Infarctus cérébraux et thromboses carotidiennes après une infection à Mycoplasma pneumoniae

  • Published on
    27-Jan-2017

  • View
    218

  • Download
    0

Transcript

S36 PostersDans le mme temps, la dcouverte en biologie molculairedune mutation V617F du JAK2, ltat htrozygote, confirmaitla suspicion de syndrome myloprolifratif latent.Ce cas clinique illustre lintrt de la mutation V617F du JAK2, la recherche dun syndrome myloprolifratif dans les bilanstiologiques des thromboses veineuses profondes idiopathiques ,y compris en labsence des autres critres diagnostiques, et cedautant quil sagit de thromboses des vaisseaux digestifs.P12Y a-t-il une place pour les analogues de la prostacycline(iloprost) et les antagonistes des rcepteurs de lendothline(bosentan) dans la prise en charge des ncroses tissulairesdu purpura fulminans chez ladulte ?S. Dupasa, J. Mardylaa, M. Bidauda, C. Galyb, J.-D. Allartc,M.-A. Sevestreaa Service de chirurgie vasculaire et thoracique, CHU de Amiens,Amiens, Franceb Service de ranimation polyvalente, CHU de Amiens, Amiens,Francec Service de radiologie, CHU de Amiens, Amiens, FranceMots cls. Purpura fulminansLe purpura fulminans est une complication rare dune infectionaigu cause par des bactries productrices dendotoxines. Lesanomalies de lhmostase et la vascularite systmique, observesdans cette pathologie, conduisent souvent une ncrose tissulairerapidement extensive des extrmits. Aprs la mise en route sansdlai dune antibiothrapie adapte, la prise en charge initiale estavant tout mdicale, associant remplissage agressif, traitementinotrope, et assistance ventilatoire. En dpit des progrs raliss,la morbi-mortalit associe au purpura fulminans reste leve.Chez les patients survivants, une anticoagulation adapte, unesupplmentation en protine C, le caisson hyperbare, peuventtre utiles la prise en charge ultrieure.Le traitement des ncroses tissulaires a lieu quand le patientest stabilis et les lsions cutanes constitues. Le recours lamputation est frquent.De faon limiter le niveau damputation, les fasciotomies pr-coces ont montr leur efficacit. Nous rapportons le cas dunpatient g de 41 ans admis dans notre CHU pour la prise en chargedune altration de ltat gnral dans un contexte dinfectionORL, rapidement volutive vers un tableau de sepsis svre, pourlequel le patient a t immdiatement transfr en service de ra-nimation.Lvolution a t marque par lapparition de lsions purpuri-ques et ncrotiques des quatre extrmits, extensives jusquauxgenoux aux membres infrieurs.Le bilan infectieux mettait en vidence un streptocoque hmolytique du groupe A multi-sensible, sur les prlvements bac-triologiques du sinus maxillaire droit, des scrtions bronchiqueset sur les hmocultures.La prise en charge mdicale, en accord avec les recommanda-tions de bonnes pratiques cliniques, a permis la survie du patient.LIlomdine en cure continue de cinq jours la seringue auto-matique, et le Bosentan en relais per os, ont t utiliss pour leuraction vasodilatatrice majeure afin de restaurer la microperfusioncapillaire et de limiter le volume des tissus non viables devantfaire lobjet dun geste chirurgical radical.Ces traitements ont t bien tolrs et ont atteint ces objec-tifs.Aprs stabilisation de ltat hmodynamique du patient, lerecours prcoce aux analogues de la prostacycline et/ou aux anta-gonistes des rcepteurs de lendothline, pourraient optimiser laprise en charge des lsions tissulaires ncrotiques.Des tudes cliniques complmentaires sont ncessaires pourvalider cette hypothse.P13Diagnostic dun cas de pseudoxanthome lastiqueM. Valla, L. Saadi, A. Desvignes, S. Zuily, A.-S. Lebre,X. Jeunematre, L. Stalnikiewicz, K. Angioi, D. WahlService de mdecine vasculaire CHRU de Nancy, FranceMots cls. Pseudoxanthome lastique ; Artriopathie dusujet jeuneIntroduction. Le pseudoxanthome lastique est une maladiehrditaire rare de pathognie inconnue lie des mutations dugne ABCC6. Latteinte est systmique, caractrise par la calcifi-cation des fibres lastiques. Ses manifestations cliniques sontessentiellement dermatologiques, ophtalmologiques et cardiovas-culaires.Cas clinique. Femme ne le 28/06/1971, prsentant uneclaudication des membres infrieurs daggravation progressive. Enjuillet 2003, lexamen clinique montre labolition des pouls pri-phriques et le bilan biologique met en vidence un syndromeinflammatoire biologique. Antcdent familial de cardiopathieischmique chez