CA45 - Étude prospective des précurseurs sanguins des cellules dendritiques chez des malades infectés par le virus de l’hépatite c et traités par IFN pégylé et ribavirine

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    17-Sep-2016

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    Masson, Paris, 2005. Gastroenterol Clin Biol, 2005, 29

    CA45TUDE PROSPECTIVE DES PRCURSEURS SANGUINSDES CELLULES DENDRITIQUES CHEZ DES MALADESINFECTS PAR LE VIRUS DE LHPATITE C ET TRAITSPAR IFN PGYL ET RIBAVIRINE

    M Neau-Cransac (1), J Foucher (2), PH Bernard (2),D Neau (3), P Blanco (1)(1) Laboratoire dImmunologie, Hpital Pellegrin,Bordeaux, (2) Service dHpato-Gastroentrologie,Hpital Saint-Andr, Bordeaux, (3) Fdration desMaladies Infectieuses, Hpital Pellegrin, Bordeaux.

    La rponse immunologique cellulaire est primordiale danslvolution de linfection par le virus de lhpatite C (VHC).Lorsque la rponse lymphocytaire T CD4+ est forte et asso-cie une rponse T CD8+, lvolution est favorable avecclairance du VHC. linverse, linfection chronique estcaractrise par une rponse T CD4+ faible. Les cellulesdendritiques (CD) sont impliques dans la persistance de larplication du VHC. Les prcurseurs circulants des CD(pDC) reprsentent 0,1 % des cellules sanguines circulantesmononucles. Deux types sont dcrits : les pDC myloides(pDC1) expriment le CD11 et le CD33, scrtent de lIL12 etorientent vers une rponse de type TH1 ; les pDC plasmocy-todes (pDC2) expriment le CD123, scrtent de grandequantit de type I interfron et jouent un rle majeur dans ladfense anti-virale. Une diminution de la frquence et desanomalies fonctionnelles des pDC ont t dcrites au coursde linfection par le VHC.But : Etudier prospectivement les pDC chez des maladesinfects par le VHC au cours du traitement par IFN pgyl etribavirine.Mthodes : Avant traitement, les rsultats ont t compars ceux de 10 malades VHC-, apparis pour lge et le sexe. Lesang est prlev sur tube EDTA avant puis 1, 3 et 6 moisaprs le dbut du traitement antiviral puis 6 mois aprs la findu traitement. Les pDC1 sont identifies par un double mar-quage ILT3+/CD33+, les pDC2 par un double marquageILT3+/CD123+ (Immunotech, Marseille, France). Lanalyseest ralise en cytomtrie de flux (cytomtre FACSCalibur,Becton Dickinson).Rsultats : Onze malades (ge moyen : 47 ans, 23-69) ont ttudis. Mdiane de suivi : 6 r 2 mois. Six mois aprs ledbut du traitement, 8 ont ngativ leur ARN VHC. Avanttraitement, il nexiste pas de diffrence significative dans lepourcentage des pDC2 et des pDC1 entre les malades VHC+et les tmoins. Pendant le traitement, le nombre de pDC2nest pas significativement modifi. Par contre, il existe unediminution transitoire mais significative (P = 0,03) des pDC1au 3e mois. notre connaissance, il sagit de la 1re tude lon-gitudinale des pDC au cours dun traitement par IFN pegyl-ribavirine chez des malades VHC+. Le petit nombre de mala-des peut expliquer labsence de modification importante de lafrquence des pDC observe. Par ailleurs, le sang priphri-que est un mauvais reflet des modifications cellulaires intra-hpatiques survenant au cours des infections par le VHC.Cette tude doit tre poursuivie chez un plus grand nombrede malades. Nanmoins, la baisse des pDC1 pourrait rendrecompte de leur activation et de leur migration au niveau desorganes lymphodes secondaires, lieu dinduction des rpon-ses immunes. En outre, il serait intressant de corrler cetteobservation lapparition de manifestations auto-immunes.

    CA46MISE AU POINT DUNE TECHNIQUE PERMETTANTDOPTIMISER LA DTECTION DE LA RPLICATION DUVIRUS DE LHPATITE C

    M Carrire (1), A Breiman (2), V Pne (3), F Conti (1, 4),S Chouzenoux (1), M Andrieu (5), P Jaffray (6), L Grira(6), O Soubrane (1, 4), P Sogni (1, 7), Y Calmus (1, 4),S Chaussade (1, 7), AR Rosenberg (3, 8), P Podevin (1, 7)(1) Upress 1833, Facult de Mdecine Paris 5,(2) Groupe Hpacivirus, Institut Pasteur Paris, (3) INSERM,Equipe Avenir, Institut Cochin, Paris, (4) Services deChirurgie, Hpital Cochin, Paris 5, (5) INSERM U567, CNRSUMR 8104, Paris 5, (6) Biochimie, Hpital Cochin, Paris 5,(7) Hpatogastroentrologie, Hpital Cochin, Paris 5,(8) Virologie, Hpital St-Vincent de Paul, Paris 5.

    Introduction : La dtection du brin anti-sens de lARN duvirus de lhpatite C (VHC) est habituellement reconnuecomme une preuve de rplication du gnome viral. Cepen-dant, cette dtection se heurte diffrents problmes prati-ques. Dune part, la spcificit de lamplification peut treprise en dfaut par msappariement des amorces. Dautrepart, la sensibilit de la quantification peut tre prise endfaut par la trs faible rplication du VHC in vitro.But de ltude : Nous dcrivons une nouvelle technique deRT PCR permettant de concilier ces deux impratifs, et enprsentons des applications in vivo et in vitro.Matriels et mthodes : Des ARN sens et anti-sens du VHCont t synthtiss par transcription in vitro partir dunplasmide portant lADNc de la rgion 5 non codante dunisolat de gnotype 1b. La transcription inverse a t faite 60qC laide de thermoscriptTM (Life technologies) etdune amorce comportant une squence dhybridation spci-fique la rgion 5 non codante du gnome viral ainsi quunetiquette. Une premire PCR a t ralise avec un coupledamorces dont lune tait complmentaire de la squenceservant dtiquette. La quantification faisait appel uneseconde PCR en temps rel (DNA FastStart SYBR GreenKit, Roche) laide damorces niches. La technique a tvalide in vivo partir dARN extraits de biopsies hpatiquesde malades ayant une hpatite chronique C. Pour la valida-tion in vitro, des hpatocytes humains isols par dissociationenzymatique (collagnase) et cultivs sur support collagneont t mis en prsence du srum dun malade ayant unehpatite chronique C pendant 12h 37qC.Rsultats : La sensibilit de lamplification du brin anti sens,value par dilutions croissantes de lARN synthtique, taitde 25 copies. En prsence de quantits croissantes dARNsynthtique sens, le signal de dtection du brin anti sens con-servait sa spcificit jusqu 105 copies dARN sens ajoutespar raction. Applique deux biopsies hpatiques, notretechnique a permis de quantifier respectivement 3 210 et2 592 copies/Pg dARN de brin anti-sens, pour 105 900 et2 180 000 copies/Pg dARN de brin sens, soit un ratio brinsens/anti-sens de 32 et 841 respectivement. Trois jours aprslinfection dhpatocytes en culture primaire, notre techniquea permis de quantifier 300 copies/Pg dARN de brin anti-sens, pour 1700 copies/Pg dARN de brin sens, soit un ratiobrin sens/anti-sens de 6.Conclusion : Trs sensible, la prsente technique permet avecune bonne spcificit de quantifier in vivo et in vitro la rpli-cation du VHC.

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