo, et les enfants autistes. Chez ces der-ction la plus frquente consiste en un refus total de lapar des explications du type : ce nest pas vrai , cas , cest faux , ce qui montre lincapacit dallersens littral. Par exemple : Ce nest pas vrai que lat un papillon , ou bien, le gardien de la prison nester, cest faux, ca nexiste pas un gardien en rocher ., cela ne sobserve pas, alors que lon constate des tentatives de rpondre et justifier les rapproche-phoriques, tentatives qui, cependant, dbouchent surtions confuses et troublantes, que nous avons dfiniestalinguistiques .e Paolo est emblmatique de ce que nous sommes enver sur un chantillon plus large : nous distingueronsdiffrents types de drive .premier type, lenfant dveloppe son explication ermes de la mtaphore par des associations de typeique, bases sur le signifi (exemple, pour litemest une ampoule : La lune est dans le ciel et ilantes. . . Saturne est gazeux . . . des cercles . . . ethapeau de Saturne ). Dans le second type, partirermes de la mtaphore, lexplication se dveloppedassociations de type paradigmatique bases sur le. Exemple : face la mtaphore Cet enfant estort , un enfant dit : Mais ca na rien voir avecranc et fort, un franc fort dans le coffre. . . .de drive mne manifestement une perte de contrlerhension la fois chez lenfant et chez son interlo-sque ces drives apparaissent chez Paolo aux ges de11 mois et de neuf ans, elles posent de srieuses ques-parcours volutif de lenfant. Quelle tait lvolutionuvait prvoir lorsquil avait trois ans ? Quels facteursu son volution ? Quels autres facteurs auraientr avec le dynamisme naturel de cette pathologie etDanrenceque cesuscepcontroqui ontypolodun cplex deSanquil econsisment pcliniquextrmautisteles TE la fantage aconfusCefondismtapraient fdiffreles par6. CoLeschez lela rechprincipde laupour duneLde vuerisquerenceshypo-Noscompque la sympment,autistecomplainsi qment dFactaneterrainsi ce met/ou mntroduction au prsent travail, nous avons fait rf-catgorie diagnostique des TED-NS, en soulignanti regroupe des enfants avec des troubles instables,s davoir diffrents types dvolution. Une questione est de savoir si au moins une partie de ces enfants, t ce diagnostic, correspond ventuellement dautresCelles-ci ont t tiquetes, suivant les positions,de dysharmonie volutive et, de lautre, de multi-pmental disorder [29,30].trer dans ce dbat, nous nous limiterons signaler, chez tous ces enfants, un lment commun, quiune utilisation des processus imaginatifs manifeste-riche que chez les autistes. Dans notre classificationnous semble possible didentifier les enfants aux deuxdun mme continuum : un extrme, les enfantsec un dficit des capacits imaginatives ; lautre,S, chez qui on observe une difficult passer du rele et rciproquement, de manire intentionnelle et par-autrui, difficult qui aboutit sur une communicationar rapport ce continuum que des appro-nts thoriques et cliniques sur les comptencesues, en production comme en comprhension, pour-ir des lments supplmentaires en vue dclaircir lesentre ces deux groupes denfants et den comprendres volutifs.sioncults linguistiques et communicatives rencontresD font lobjet dapprofondissements continus danse exprimentale actuelle, et ce, pour deux raisons. Dun ct, parce que ces difficults sont au cure, et, de lautre, parce quelles sont fondamentalescir certaines diffrences que lon observe lintrieurlation clinique aussi htrogne.tte langage idiosyncratique , bien quutile du pointiagnostic ADI-R et ADOS, titre de premier triage,re trop gnrale, en tant quelle masque des diff-peuvent tre marquantes lintrieur du continuumpersymbolique que nous avons voqu.nnaissances sur le dveloppement typique deses mtaphoriques ont redimensionn limportancecherche avait initialement accord au statut dee de certains usages non conventionnels, notam-usages mtaphoriques (ou prsums tels), chez lesreste cependant encore comprendre de facon pluss aspects de retard et/ou datypie des ces productions,rle que ces productions jouent dans le dveloppe-nfants.hyperverbalisme des ces sujets, la tendance spon-adulte est de ramener ce type de langage sur unignifications qui lui soit comprhensible. Peut-tre,adulte tait sensibilis aux procds mtaphoriquesnymiques que lenfant met en jeu dans son langageS. Melogno et al. / Neuropsychiatrie de lenfance et de ladolescence 59 (2011) 4147 47idiosyncratique, pourrait-il le suivre dans le cheminement de sapense.La comprhension de la mtaphore mriterait galement unapprofondissement dans lvaluation des TED. Le rapport queces enfants ont la mtaphore reprsente, notre avis, une voiedaccs privilgie aux dficits communicatifs spcifiques desTED de haut niveau cognitif. Pour ne mentionner quun aspect,dans les limites du prsent article, si lon demandait un enfantTED de nous dire dans quel sens il peut entendre telle ou tellemtaphore, nous aurions, l aussi, une voie daccs privilgieaux spcificits de son parcours mental et linguistique.En rsumant, le rapport que les enfants TED ont lamtaphore, dans son entiret, en production comme en compr-hension, nous mne au cur de leurs dficits communicatifs.Conit dintrtLes auteurs nont aucun conflit dintrt.Rfrences[1] Kanner LAm J Ps[2] Lakoff GChicago[3] Marshardevelopm[4] Vosniado[5] Winner E[6] Happ Fof releva[7] Happ Fof figur1995;10:[8] Tager-Flin autismUnderstaneurosci[9] Rapin I.In: Rivadevelopm[10] Levi G, Dp. 3577[11] Towbin KE. Pervasive developmental disorders not otherwise specified. In:Volkmar FR, Klin A, Cohen D, editors. Handbook of autism and pervasivedevelopmental disorders. (III ed.), Wiley New Jersey; 2005.[12] Winner E, Rosentiel AK, Gardner H. The development of metaphoricunderstanding. 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