une sur. Une angio IRM est ralise et met envidence des thromboses des artres iliaques externes droite etgauche, fmorales superficielles droite et gauche et tibiale post-rieure droite. Initiation dun traitement par aspirine la posologiede 160 mg par 24 heures.En juillet 2004, symptomatologie ischmique aux membressuprieurs avec apparition dune claudication leffort, un angioTDM trouve une stnose des deux artres humrales. Lchographiecardiaque est alors sans particularit. En septembre 2004, uneangio TDM met en vidence une stnose carotidienne gauche, ver-tbrale gauche, une stnose de lostium du tronc cliaque, delmergence de la msentrique infrieure.En janvier 2006, un morpho-TEP est ralis et ne trouve aucunargument pour une vascularite active, remettant ainsi en cause lediagnostic de maladie de Takayasu initialement voqu. La ralisa-tion dun fond dil trouve la prsence de stries angiodes. Lediagnostic de pseudoxanthome lastique est voqu.Lanalyse gntique confirme le diagnostic par la mise en vi-dence de la mutation causale dans lexon 24 (causalit publiepar Ringpfeil et al. Proc Natl Acad Sci USA 2000; 97: 6001-6). Uneenqute familiale ophtalmologique et gntique est ralise afindorganiser la prise en charge des apparents et confirme le diag-nostic.Conclusion. Une claudication des quatre membres chez unsujet jeune doit donc faire voquer le diagnostic de pseudoxan-thome lastique, le fond dil pouvant apporter des argumentssupplmentaires, le diagnostic de certitude tant obtenu parlanalyse gntique.P14Infarctus crbraux et thromboses carotidiennes aprsune infection Mycoplasma pneumoniaeS. Bonhommea, P. Lavallb, C. Guidouxb, B. Marroc, I. Kleind,P. Amarencob, S. AlamowitchaaUnit de neurologie vasculaire, hpital Tenon, 75020 Paris,FrancebUnit de neurologie vasculaire, hpital Bichat, 75018 Paris,Francec Service de radiologie, hpital Tenon, 75020 Paris, Franced Service de radiologie, hpital Bichat, 75018 Paris, FranceS37PostersMots cls. Infarctus crbral ; Mycoplasma pneumoniaeIntroduction. Les complications neurologiques secondaires une infection respiratoire Mycoplasma pneumoniae sont rares(0,1 p.100) et les observations dinfarctus crbraux exceptionnel-les.Observation 1. Un patient de 36 ans, sans antcdent, pr-senta une aphasie et une hmiplgie droite brutale au dcoursdune infection pulmonaire. LIRM crbrale montrait un infarctussylvien gauche avec occlusion de lartre crbrale moyenne.Langio-scanner des carotides rvla un thrombus de la bifurcationcarotidienne gauche. Langio-scanner pulmonaire montrait uneembolie pulmonaire et lcho-doppler veineux des membres inf-rieurs un thrombus stendant du tronc tibio-pronier la veinepoplite droite. Lchographie cardiaque transsophagienne taitnormale. La seule anomalie dans le bilan tiologique fut une sro-logie M. pneumoniae fortement positive tmoignant dune infec-tion rcente (Anticorps de type IgG et IgM positifs). La ponctionlombaire tait normale. Lvolution sous antibiothrapie et anti-coagulant fut favorable (disparition des thrombii artriels et vei-neux) et la rcupration neurologique quasi-complte.Obervation 2. Une patiente de 26 ans, avec antcdent demaladie de Crohn traite au long cours par corticothrapie, pr-senta brutalement 2 pisodes transitoires dhmiparsie gaucheau cours dune infection respiratoire. LIRM crbrale montrait uninfarctus sylvien droit avec, sur langio-IRM, un thrombus dans lacarotide interne sans lsion paritale associe. Le scanner pulmo-naire montra un infiltrat de lapex droit. La srologieM. pneumoniae tait positive. Lvolution clinique et radiologiquesous antibiothrapie et anticoagulant fut galement favorable.Discussion. Pour ces 2 observations, nous avons retenu lediagnostic dinfarctus crbral compliquant une infection aigu M. pneumoniae responsable de thromboses artrielles et veineu-ses. Les infarctus crbraux aprs infection M. pneumoniae sontexceptionnels, 14 cas ont t rapports (7 enfants et 7 adultes) ;dans six cas, il existait une occlusion de lartre sylvienne. La sro-logie M. pneumoniae tait toujours positive, avec dans un cas unedtection de M. pneumoniae par PCR dans le LCR. Diffrents mca-nismes physiopathologiques peuvent tre voqus : tat procoagu-lant, angite infectieuse.Conclusion. Une infection respiratoire M. pneumoniae peuttre responsable dinfarctus crbral par thromboses des artrescervicales ou encphaliques.P15Thromboses artrielles de pontages et cancer : proposde trois casE. Payrauda, B. Villemura, P. Escobara, J.L. Magneb, M.P. de Angelisaa Service de rducation vasculaire, CMC les petites roches, 38330Saint-Hilaire du Touvet et CHU de Grenoble, Franceb Service de chirurgie vasculaire, CHU de Grenoble, FranceMots cls. Thrombose artrielle ; CancerLa recherche dun cancer est classiquement admise en cas dethrombose veineuse profonde inexplique. Une thrombose art-rielle associe une noplasie est rarement dcrite.Nous rapportons trois cas de patients hommes qui ont prsentune thrombose artrielle de pontage et pour qui un cancer a t,soit dcouvert, soit en cours de traitement.La moyenne dge est de 67 ans. Les trois avaient comme fac-teurs de risques vasculaires un tabagisme, sevr pour deux, uneHTA.Le premier patient est g de 69 ans et a bnfici dun pon-tage sus-pubien et fmoro-poplit gauche en 2000. Il a thrombosses 2 pontages en 2004 lors dun arrt des antivitamines K. Unethrombectomie a t ralise, mais il a rethrombos son pontagefmoro-poplit ; le patient a d tre amput en jambe en novem-bre 2004. Aprs bilan, nous avons mis en vidence un carcinomemalpighien pulmonaire avec atteinte mdiastinale.Le second patient a 76 ans et a bnfici dun pontage aorto-bifmoral en 1991. Il nous a t adress en 2006 dans les suitesdune thrombectomie. Un scanner abdominal a mis en videncedes mtastases hpatiques qui se sont rvl tre des lsionssecondaires dun cancer primitif pulmonaire.Le troisime patient est g de 57 ans et a bnfici dun pon-tage fmoro-tibial antrieur en 2004. Il a t trait par cystecto-mie, il y a un an pour un cancer de vessie et un bilan dextensionest en cours. Il a thrombos son pontage en juin 2006 ; la throm-bectomie a t un chec et une amputation a t ncessaire.Quand un tat dhypercoagulabilit est suspect comme unedes causes de thrombose artrielle, le dpistage dun cancer occulte parat ncessaire. La morbimortalit et la prise encharge du patient sont modifies. Une revue de la littrature per-mettra de discuter le lien de causalit entre thrombose artrielleet cancer.P16Intrt de la pressothrapie pour la rducation artrielle :tude pilote chez vingt sujetsB. Villemura,b, P. Escobara, B. Buccia, V. Rabauta, M.P. De Angelisa,P. Carpentierb, J.L. Magneca Service de rducation vasculaire CHU de Grenoble, CMC 38330saint Hilaire, Franceb service de mdecine vasculaire CHU de Grenoble, Francec service de chirurgie vasculaire CHU de Grenoble, FranceMots cls. Pressothrapie ; Rducation artrielleLartriopathie des membres infrieurs est une maladie chro-nique qui ncessite une prise en charge multidisciplinaire. Lappro-che mdicale globale concerne le dpistage et la prise en comptedes facteurs de risque cardiovasculaires. Pour le patient, lobjectifest aussi fonctionnel. Cest dans ce cadre que la rducation vas-culaire prend toute sa valeur.La rducation repose sur diffrents moyens comme le ren-tranement global, la kinsithrapie analytique. La pressothrapie,qui constitue une approche passive, pourrait avoir un intrt dansle traitement de lartriopathie en complment des autres techni-ques de rducation.Objectif. Le but de cette tude prospective a t de tester,de manire objective court terme, les effets dun appareil depressothrapie intermittente, cardiosynchronis, rgul par laphotoplthysmographie (vascupump).Mthode. Notre tude a concern des patients artriopathesaux stades II, III, IV traits en cross over sur quinze jours par vas-cupump et rducation artrielle (une semaine) contre un groupede patients traits par rducation artrielle seule (une semaine).Les donnes recueillies ont t les signes cliniques, en particulierle primtre de marche, lchelle visuelle analogique de la dou-leur, les mesures de pression partielle en oxygne par voie transcu-tane (TCPO2) et celles de la photoplthysmographie.Rsultats. Ils montrent une relative satisfaction des patientset une bonne tolrance. Pour les paramtres cliniques, nous avonsconstat une diminution des douleurs sur lchelle visuelle analo-gique presque statistiquement significative pendant la semaine devascupump chez les stades IV (p= 0,055), mais non significativechez les stades II et III. Le primtre de marche samliore signifi-cativement pendant la semaine de vascupump (p= 0,007). Nousremarquons que les valeurs de TCPO2 varient peu entre le premieret le dernier jour. Lamplitude de la courbe de photoplthysmogra-phie augmente puis revient son niveau basal larrt duvascupump.P12P13P14P15P16

Recommended

View more >